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Il y a des soirées de Coupe du monde où le football décide de réunir tout son beau monde à la même table. Mardi, le Mondial nord-américain a offert ce genre de programme : un dieu argentin qui reprend ses habitudes, un capitaine français qui efface les anciens, un cyborg norvégien qui découvre la fête, et une Autriche qui s’en tire comme elle peut. Récapitulons.
Messi, toujours Messi
Commençons par le patron. À Kansas City, dans un stade transformé en succursale de Buenos Aires, l’Argentine a lancé la défense de son titre avec un succès net face à l’Algérie (3-0). Et au centre de tout, il y avait évidemment Lionel Messi, pour sa 200e sélection.
Le début de match a pourtant eu des allures de piège. Les Fennecs, pressing haut et culot assumé, ont bousculé les champions du monde et croyaient même avoir ouvert le score, avant que le hors-jeu ne vienne refroidir leurs ardeurs à deux reprises. Échaudés par le souvenir du Qatar et de leur entrée ratée face à l’Arabie saoudite, les hommes de Scaloni ont alors fait ce que font les grandes équipes : ils ont haussé le ton sans s’affoler.
Le reste appartient à Messi. Une frappe lointaine effleurée par Luca Zidane, une reprise opportuniste, puis un missile à vingt mètres pour clore le festival. Un triplé qui n’est pas qu’une démonstration de classe : l’octuple Ballon d’Or rejoint désormais Miroslav Klose au sommet des buteurs de l’histoire de la Coupe du monde, avec seize réalisations. À bientôt 39 ans, l’homme marche beaucoup, c’est vrai. Mais quand il accélère, le temps s’arrête encore.
Mbappé efface Fontaine et Giroud
Dans le New Jersey, la France a connu une soirée plus contrastée mais a fini par l’emporter face au Sénégal (3-1). Disons-le franchement : la première période fut un petit chef-d’œuvre de médiocrité partagée, à tel point que les Bleus n’ont tenté qu’un seul tir avant la pause. Mbappé multipliait les contrôles ratés, Dembélé et Olise peinaient, et les Lions de la Teranga, eux, se sont montrés les plus dangereux, sauvés côté français par un poteau et quelques maladresses sénégalaises.
Et puis la seconde période a tout changé. Repositionné, mieux servi, Kylian Mbappé a fini par faire parler ses jambes. Sur deux offrandes de Michael Olise, génial dans les angles impossibles, le capitaine a ouvert le score puis scellé l’affaire d’une frappe somptueuse dans le temps additionnel, avec Barcola qui avait corsé l’addition entre-temps. Au passage, le Madrilène s’offre une place dans les livres : quatorze buts en Coupe du monde, soit un de plus que Just Fontaine, et surtout 58 réalisations en sélection, dépassant Olivier Giroud pour devenir le meilleur buteur de l’histoire des Bleus. Une première période à oublier, une fin de match pour la postérité.
https://www.youtube.com/watch?v=7KZw5ieBHyw
La force tranquille norvégienne
Adversaire programmé des Bleus, la Norvège a fait forte impression pour son grand retour, vingt-huit ans après sa dernière phase finale. Face à une Irak étonnamment accrocheuse, les Scandinaves se sont imposés (4-1) et ont même ravi la tête du groupe à la France.
Au cœur du dispositif, un certain Erling Haaland. Pour sa première en Coupe du monde, l’avant-centre de Manchester City a planté un doublé avec la régularité d’un métronome, profitant aussi d’un cadeau du gardien irakien. Les coéquipiers d’un Ødegaard discret ont déroulé sans forcer, ajoutant un troisième but de la tête avant un quatrième contre son camp. Les Irakiens, disciplinés et vaillants, n’ont pas démérité, mais ils ont surtout confirmé à Deschamps que le danger scandinave porte un nom et mesure 1,95 mètre.
L’Autriche s’en sort à l’arrache
Reste l’Autriche, qui retiendra le résultat plutôt que la manière. Brouillonne, peu inspirée offensivement, elle a longtemps buté sur une Jordanie courageuse, avant de l’emporter (3-1) au prix d’un scénario un brin chanceux. Il a fallu un bijou de Romano Schmid en lucarne, puis un but contre son camp sur corner, pour faire la différence. Marko Arnautović, après s’être vu refuser une réalisation, a fini par sceller le score sur penalty dans un temps additionnel interminable.
La Jordanie, elle, peut nourrir des regrets. Plus dangereuse en première période, elle a inscrit le tout premier but de son histoire dans la compétition, sans parvenir à accrocher le point qui n’aurait pas été immérité.
Place à la suite : l’Argentine défiera l’Autriche le 22 juin, dans un duel où le tenant du titre partira largement favori.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Mondial 2026 : la soirée des légendes, entre triplé de Messi et record de Mbappé”
Sauf que just Fontaine n’ a joué qu’une seule coupe du monde…il faut relativiser un peu quand même. Merci.
Bracquemont a raison en une seule coupe du monde, MBappé n’a pas dépassé Just Fontaine…..comparez ce qui est comparable !