Taxe des clics sur les liens hypertextes : bientôt la fin de Google news en Europe ?

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Google n’entend pas faire de concessions aux États, et notamment aux membres de l’Union européenne. Ainsi la firme américaine a menacé de fermer le service Google Actualités (Google news), si l’Europe persistait à vouloir taxer les clics sur les liens hypertextes.

Est visé, comme le rappelle Numerama, l’article 11 de la directive européenne sur le droit d’auteur, qui propose une sorte de taxe sur les clics sur les liens hypertextes.

Dans un entretien au Guardian, Richard Gingras, vice-président de Google rattaché aux médias, a affirmé que la fermeture du service était une éventualité si l’Europe persistait à vouloir taxer les liens sortants. En Espagne, une loi a déjà été adoptée à ce sujet, entrainant la fermeture de Google news et des chutes d’audience importantes pour les médias qui y sont représentés.

Perte de lectorat, perte de revenus publicitaires, perte d’abonnés, Google le sait parfaitement, c’est lui le maître du jeu incontesté, sur toute une partie de la planète, en attendant que d’autres, éventuellement un jour, puissent rivaliser. Si Google décide d’éteindre la lumière, alors la lumière s’éteint. Certains sites, condamnés à être déréférencés par la justice, en savent déjà quelque chose.

La volonté de taxer les liens hypertextes, soutenus notamment par une grosse partie de l’industrie des médias mainstream, remet en cause le travail même du journalisme sur le web : en effet, la mise en avant de liens permet de sourcer, de croiser, de recouper des informations, et donc de rassurer le lecteur, de l’assurer d’une certaine fiabilité.

C’est d’ailleurs aux nombres de liens amenant vers tel ou tel site que certains classements d’influence sur Internet s’opèrent.

Richard Gringas explique : « Nous ne voudrions pas fermer nos services en Europe. À cet instant, tout ce que nous souhaitons c’est de travailler avec les parties prenantes. Nous ne prendrons pas d’initiative avant la décision finale du Parlement ».

Si Google venait à prendre la décision de fermer son service, ce sont 500 millions d’internautes qui ne pourraient plus accéder à une plateforme qu’ils utilisent actuellement. Beaucoup ont donc à y perdre…

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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