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02/09/2017 – 07h10 Paris (Breizh-info.com) – Dans certains milieux, et notamment au sein de la mouvance que l’on appelle « survivaliste », on entend parfois de nombreuses personnes évoquer un effondrement à venir de notre système. Mais beaucoup sont sceptiques quant à ce phénomène. Certains forums, particulièrement intéressants en terme pratique notamment, contiennent des analyses pertinentes d’internautes sur les maux auxquels sont confrontées nos sociétés.
Nous vous proposons ci-dessous le point de vue de Slamjack, du forum Olduvaï, sur le non effondrement à venir :
Un monde tel qu’on nous le décrit au cinéma (Walking dead, Je suis une Légende, 28 jours plus tard, Le Livre d’Eli, etc), dans le genre post-apocalyptique, je n’y crois pas, je n’y crois plus. Tout le système ne peut pas s’effondrer d’un seul coup, certainement pas à long terme et encore moins de manière globale. Trop de gens dépendent de ce système et ils mettront tout en oeuvre pour le protéger. Et il y a même de plus en plus de gens dont c’est le métier (pompiers, médecins, policiers, etc) : ils ne lâcheront rien. Plus de pétrole?? Pensez bien qu’il y a pléthore de grandes entreprises qui ont déjà de quoi le remplacer. Trop de pognon en jeu.
C’est le chaos au Venezuela mais on y est loin de l’effondrement : la société va se redresser, probablement après une dure chute, mais elle va se redresser, avec ou sans aide extérieure, comme ce fut le cas en Egypte, en Libye ou à Tchernobyl. Fukushima pareil. Dubrovnik, Sarajevo, Mostar idem. Même une épidémie en Afrique on est capable de l’éradiquer ! De sales moments, une longue période, mais pas d’effondrement total. Le terrorisme? Israël y est confronté depuis 40 ans et fait face : pas d’effondrement. Résilience. Même chez nous, 2e guerre mondiale. Tout a été reconstruit. Non, d’après moi, ce à quoi il faut se préparer est prévisible (car déjà produit en d’autres temps et lieux), les preppers le verront venir, mais les gouvernements s’adaptent. C’est leur survie qui est en jeu. Alors oui il nous faudra tenir quelques heures, jours, mois ou années. Pas plus.
Après réflexion, le plus probable au jour d’aujourd’hui c’est un effondrement déclin économique. La lente paupérisation d’une partie de la classe moyenne est incontestable. Pour les pauvres, c’est déjà trop tard : ils survivent grâce aux allocations et aux larcins.
La société va devenir de plus en plus violente, pour survivre, mais aussi par dégoût du système. Donc : apprenez à vivre sans argent et à protéger vos biens.
6 réponses à “Survivalisme. Non, le système ne vas pas s’effondrer”
« car déjà produit en d’autres temps et lieux » forcément différemment.
L’effondrement de l’Empire romain s’est déroulé sur plus ou moins 2 siècles.
L’effondrement de l’Occident a commencé en 14. Déjà 100 ans.
Si les évènements s’accélèrent, les dirigeants du « système » tiennent aussi compte des leçons du passé (mais ne sont pas à l’abri d’être dans un certain déni quand les symptômes sont d’abord intellectualisés et pas ressenti directement).
Depuis la chute du communisme et l’établissement du système libéral économique, social et moral, l’Occident européen est très fragilisé.
Il ne va pas s’effondrer pour un monde à la Mad Max (excellent saga.cinéma), effondrement culturel et technologique. Walking dead (faible), Je suis une Légende (navet), 28 jours plus tard (correct) sont des allégories de la surpopulation et de la migration sauvage (ce nanar de Le Livre d’Eli est plus proche de Mad Max, the Road est un bon film).
Nous sommes dans un réseau mondialisé évidemment mais largement dans la possibilité de se retrouver dans une situation à la vénézuélienne… en pire.
L’Europe de l’ouest dans le chaos, ce n’est pas le Vénézuéla ou la Yougoslavie ou l’Egypte ou la Lybie etc. C’est tout cela EN MÊME TEMPS.
