Souffrance animale. Les députés ont voté contre la vidéosurveillance dans les abattoirs

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21/12/2016 – 05H30 Paris (Breizh-info.com) – 6 mois d’auditions et de débats pour rien. Voilà comment résumer la commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattages des animaux de boucherie dans les abattoirs. Alors que les vidéos prises en caméra cachée par l’association de protection animale L214 avaient choqué, les députés se sont réunis de mars à septembre pour élaborer une proposition de loi finalement vidée de sa substance avant d’être votée par la Commission.

La commission d’enquête parlementaire avait vu le jour en mars dernier, présidée par le socialiste Olivier Falorni.  Et cela notamment après les scandales révélés par L214. Mais le sort des animaux n’est décidément pas la préoccupation principale des députés. Le point essentiel contenu dans la proposition de loi prévoyait en effet l’installation de caméras de surveillance sur les postes d’abattage. Cette disposition a fait l’objet de plusieurs amendements.

D’une part, plusieurs députés considéraient que les caméras ne pouvaient en rien règler le problème de la maltraitance puisqu’elles n’auraient finalement constitué qu’une preuve du délit, et qu’il fallait se concentrer sur les mesures à prendre en amont.

Pourtant, les images auraient sans doute un effet dissuasif. A plus fortes raisons si, contrairement à la situation actuelle, les employés pris en faute, s’adonnant à des actes évidents de maltraitance ou de négligence, étaient inquiétés pour ces actes. D’ailleurs, ironie de la situation, les députés se sont accordés pour qualifier de délit les actes de cruauté commis sur les animaux d’abattoirs.

Une disposition dont l’utilité n’aurait existé qu’avec l’installation de ces caméras, car comment les confondre en justice un employé si aucune image ne prouve les faits reprochés, et ce, dans un contexte où règne une loi du silence inviolable? C’était donc justement l’intérêt des caméras de surveillance. Même si elles ne permettaient pas d’éviter la maltraitance, elles permettaient de les condamner et donc, de fait, de prévenir les suivantes.

D’autres députés se sont insurgés sur le caractère liberticide de ces caméras, qui “espionneraient” les employés. Pourtant, ceux-ci auraient connaissance de l’installation.

Les élus ont également craint que les images, à disposition de la direction des abattoirs, permettent surtout de mettre la pression sur les employés dont le rendement ne serait pas suffisant. La CNIL, la Commission Nationale de l’Information et des Libertés, avait d’ailleurs émis un avis plutôt défavorable sur cette proposition, en toute logique. Pourtant la CNIL ne semble pas s’insurger lorsque les employés des fabriques de billets de banque sont filmés en permanence pour s’assurer qu’aucun ne vole de l’argent public ou la monnaie de singe servant à rémunérer les députés pour participer à des commissions infertiles. Cette fois, le jeu en vaut la chandelle ! Les animaux, non.

Le renoncement aux caméras de surveillance est donc bel et bien une décision politique et non éthique. Le rapporteur de la loi, Olivier Falorni, s’est dit déçu de la proposition retenue après la commission d’enquête. Pour lui, la loi a été vidée de sa substance, presque massacrée. Il n’a d’ailleurs pas voté le texte et compte reproposer l’installation des caméras dès janvier.

En effet, la loi devra à nouveau repasser à l’Assemblée nationale à cette période. Affaire à suivre

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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2 réponses à “Souffrance animale. Les députés ont voté contre la vidéosurveillance dans les abattoirs”

  1. micha dit :

    Donc , les parlementaires, se sont déclarés pro -torture des êtres vivants qui ne peuvent se défendre face aux monstres humains .
    La surveillance vidéo liberticide ?!!!!
    Pour ces serial killers adoubés par la loi ?
    Quelle honte cette espèce humaine !
    Des voyous dégénérés !
    Qu’on ne compte pas sur moi pour pleurnicher quand il leur arrive quelque chose .

  2. Anne Hélène Gestin dit :

    Commençons déjà par interdire l’abattage halal dans notre pays!

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