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Un collectif de quatre familles dénonce des maltraitances au sein de l’EHPAD Le Missilien, situé dans le quartier de Kerfeunteun à Quimper. Ces proches de résidents ou d’anciens résidents pointent plus particulièrement l’unité « Cantou », réservée aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles neurodégénératifs apparentés. La Fondation Massé-Trévidy, qui gère l’établissement, conteste fermement le terme tout en reconnaissant certaines difficultés.
Réunies autour d’un dossier d’une vingtaine de pages, les familles décrivent ce qu’elles présentent non comme des incidents isolés, mais comme un ensemble de négligences devenues quotidiennes. Souhaitant rester anonymes, elles évoquent des résidents laissés souillés durant des heures, des régimes alimentaires non respectés, des douleurs minimisées ou encore une hygiène défaillante. Le coût mensuel facturé aux familles se situe pourtant entre 2 200 et 2 600 euros.
Des témoignages accablants
Plusieurs récits illustrent cette détresse. Une femme raconte avoir fini par retirer son proche de l’établissement après l’avoir retrouvé seul sur une chaise, blessé après une chute survenue plusieurs heures auparavant et restée, selon elle, sans véritable prise en charge. Conduit aux urgences, il y est diagnostiqué d’une fracture du col du fémur. La direction assure de son côté que ce résident avait été pris en charge normalement.
Une autre famille évoque le cas d’une mère, depuis décédée, qui aurait enchaîné les infections urinaires jusqu’à développer une résistance aux antibiotiques, et dont une occlusion intestinale n’aurait pas été prise au sérieux à temps. D’autres aidants décrivent des résidents déambulant pieds nus dans des locaux mal entretenus, des situations à risque gérées seuls faute de personnel présent dans les couloirs.
Le manque de personnel au cœur du dossier
Les familles pointent un effectif structurellement insuffisant : deux, parfois trois soignants seulement pour trente résidents. Elles dénoncent également un turn-over permanent, avec un recours fréquent aux intérimaires qui rend impossible tout suivi cohérent, d’autant que les résidents concernés ne peuvent plus s’exprimer eux-mêmes en raison de leurs troubles cognitifs. À ces griefs s’ajoute une climatisation hors service depuis l’été dernier à l’étage de l’unité.
La direction conteste le terme de « maltraitance »
Contacté, le directeur général de la Fondation Massé-Trévidy rejette catégoriquement le mot, qu’il juge éloigné de la réalité et injuste envers l’engagement de ses équipes. Il admet toutefois des difficultés ponctuelles, reconnaissant que des résidents atteints de troubles cognitifs puissent se retrouver souillés ou qu’un délai d’intervention puisse survenir.
La direction met en avant des difficultés de recrutement de personnel diplômé, qu’elle présente comme une réalité du secteur expliquant le sous-effectif et le turn-over. Des climatiseurs portatifs auraient été déployés en attendant la réparation du système, et l’arrivée d’un à deux équivalents temps plein supplémentaires est annoncée d’ici la fin 2026, sans garantie qu’ils soient affectés à l’unité Alzheimer. L’établissement affirme par ailleurs avoir reçu individuellement une vingtaine de familles depuis fin mai et fixé un conseil de vie sociale pour le 30 juin, soulignant que ce collectif ne représenterait qu’une minorité de proches.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Quimper : des familles dénoncent des maltraitances dans un EHPAD – la direction conteste”
Bonjour,
Circulez, il y a rien à voir, on fait bien notre travail, même s’il y a du turn over (caractéristique des endroits mal gérés)
Cdt.
M.D
Tiens une Fondation pourquoi pas une « Foundation » du genre que dont ceux qui aiment « deals and moneys », promettre une aide qui arrivait à un peuple qui se fait massacrer quelle honte! Une saine reprise en main s’impose! Plus de Tromp-erie en France.