La présence d’offres d’emploi d’imams sur le site de France Travail a déclenché une vive polémique politique et médiatique. Plusieurs annonces, publiées par des associations musulmanes gestionnaires de mosquées, proposent des postes de ministres du culte, en CDD ou en CDI, avec des missions explicitement religieuses : direction de la prière, enseignement du Coran, de l’arabe et de la doctrine islamique, célébration des offices, « lavage et prière mortuaires ».
Selon le JDD, sept offres d’imams figuraient ces derniers jours sur la plateforme publique, parmi les quelque 950 000 annonces disponibles. À Châlons-en-Champagne, une association islamique proposait ainsi un CDD d’un an rémunéré 2 200 euros bruts mensuels pour 35 heures par semaine. À Valence-d’Agen, dans le Tarn-et-Garonne, l’annonce évoquait un imam travaillant en horaires décalés, les week-ends et jours fériés, et « mobilisable en urgence ».
Un service public au cœur de la polémique
La diffusion de ces offres a été dénoncée sur les réseaux sociaux, notamment par Sarah Knafo. L’eurodéputée Reconquête a écrit sur X : « France Travail, financé par vos cotisations, publie des offres pour recruter des imams. Bienvenue dans le service public de l’emploi. » L’avocat Gilbert Collard s’est également interrogé sur les réseaux sociaux : « Est-ce bien là le rôle de France Travail que de trouver des imams ? »
France Travail, financé par vos cotisations, publie des offres pour recruter des imams.
Bienvenue dans le service public de l’emploi. pic.twitter.com/IJMDZlj81t
— Sarah Knafo (@knafo_sarah) May 10, 2026
La question touche un point sensible : celui de la frontière entre neutralité du service public et visibilité du fait religieux dans les outils publics de l’emploi. Juridiquement, toutefois, France Travail ne recrute pas lui-même des imams. L’organisme héberge des offres déposées par des employeurs privés ou associatifs, à condition qu’elles correspondent à un emploi réel et respectent le droit du travail.
La conséquence d’une politique assumée
Ces annonces s’inscrivent aussi dans une évolution engagée par les pouvoirs publics. Depuis l’arrêt progressif des imams détachés, envoyés et financés notamment par la Turquie, l’Algérie ou le Maroc, l’État cherche à favoriser des imams exerçant dans un cadre français. Depuis le 1er janvier 2024, l’arrivée de nouveaux imams détachés a été interdite.
L’ancien ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin résumait cette orientation en février 2024 : « Il faut lutter contre l’idée que l’islam est une religion d’étrangers, pour des étrangers, financée par des étrangers. » Puis il ajoutait : « C’est une religion française comme les autres. » Reste que, pour une partie de l’opinion, voir un service public diffuser des offres d’imams donne à cette stratégie une traduction très concrète, et politiquement explosive.
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3 réponses à “France Travail : des offres d’emploi d’imams relancent le débat sur la laïcité”
Pas clair le Varmatin de son prénom Moussa! Quoi qu’il en soit ce pauvre pays de France est en pleine déshérence. Revenons à ses fondamentaux. Poent cheñch tu penn da benn d’ar vazh !
Ne pas oublier que les imams sont des laïques comme les pasteurs protestants au contraire de nos prêtres ou curés dépendant de l’ordre religieux de l’Eglise de Rome et recrutés selon une procédure religieuse.
Le plus choquant, c’est qu’avec l’argent des contribuables, on favorise une religion et pourquoi celle-ci ? Même si le recruteur des imams est privé, est-il judicieux de favoriser le recrutement des responsables religieux qui prônent l’infériorité de la femme et ses obligations incompatibles avec notre culture égalitaire hommes femmes ?
« religion française comme une autre », il dit, Ali Mohamed Moussa !
il a vu ça où ?
ZAPPé 12 années de cours d’histoire ?