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Le conseil municipal de Nantes s’est embrasé ce vendredi 19 juin 2026. Un élu d’opposition a laissé entendre que le Centre communal d’action sociale aurait facilité l’inscription de Roms sur les listes électorales au bénéfice de la maire socialiste Johanna Rolland. Cette dernière brandit la menace de poursuites.
L’étincelle est partie de l’examen du rapport d’activité du CCAS, alors que les indicateurs de précarité de la ville virent au rouge. Après avoir salué le travail des agents, l’élu d’opposition Ronan Grippay (Horizons) a établi un parallèle dérangeant : une personne âgée française à la rue disposerait, selon lui, de moins de solutions qu’une famille rom. Puis il a posé la question qui a mis le feu aux poudres, en demandant si le CCAS avait pour mission de sortir les gens de la précarité ou de les inscrire sur les listes électorales. L’élu a insisté sur la nécessité que les domiciliations administratives restent un outil d’accès aux droits, et jamais un instrument politique.
Séquence explosive au conseil municipal de Nantes : Foulques Chombart de Lauwe (LR) accuse Johanna Rolland (PS) d’avoir « domicilié massivement » des Roms via le CCAS afin d’influencer leur inscription sur les listes électorales.pic.twitter.com/kx7LABt6q4
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 19, 2026
La majorité réplique, l’opposition assume
Johanna Rolland a immédiatement interpellé le chef de file de l’opposition, Foulques Chombart de Lauwe (Les Républicains), pour savoir s’il endossait les propos de son colistier. D’abord visiblement gêné, l’élu LR a choisi l’offensive, reprenant à son compte l’idée d’une utilisation manipulatoire du CCAS pour domicilier massivement un certain nombre d’électeurs durant la campagne. Il a confirmé s’interroger sur l’usage politique qui pouvait être fait de ce dispositif.
La maire a aussitôt qualifié l’accusation de grave, y voyant une mise en cause directe des agents municipaux, accusés selon elle d’avoir trafiqué les listes. Elle a annoncé saisir le service juridique de la Ville pour analyser la teneur des propos en vue d’éventuelles poursuites, et rappelé que toute inscription sur les listes est validée par une commission où siègent les services de l’État. L’État de droit, a-t-elle martelé, n’est pas négociable.
Une majorité vent debout
Les élus de la majorité ont chargé l’opposition avec virulence. Un adjoint communiste a dénoncé une convergence idéologique entre la droite républicaine et l’extrême droite, rappelant que les populations roms disposent du droit de vote dans un cadre encadré par la loi, et fustigeant le fait d’opposer les misères entre elles — entre migrants d’Europe de l’Est vivant dans des bidonvilles et Français précaires. Un élu écologiste a estimé qu’un cap avait été franchi, déplorant qu’aucun membre de l’opposition ne vienne condamner ces propos, et s’est dit fier que les citoyens européens et les personnes en précarité puissent voter et disposer d’une adresse pour s’inscrire.
En fin de séquence, l’élue MoDem et haut-commissaire à l’enfance Sarah El Haïry a tenté d’apaiser, évoquant des maladresses de ses collègues et assurant solennellement qu’elle n’accuserait jamais les agents de la Ville ou de l’État de la moindre fraude.
L’épisode illustre la sensibilité du sujet à Nantes, où le vote des ressortissants européens aux municipales et la domiciliation des publics précaires se retrouvent désormais au cœur d’un affrontement politique frontal.
Crédit photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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8 réponses à “Nantes : l’opposition accuse le CCAS d’avoir servi à gonfler les listes électorales, la maire PS menace de saisir la justice”
Évidemment que c’est un problème ; ces roms profitent que les citoyens de l’ue peuvent voter aux municipales.
Comme il y a plus de roms de l’est roumains , bulgares .Que de français qui votent dans ces pays .
De plus le droit du sol , fait qu’a 18 ans .Leurs mômes peuvent devenir français et voter a gauche.
Ces roms doivent travailler temporairement et être loger par leurs employeurs .
Et une fois le contrat de travail fini. Repartir
Sarah El Haïry a accusé ses collègues de « maladresses »… On n’attend pas mieux d’une centriste. Foulques Chombart de Lauwe n’a pas fini d’avaler des couleuvres avec cette politicienne fabriquée par François Bayrou et qu’il a lui-même choisie comme numéro 2 de sa liste pour les municipales.
Johanna Rolland a d’ailleurs fait un peu pareil en intégrant une dizaine de candidats LFI à sa liste.
C’est une pratique habituelle chez les socialistes et les communiste « d’importer » des électeurs. Dans ma commune qui compte environ 24 000 habitants, les socialistes sont les maitres de la mairie depuis plus de cents ans. Il y a environ 900 agents municipaux soit l’équivalent d’une ville comme Arras qui a plus du double d’habitants. 900 municipaux c’est 900 familles qui votent socialiste. Quand les élections se jouent à quelques centaines de voix ça rend les gents au pouvoir indéboulonnables.
Quand on monte au créneau sur ce genre d’accusations on a intérêt à avoir des billes et se mettre d’accord avec ses colistiers. Visiblement le chef de file de l’opposition a semblé d’abord surpris. Ça sent visiblement l’impréparation même si sur le fond il y avait sans doute des arguments
Aucun honneur à attendre de cette Républicaillerie! Depuis le début un coup d’état permettait de passer outre le résultat des élections souvenez-vous des canonades de Vendémiaires.Sans aucune retenue on massacre les braves gens!
Vivement l’analyse juridique. J’ai hâte ! Il y en a un qui va se retourner vite fait dans son slip sale.
Cette femme est une honte pour mon pays qu’elle deteste mais pourquoi ? Cette volonté de detruire ce que ses parents ont construit est pour moi un ignoble mystère
Mdr, comme si la part de vote des roms allait changer quoique ce soit en terme de pourcentages. On est en plein délire. A force de ne plus savoir quoi inventer pour faire le buzz, l’opposition se ridiculise au lieu d’être constructive. Espérons que cela ne durera pas encore le temps du mandat, car 6 ans c’est long quand même…