Bien sûr qu’il en ressortira quelque chose.
Quoi ?
…
Reste l’option guerre nucléaire. Ce n’est pas parce que la première génération de survivalistes l’a attendu sans qu’elle n’advienne que ce n’est pas pour la génération d’après.
« Donc : apprenez à vivre sans argent et à protéger vos biens. » Et à choisir ses voisins.
Cet article qui se veut détonnant dans la pensée survivaliste ne l’est fondamentalement pas, parce qu’il se conclut sur LA note qui définit l’écrasante majorité des survivalistes : l’individualisme quasi pathologique.
Je ne dis pas que les survivalistes sont des fous furieux. Mais forcément atteints d’une certaine paranoïa engendrée par la société.
Simplement, cela empêche la création de réseaux pour lesquels ce ne sera pas du luxe de ne pas attendre les moments de chaos à la vénézuélienne.
Par exemple, être capable de créer des ponts entre un survivalisme assumé, évoluant dans un individualisme proche de l’imaginaire de droite ou d’extrême-droite, avec un survivalisme de gauche ou d’extrême-gauche retournant à la terre ou se regroupant en villages d’artisans.
Ce dernier ayant pour symptôme d’être honteux.
Pour réfléchir à des « pendant et après la chute » sans s’en tenir au fatum, il faudra passer avant par la jonction de ces tendances.
Choisir ses voisins : vous avez tout à fait raison, l’homme étant fait pour vivre en société, le survivalisme devrait être un exercice collectif. Les survivalistes ne sont pas tous de farouches individualistes. Déjà, il y a, comme vous dites justement, des communautés agricoles écolos. S’il le fallait un jour, elles sauraient bien s’allier à de vilains survivalistes d’extrême-droite qui assureraient leur protection — là, puisque vous êtes cinéphile, vous allez certainement citer Les 7 mercenaires et quelques autres westerns !
L’avis que vous citez relève à mon avis du café du Commerce, comme une bonne partie du survivalisme, d’ailleurs. Le fait de ne pas avoir assisté à l’effondrement global d’un système dans bref courant de notre vie ne signifie pas que le phénomène soit impossible. Il faudrait d’abord s’entendre sur ce qu’est un système, mais même en taillant très large, un effondrement du vivant est possible : c’est arrivé cinq fois dans l’histoire de la Terre. L’effondrement d’une civilisation est possible aussi, on en connaît beaucoup; sur tous les continents, songez à la civilisation égyptienne, si brillante il y a trois ou quatre millénaires et dont il n’est resté que des ruines. Les nations indiennes d’Amérique se sont effondrées il y a deux ou trois siècles : qui peut encore supposer qu’elles vont se redresser ? Des sociétés coloniales comme le califat de Grenade ou l’Algérie française ont été balayées ; les islamistes comptent récupérer l’Espagne, mais nul ne songe à refranciser l’Algérie. Résilience ou pas, il arrive vraiment que des systèmes s’effondrent définitivement.
Plein de pompiers et de policiers pour défendre la société ? Ils peuvent la défendre ponctuellement, pas en cas de crise générale. Même dans certaines banlieues, aujourd’hui, la situation est limite. Les pompiers d’une grande ville peuvent éteindre deux ou trois incendies à la fois, pas dix ou vingt. Et les médecins peuvent soigner de petites épidémies, pas une nouvelle peste noire. Tout ça ne signifie pas qu’il y aura effondrement, mais ce n’est sûrement pas une impossibilité absolue.
Par quoi cette pléthore de grandes entreprises va-t-elle remplacer le pétrole ?
La précarisation générale, c’est très probable. Voir en Ukraine de l’ouest ou dans le nord de l’Albanie : plus d’électricité, peu de présence étatique (dans les chefs-lieux de canton et gros postes frontières, le reste se démerde), plus vraiment de systèmes de secours, le droit recule, la mafia gagne du terrain et assure presque seule le contrôle.
Il y a ceux qui seront prêts, et les autres. ..
Une rupture de la normalité ( 3-4 jours sans électricité, voir Harvey, katrina, ….)