Le SNP remporte les élections locales en Écosse ; brusque remontée des Conservateurs

A LA UNE

07/05/2017 – 07H00 Édimbourg (Breizh-info.com) Les Britanniques éliront un nouveau parlement le 8 juin. Le Scottish National Party (SNP) les abordera en confiance, car il vient de remporter, ce jeudi, les élections locales écossaises. Avec 431 councilors élus, il gagne même six sièges par rapport aux élections de 2012. Il remporte aussi une grande victoire symbolique en délogeant les Travaillistes de la mairie de Glasgow. Ils la détenaient depuis 1980. « Le SNP a remporté cette élection en Écosse et l’a remportée haut et clair », s’est félicitée Nicola Sturgeon, premier ministre nationaliste de l’Écosse.

Ces résultats ne sont pas totalement rassurants, pourtant. Car la stabilité du SNP cache un profond bouleversement de la politique écossaise avec un affaissement massif des Travaillistes et une forte dynamique positive des Conservateurs. Les Travaillistes perdent un tiers de leurs sièges (394 élus en 2012, 262 en 2017). Ils sont désormais devancés par les Conservateurs, qui réussissent un grand retour avec 276 élus contre 115 il y a cinq ans.

Le système constitutionnel britannique favorise le bipartisme. Le SNP s’est imposé dans le passé en laminant le Parti conservateur. Mais l’Écosse connaît aujourd’hui une situation de tripartisme. Les pertes des Travaillistes et les gains des Conservateurs ne signifient pas que les transferts se font directement des premiers vers les seconds. Il est probable que l’électorat SNP connaît lui aussi des mouvements de fond. La politique écossaise est désormais un terrain instable. Parmi les trois grands partis, SNP, Conservateurs et Travaillistes, l’un devrait à terme être victime d’un retour au bipartisme. Aujourd’hui, nul ne pourrait dire lequel, même si le Parti travailliste de Jeremy Corbyn, mal en point dans l’ensemble du Royaume-Uni, semblent spécialement menacé.

Les résultats de jeudi doivent être analysés dans le contexte des projets d’un nouvel indyref (référendum sur l’indépendance écossaise) nourris par le SNP. Celui-ci espère bénéficier de son opposition au Brexit, partagée par la majorité des Écossais. Cependant, la brusque remontée du Parti conservateur de Theresa May signale au minimum que les jeux ne sont pas faits.

Photo  : hôtel de ville de Glasgow, domaine public
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source

.
- Je soutiens BREIZH-INFO - spot_img

Démolition, le Journal d’Anne France, Alternative Ulster, Pôle emploi la machine à asservir, J-M Caradec : la sélection littéraire hebdomadaire

Démolition, le Journal d'Anne France, Alternative Ulster, Pôle emploi la machine à asservir, J-M Caradec : voici la sélection...

Nantes. Huit vide-greniers et autant de règles sanitaires ?

Maintenant que de nombreuses associations sont enfin au point quant aux règles sanitaires à appliquer aux vide-greniers, et qu’un...

1 COMMENTAIRE

  1. Personne en Ecosse ne peut expliquer ce que ferait l’Ecosse qu’elle ne peut pas faire maintenant si elle était indépendante.

    L’idée qu’elle veut être indépendante pour pouvoir s’inféoder à Bruxelles est ridicule!

Il n'est plus possible de commenter cet article.

Articles liés