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Conducteurs routiers, mécaniciens, agents portuaires, professionnels du transport maritime ou de la logistique : les métiers de la mobilité constituent un pan essentiel, quoique souvent discret, de l’économie bretonne. Un panorama publié pour 2026 par l’opérateur de compétences du secteur en dresse le portrait chiffré, et confirme le poids de ces professions dans la région.
Un secteur qui pèse lourd
La Bretagne administrative compte 79 930 salariés dans les métiers de la mobilité, soit 5 % du total national, répartis dans 6 986 entreprises et 9 786 établissements. Sans surprise pour une région à forte tradition logistique, le transport routier domine largement : première branche régionale, il rassemble à lui seul 41 511 salariés, dans plus de 2 000 entreprises. Viennent ensuite les services de l’automobile, avec 26 214 salariés et 4 484 entreprises.
La péninsule se distingue aussi par sa dimension maritime, reflet de sa géographie : le transport maritime y emploie 3 093 personnes, auxquelles s’ajoutent les effectifs des ports de plaisance et de la manutention portuaire. Le secteur ferroviaire, lui, concentre 3 599 salariés dans un très petit nombre d’entreprises. À noter que ce tissu est composé, en Bretagne comme ailleurs, très majoritairement de petites structures : plus de huit entreprises sur dix comptent moins de onze salariés.
La formation, enjeu central des transitions
Le document insiste sur un point : le secteur connaît une mutation profonde. L’essor du véhicule électrique, la digitalisation des outils et l’évolution des flux logistiques redessinent en quelques années les compétences attendues, plaçant la formation au cœur des préoccupations des entreprises.
En 2025, 29 070 personnes ont été formées dans la région, toutes branches confondues — 25 587 en formation continue et 3 483 en alternance —, la Bretagne représentant 6 % des effectifs formés au niveau national. Un chiffre en léger recul sur un an. Fait notable, l’insertion des alternants bretons se révèle supérieure à la moyenne nationale : 89 % d’entre eux sont en emploi ou en poursuite de formation six mois après leur sortie, contre 80 % pour l’ensemble du pays.
Pour Isabelle Maimbourg, directrice générale de l’organisme, ces données témoignent du poids économique du secteur, mais aussi de l’urgence de l’adaptation : les transitions écologique et numérique, souligne-t-elle, « ne sont plus des horizons » mais reconfigurent d’ores et déjà les métiers eux-mêmes. La formation professionnelle et l’alternance apparaissent, dans ce cadre, comme des leviers déterminants pour maintenir la compétitivité des entreprises et permettre aux salariés d’accompagner ces évolutions.
Reste un défi structurel que ces chiffres laissent entrevoir en creux : celui de l’attractivité et du renouvellement des effectifs. Dans des métiers indispensables au quotidien des Bretons — du camion qui livre les commerces au ferry qui dessert les îles —, la capacité à former et à fidéliser la main-d’œuvre conditionnera, pour une large part, la bonne marche de l’économie régionale dans les années à venir.
L’intégralité des données régionales est consultable sur le site de l’opérateur de compétences des métiers de la mobilité.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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