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16/11/2015 – 06H00 Rennes (Breizh-info.com) – Dans les cinq départements de Bretagne historique, des mesures ont d’ores et déjà été prises après que l’état d’urgence ait été décrété pour une durée de 12 jours suite aux attentats de Paris qui ont fait 139 morts et 342 blessés (dont 89 en situation d’urgence absolue) selon un bilan toujours provisoire qui ne cesse de s’alourdir. L’état d’urgence pourrait être prolongé à trois mois après le vote d’une loi. Les mesures mises en place dans l’urgence samedi devraient être complétées en début de semaine prochaine.
A Nantes, les patrouilles de police se sont intensifiées dans le centre-ville, la gare SNCF, l’aéroport – patrouillé aussi par des militaires – les centres commerciaux etc. « On sécurise un maximum », explique un gradé de la police. « C’est à dire qu’il y a une dizaine de policiers avec un armement collectif ou individuel bien visible, c’est plus symbolique qu’autre chose ». Objectifs : les centres commerciaux, mais aussi les grandes manifestations qui ont été maintenues, notamment un match et un concert au Zénith ainsi qu’un spectacle de cirque Cité des Congrès. La mesure étant décidée dans l’urgence, « on a fermé les commissariats, sauf Waldeck [l’hôtel de police] pour mettre plus de monde sur le terrain », poursuit le responsable policier. Au Lieu Unique et au Grand T, les événements prévus ont été en revanche annulés.
En Bretagne administrative, les préfets ont demandé aux centres commerciaux de renforcer leurs équipes de sécurité ; celles-ci peuvent fouiller systématiquement les sacs des clients, comme dans ce centre commercial rennais.
Des patrouilles renforcées et plus de contrôles.
Quatre militaires sont déjà arrivés en renfort à Nantes et d’autres suivront, puisque 5.000 soldats devraient être déployés dans tout le pays d’ici à mardi soir pour renforcer la sécurité des lieux sensibles ; ; 4.000 autres le sont déjà à Paris et 1000 autres les rejoindront. Les contrôles ont été renforcés dans les aéroports de Nantes, Rennes et Brest ainsi quà la gare maritime de Roscoff, les îles de l’archipel britannique étant hors Schengen.
En revanche, la demi-compagnie de CRS de Nantes, à peine revenue de Calais, est repartie à Paris. Pour les quatre départements de la Bretagne administrative, un escadron de CRS et un autre de gendarmes mobiles ont été mis à disposition par le ministère de l’Intérieur. La présence des douaniers sera aussi renforcée.
Ecoles ouvertes, sorties et formations annulées
Les écoles ouvriront bien lundi 16. En revanche, dans toute la France, les sorties et voyages scolaires sont annulés. Les réunions et les formations des personnels de l’Education nationale prévues cette semaine le sont aussi. Une minute de silence sera observée dans les classes lundi midi.
Manifestations maintenues, mais grands rassemblements déconseillés
Dans les cinq départements bretons, les manifestations prévues sont maintenues – sauf avis contraire des organisateurs – même si le dernier mot revient aux préfets concernés ; les préfectures déconseillent toutefois les grands rassemblements. Cependant, les manifestations non déclarées suscitent une certaine inquiétude, « et à Nantes, c’est plutôt une tradition qu’une bonne partie des manifestations ne le soient pas », note une source bien informée.
Côté sportif, la Ligue Football Atlantique et la Ligue de Bretagne maintiennent leurs compétitions ; une minute de silence sera observée sur les terrains. Les fédérations françaises de hockey et de basket-ball ont, elles, suspendu les rencontres prévues ce week-end.
Dans les Côtes-d’Armor cependant toutes les manifestations culturelles et sportives de ce week-end ont été annulées dont le festival du Polar Noir à Lamballe. En revanche la manifestation contre la centrale au gaz de Landivisiau a été maintenue. Elle a rassemblé plus d’un millier de personnes. Le rassemblement du collectif Vent debout pour l’autonomie du Crédit mutuel de Bretagne prévu le 22 novembre est reporté à une date ultérieure. La campagne des régionales a été mise entre parenthèses ce week-end. A Brest, le musée de la Marine a fermé ce week-end et le concert de la musique des Equipages de la Flotte prévu ce dimanche a été annulé.
Photo : DR
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Une réponse à “État d’urgence : les conséquences en Bretagne historique”
Avez-vous été dans un pays en guerre. Les militaires sont derrière des tas de sable dans les carrefours ou dans les batiments derrière des meurtrières. Est-ce que des militaires en France ont déjà tiré sur des terroristes ?