Le phénomène inquiète les forces de l’ordre de Loire-Atlantique. Depuis le début de l’année, une vingtaine de home-jackings ont été recensés dans l’agglomération nantaise, selon les informations rapportées par Le Figaro. Un mode opératoire particulièrement traumatisant, sur lequel le commissaire divisionnaire Éric Eudes, adjoint au directeur interdépartemental de la police nationale du département, a tenu à alerter la presse cette semaine.
Le principe de ce type de cambriolage est aussi simple que brutal : les malfaiteurs pénètrent de force dans un domicile, par effraction, à la recherche des clés d’un véhicule généralement stationné devant la maison. Les victimes, qui n’ont bien souvent rien entendu, découvrent les dégâts à leur réveil. La commune de Saint-Herblain, aux portes de Nantes, a ainsi été frappée par trois faits de ce genre en l’espace de trois semaines.
Des récidivistes dans le viseur
Selon le responsable policier cité par Le Figaro, cette hausse ne serait pas étrangère à la remise en liberté d’une bande de récidivistes. Une équipe issue d’un quartier sensible avait déjà été interpellée l’an passé, mais ses membres sont depuis ressortis. Tout en restant prudent sur les détails de l’enquête en cours, le commissaire souligne que ces infractions sont fréquemment « sérielles » et le fait de réseaux particulièrement bien structurés.
Les cibles privilégiées de ces malfaiteurs sont les véhicules récents, de moyenne et haute gamme. Dimanche, une Audi RS 5, dont le prix avoisine les 115 000 euros à l’état neuf, a ainsi été dérobée. Une fois volées, ces voitures peuvent être réutilisées pour commettre d’autres délits, revendues, ou encore servir au trafic de stupéfiants, particulièrement actif en ce moment dans la cité des Ducs.
Des consignes de prudence
Le mode opératoire est souvent le même : les auteurs repèrent leur cible en journée, avant de revenir la nuit pour passer à l’action. Pour enrayer le phénomène, la police rappelle quelques règles simples. La première consiste à ne jamais laisser ses clés de voiture ou son sac à main dans l’entrée du domicile. Le commissaire insiste sur ce geste élémentaire qui peut tout changer.
Parmi les autres recommandations figurent le fait de ne pas laisser d’objets de valeur visibles depuis l’extérieur, ainsi que la sécurisation de l’habitation et du véhicule. Outre l’alarme, un antivol fixé sur le volant se révèle plutôt dissuasif. Enfin, composer le 17 demeure le bon réflexe en cas de présence suspecte autour d’une habitation.
Depuis quelques mois, la police de Loire-Atlantique a par ailleurs déployé un dispositif inédit en France : un numéro permettant aux témoins de transmettre directement photos et vidéos aux enquêteurs. Le département collabore étroitement avec la gendarmerie, elle aussi confrontée à ce fléau. D’autres secteurs du pays sont touchés : vendredi, trois individus soupçonnés d’avoir commis 21 home-jackings ont été interpellés dans la région de Melun, pour un préjudice estimé à 300 000 euros.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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