Nantes. Le Marché d’intérêt national (MIN) déménage à Rezé

Publicité

24/12/2017 – 08h00 Nantes (Breizh-info.com) – C’est la fin d’une époque. Les nostalgiques du vieux Nantes, qui ont vu la ville se métamorphoser en moins de dix ans, n’ont pas fini de regretter le « bon vieux temps ». Voilà que le Marché d’intérêt national va quitter son emplacement historique. Celui que tout le monde appelle le « MIN » s’exilera au début de l’année 2019 en périphérie.

Deuxième MIN de France

Les choses ont été vues en grand pour ce nouveau lieu. Et l’on ne parlera plus de MIN mais d’Agro-MIN. Il sera en effet question d’accoler un pôle alimentaire au marché traditionnel. Un marché qui conservera sa surface actuelle. Au total, ce sont une centaine d’entreprises pour quelques 70 000 m² de bâtiments qui vont s’implanter à la porte Rezé, juste au bord du périphérique sud. À quelques encablures des communes des Sorinières et de Pont-Saint-Martin.

C’en sera donc terminé de l’activité matinale qui animait la boulevard Gustave-Roch, au cœur de l’île de Nantes. Un centre hospitalier va voir le jour à la place du marché. Avec plus de 1 200 personnes à s’affairer en son sein, le MIN nantais est devenu le deuxième de France après Rungis.

Du bio et de grands moyens

L’une des nouveautés du site de Rezé sera l’ouverture d’un grand espace bio qui mettra les fruits et légumes à l’honneur. Les produits de la mer ne seront pas en reste mais il est aussi possible que la filière mareyage se regroupe dans un lieu distinct en périphérie de Nantes. Par ailleurs, certaines sociétés comme Pomona, grossiste alimentaire, ont déjà déménagé vers le nouveau pôle agro.

Au niveau des moyens déployés, Nantes Métropole n’a pas regardé à la dépense puisque la collectivité a investi 138,5 millions d’euros dans le projet. Elle est secondée par l’État qui a, pour sa part, apporté 9,5 millions d’euros. Pas moins d’un million d’heures de travail sont nécessaires à la construction de ces nouveaux locaux et 80 salariés sont actuellement à l’œuvre sur le chantier. Mais, le calendrier se faisant pressant, ils seront alors 300 sur l’année 2018 afin de respecter les délais de livraison. De quoi nourrir les appétits d’une métropole nantaise qui n’en finit plus de s’étaler.

Crédit photo : Wikimedia commons (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

Les commentaires sont fermés.

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

A La Une, Santé

Où vit-on en meilleure santé en Bretagne ? Grandes villes et villes moyennes, le classement complet

Découvrir l'article

NANTES

Nantes : que fait Johanna Rolland (PS) ?

Découvrir l'article

A La Une, NANTES

Nantes : un jeune homme de 19 ans abattu à Paridis, cinquième mort par balle en deux mois

Découvrir l'article

RENNES

Rennes. La « bataille culturelle », selon Nathalie Appéré (PS)

Découvrir l'article

A La Une, Environnement

Canicule historique en Bretagne : les 41°C dépassés à Nantes

Découvrir l'article

NANTES

Nantes : l’opposition accuse le CCAS d’avoir servi à gonfler les listes électorales, la maire PS menace de saisir la justice

Découvrir l'article

NANTES

Nantes : les home-jackings en hausse, la police pointe des récidivistes remis en liberté

Découvrir l'article

NANTES

Nantes : la police municipale en grève pour être armée, pendant que le narcobanditisme dicte sa loi

Découvrir l'article

NANTES

Nantes : quatre morts en un mois, un narcobanditisme hors de contrôle — et des autorités qui ne veulent pas voir

Découvrir l'article

NANTES

Nantes : une fillette de 13 ans prostituée, son proxénète présumé interpellé avec armes et héroïne

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.