Tirs dans les quartiers de Nantes : Encore deux épisodes à Plaisance et Bellevue

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Les tirs continuent dans les quartiers dits – politiquement correct oblige – sensibles, de Nantes. Après Malakoff le 1er mai (1 blessé), le Breil le 10 mai (1 blessé), Bellevue le 14 mai (3 blessés) et le Breil le 16 mai (pas de blessés), deux nouveaux épisodes ont eu lieu dimanche soir à Plaisance (Orvault) et dans la nuit de lundi à mardi à Bellevue.

Dimanche 20 vers 21 heures, allée du Lay, une bagarre a lieu entre deux groupes, des tirs éclatent. Quand la police arrive, appelée par des riverains, il n’y a plus personne. Vers 23 h, deux frères de 22 et 27 ans sont admis au CHU pour des blessures aux pieds faites par des plombs de chasse – trois pour l’un, quinze pour l’autre. Ils expliquent aux forces de l’ordre avoir été les témoins involontaires d’une rixe au Chêne des Anglais (nord de Nantes) et refusent de porter plainte – cependant pour la police leur explication « ne tient pas la route », confie un policier nantais. Plaisance, située à Orvault, était jusque là relativement peu touchée par les coups de feu – sauf le 2 juillet 2015.

Dans la nuit de lundi à mardi, vers 3 heures du matin, des détonations ont à nouveau éclaté à Bellevue. « C’était place Mendès France, comme l’autre fois », nous explique un témoin qui habite non loin. « Les mêmes bruits que l’autre fois, des armes de chasse avec des plombs, mais cette fois il semble qu’il n’y a pas eu de blessés puisque je n’ai pas vu arriver les pompiers et la police ».

Pour les forces de l’ordre la tâche est d’autant plus difficile que « les armes sont faciles d’accès, les protagonistes tous connus plus ou moins défavorablement et ils refusent de porter plainte ou racontent des salades », commente un policier nantais proche du dossier. Cependant, pour celui-ci, « ces tirs sont liés à la drogue. Ils se tirent dessus pour s’effaroucher mutuellement, et chaque épisode en entraîne d’autres, en représailles ».

Les habitants sont réduits à compter les points – jusqu’à la prochaine balle perdue. Le 30 novembre 2014, à l’angle des rues Champollion et Ménétrier, à l’est de Nantes (Bottière), une balle de 22 long rifle avait traversé la cuisine d’un appartement. La locataire était heureusement en train de regarder la télé ; suite à ce tir qui aurait pu être fatal, quatre jeunes délinquants avaient été interpellés pour association de malfaiteurs et violences armées en réunion.

Louis Moulin

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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