Ivry-sur-Seine : le maire communiste, ou la laïcité à sens unique

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La scène, devenue virale, mérite qu’on s’y arrête. Jeudi 11 juin, le conseil municipal d’Ivry-sur-Seine, fief communiste du Val-de-Marne reconduit en mars dernier, a viré au pugilat politique. Au centre du tumulte : un voile islamique, une croix de bois, une prière mariale, et la colère noire d’un maire qui a, ce soir-là, montré son véritable visage.

Tout part d’un amendement. Kevin Nader, jeune élu d’opposition fraîchement entré au conseil, propose de modifier le règlement intérieur pour interdire le port de signes religieux ostensibles en séance. Deux élues de la majorité d’extrême gauche siègent en effet voilées. La proposition n’a rien d’extravagant : elle reprend les termes d’un dispositif juridiquement balisé, depuis qu’en mars dernier le tribunal administratif de Dijon a validé l’interdiction des signes religieux décidée par la ville de Chalon-sur-Saône. La possibilité est désormais ouverte aux communes qui le souhaitent.

Deux poids, deux mesures

C’est la réaction du maire qui en dit long. Philippe Bouyssou (PCF) refuse purement et simplement de mettre l’amendement aux voix, au motif qu’il serait « moralement rejeté » par l’assemblée. Curieuse conception de la démocratie locale, où un texte n’est même plus soumis au vote dès lors qu’il déplaît à l’édile. Une adjointe voilée revendique fièrement sa présence en séance, et la majorité applaudit.

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Face à ce mur, l’élu d’opposition choisit le symbole : il brandit une petite croix et récite un « Je vous salue Marie ». La réaction est immédiate et spectaculaire. L’édile, d’abord calme, entre dans une fureur incontrôlée, l’index tremblant pointé vers son contradicteur, dénonçant un « crime politique », une « honte », sommant l’élu de quitter l’assemblée avant de suspendre la séance et de promettre la saisine du préfet.


Arrêtons-nous un instant sur la disproportion. Un voile islamique en plein conseil municipal : tolérable, défendable, applaudissable. Une prière chrétienne récitée par un élu : un « crime politique » qui mérite la saisine du préfet. Voilà résumée, en une soirée, toute la laïcité à géométrie variable d’une certaine gauche.

Le vrai visage de l’édile

Le personnage gagne d’ailleurs à être connu. Sur les réseaux sociaux, le même Philippe Bouyssou ne se privait pas de railler grassement les catholiques, tournant en dérision des évêques avec des plaisanteries de corps de garde sur les préservatifs, ou relayant des montages moqueurs visant les fidèles. Le second degré anticlérical, manifestement, ne lui pose aucun problème de conscience.

L’islam, en revanche, lui inspire des précautions infiniment plus délicates. On le voit souhaiter un « Ramadan Moubarak » devant le chantier d’un centre culturel musulman, promettre sa présence pour l’Iftar et l’Aïd, espérer « Inch’Allah » signer un permis de construire avant la fin du Ramadan. On le retrouve aux côtés d’un prédicateur se réclamant ouvertement de la mouvance des Frères musulmans. L’entrisme d’une organisation placée dans le viseur des services de renseignement français semble, décidément, l’émouvoir bien moins qu’un « Je vous salue Marie ».

La laïcité, ce mot qui ne veut plus rien dire

Au fond, cette affaire a au moins le mérite de la clarté. Elle révèle ce que la laïcité à la française est devenue : non plus un principe d’équilibre, mais une arme à sens unique, brandie contre les racines chrétiennes du pays et soigneusement rangée dès qu’il s’agit d’une autre religion.

Mais soyons honnêtes jusqu’au bout. Le débat lui-même tient désormais de la fiction. À quoi rime encore une laïcité qui s’épuise en querelles de règlement intérieur, dans un pays qui a laissé entrer, en quelques décennies, des millions de personnes appartenant à une religion visible par essence ? Le voile en conseil municipal n’est que la partie émergée d’une réalité bien plus vaste, que la laïcité, conçue au début du XXe siècle pour discipliner le catholicisme dans une société homogène, est tout bonnement incapable de penser. On agite un principe vieux d’un siècle face à une transformation démographique qui le dépasse de toutes parts.

La vérité, c’est qu’une laïcité qui ferme les yeux sur le réel pour ne s’indigner que d’une prière chrétienne n’est plus un principe républicain. C’est une posture. Et à Ivry-sur-Seine, jeudi soir, cette posture a laissé tomber le masque.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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Une réponse à “Ivry-sur-Seine : le maire communiste, ou la laïcité à sens unique”

  1. vert dit :

    Rajouter qu’il est homosexuel et défend les lgbt et la gay pride .
    Curieux vu son électorat musulman

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