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Au centre de la colère, de nombreuses revendications jusqu’ici insatisfaites.Des revendications multiples, et portées par des syndicats qui peinent à s’unir et à parler d’une même voix.
Ainsi, le SPS, quatrième syndicat au niveau national (Syndicat national pénitentiaire des surveillants et des brigadiers), a récemment été écarté des négociations par les autres syndicats de la pénitentiaire. « Comme trop souvent » nous explique Jérôme Massip, secrétaire général du syndicat, qui revendique de ne représenter qu’exclusivement le personnel de base, c’est à dire les surveillants non gradés (70% du personnel). « Ceux qui sont au quotidien, toute l’année, face aux détenus, pas le personnel administratif ni les officiers, ni les directeurs etc. ».
Ce dernier reproche aux représentants des principaux syndicats (UFAP-UNSA, FO, CGT) de ne considérer les surveillants que comme la 5ème roue de la charrette : « c’est ce qui explique que notre syndicat, qui dépasse aujourd’hui le millier d’adhérents, recrute de plus en plus ».
En Bretagne, le représentant du SPS est Frédéric Bescon, qui nous confie être devenu surveillant car il souhaitait être fonctionnaire au service de l’État. Ce dernier nous explique que « les prisons bretonnes sont surpeuplées, certaines sont vétustes et d’un autre siècle » (voir notre article sur les prisons à ce sujet). Il nous confirme également « une augmentation de la radicalisation au sein des établissements.» et des problèmes récurrents donc, avec des détenus islamistes, y compris en Bretagne.
La revendication principale du mouvement social de ces derniers jours, c’est la sécurité du personnel pénitentiaire, qui ne serait plus assurée. « Il y’a une forme d’achat de la paix sociale par les directions, la loi des Caïds existe bel et bien en prison » nous confie M. Bescon.
M. Massip déplore aussi les errances dans le recrutement du personnel pénitentiaire « avec un niveau de moins en moins certifié », et des conséquences qui peuvent mettre en danger la sécurité des surveillants : « on découvre parfois qu’un surveillant a fait de la prison, qu’il est lui même un délinquant, mais il n y a plus, comme avant, d’enquête de moralité, de contrôle systématique des antécédents judiciaires, il y a des failles. On ratisse le fond du tiroir (on prend n’importe qui) , on ne filtre pas. »
Et le syndicat d’avoir parmi ses revendications l’obligation de recrutement au niveau baccalauréat minimum, pas en dessous, pour obtenir la classification de la profession dans un emploi de niveau Catégorie B avec une grille indiciaire équivalente.
Il reproche également aux syndicats majoritaires, tout du moins à leurs représentants, d’être déconnectés du terrain et donc de ne pas percevoir les bonnes revendications nécessaires à la bonne tenue des prisons françaises. Pour lui, le passage de Taubira au ministère de la Justice a fait énormément de mal : « la prime au laxisme total » . Et de comparer avec le travail de Jean-Jacques Urvoas « qui a essayé de redresser la barre pendant son court passage en tant que Garde des Sceaux ».
Dans tous les cas, le personnel est démotivé, fatigué, mal payé également (1380 euros de salaire en début de carrière, à peine plus que le SMIC, qui incluent une prime comprenant les compensations des cycles spécifiques, c’est à dire le travail de nuit et de week-end) et menacé de plus en plus fréquemment par des détenus qui, pour certains, font pression en dehors de la prison, sur les familles, sur les enfants.
Pour M. Massip, il ne faut pas que la contestation dure trop longtemps, sous peine selon lui de s’éteindre à petits feux : « il faut que les syndicats qui nous représentent tous négocient, et rapidement ». Cause de cette potentielle démobilisation ? Les contraintes imposées au personnel qui leur permettent uniquement la grève durant leurs journées de repos.
Et quid de l’apparition à venir des téléphones fixes dans les cellules ? « C’est une mascarade » nous dit M. Massip, qui nous dit que cela n’empêchera nullement le trafic, que ces installations seront , comme la cantine ou la télévision, contrôlées par des entreprises privées, mais qu’au final, « c’est toujours le surveillant qui est face au détenu et qui subit les conflits nés de ces problèmes ».
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
2 réponses à “Frédéric Bescon (SPS) : « Les prisons bretonnes sont surpeuplées, certaines sont vétustes et d’un autre siècle »”
Il fallait voter la loi sur la suppression de la nationalité française..
pour les délinquants musulmans ayant la double nationalité!..80% de nos prisonniers sont musulmans..Pourquoi nos politicards font preuve de tant »d’humanisme »envers des gens qui,eux,n’ont pas eu de scrupules pour chasser TOUS les non-musulmans de leur pays natal,pour »nationaliser » les biens des non-musulmans »nés en Algérie »,pour massacrer 5.000 habitants de la ville d’Oran,le 5 juillet 1962,après avoir obtenu »l’indépendance » de l’Algérie;pour enlever 3.000 non-musulmans »innocents » (dont les corps n’ont pas été retrouvés).. après les »Accords d’Evian »(c’est-à-dire après le 19 mars 1962,quand nos soldats étaient repartis en métropole); pour dire à ces non-musulmans: »La valise ou le cercueil »…et ces non-musulmans n’étaient pas,eux,des délinquants!
Vous soulevez là, la mémoire de tristes et cruels événements, qui touchent peu les métropolitains d’hier et d’aujourd’hui. Cette guerre et ses conséquences sur les européens qui vivaient la-bas, est une plaie que certains imbéciles s’amusent à faire saigner à nouveau, en culpabilisant uniquement la france et les européens qui vivaient en algérie. C’est irresponsable! Ce que vous dites est vrai, les honnêtes historiens le savent, l’armée détient les preuves des crimes et des atrocités perpétrés par les fellagas, par les porteurs de valises, dont certains ont été, ministre et premier ministre de la République Française et par le quidam algérien, avant et après l’indépendance. Mais, les français ont la mémoire courte… Je crois que c’est une citation de de gaulle, non? Mais, les européens qui ont subis ces crimes, leurs enfants, leurs petits enfants, eux, n’oublierons pas.
En tout cas, je crains que les choses n’aillent qu’en s’aggravant, tant que notre personnel politique sera ce qu’il est. Pauvre France!