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L’imam Yashar Ali interné dans un hôtel de Rostrenen aux frais du contribuable pour 18 000 euros par an.

L’imam Yashar Ali interné dans un hôtel de Rostrenen aux frais du contribuable pour 18 000 euros par an.

08/10/2013 – 13H30 Rostrenen (Breizh-info.com) – Arrivé en France en 1983 afin de fuir l’Irak alors dirigé par Saddam Hussein, Yashar Ali, un prédicateur salafiste, a obtenu le statut de réfugié politique et le droit de résider sur le territoire français.
Devenu imam de la mosquée d’Argenteuil en 2001, il y prêchera jusqu’en 2004, date à laquelle il reçoit un arrêté d’expulsion. Yashar Ali est en effet soupçonné d’entretenir des liens avec « la mouvance islamiste radicale » et de propager « une idéologie appelant à la haine contre le monde occidental et les juifs », accusations qu’il a toujours contestées.
Son statut de réfugié politique empêchait les autorités françaises de l’expulser vers son pays d’origine, l’Irak, jusqu’à ce que l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) considère, en 2006, que l’UPK (parti auquel appartenait l’imam) n’était plus interdit en Irak et que par conséquent son statut de réfugié politique ne se justifiait plus.
Assigné à résidence comme plusieurs autres islamistes en attente d’expulsion, Yashar Ali a séjourné depuis à Mende avant qu’on « l’installe » en Bretagne, d’abord dans un hôtel de Pontivy puis à Rostrenen à partir de 2007.
Depuis 6 ans l’ancien imam d’Argenteuil est donc contraint, quotidiennement, de pointer au commissariat de Rostrenen, et de loger à l’hôtel « Henri IV Médicis » de Rostrenen. Coût d’une soirée étape (nuit + petit déjeuner + dîner) classique : 50 € la nuit. Soit 18 000 € par an, chiffre auquel il convient cependant de déduire une probable remise pour une résidence à l’année.
Cette situation, coûteuse pour le contribuable – c’est en effet l’État qui indemnise l’établissement hôtelier – apparait difficilement compréhensible, les conditions justifiant son statut de réfugié politique étant obsolètes depuis plusieurs années.

Rappelant, en mai dernier, que « depuis 2007, les demandes d’asile ont augmenté de 70 % » et que « avec 61 000 demandes en 2012, la France est le deuxième pays européen le plus sollicité », Manuel Valls constatait que « notre système d’asile est à bout de souffle ». Il affirmait, très péremptoire : «  je ne l’accepte pas. Il faut le réformer. » Il serait temps, en effet.

 Crédit photo : Magharebia (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2013, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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