Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 30 000 euros
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YouTube, propriété de Google, a annoncé par le biais de sa directrice pour les affaires européennes, Lie Junius, lancer un nouveau “label” dans le cadre des futures élections européennes de mai 2019 (Google Blog). Ce “label” permettra d’identifier les vidéos issues de médias “bénéficiant d’un financement public ou gouvernemental”.
Google et les élections européennes
Ce label ne fait que poursuivre la politique de Google vis-à-vis des élections européennes annoncée en novembre 2018, par Lie Junius (Google Blog). Une rubrique spécialement dédiée aux européennes a déjà été lancée sur Google News. L’algorithme de Google choisissant quels articles sont mis en avant et ceux qui n’y figurent pas…
Google finance aussi en partie, FactCheckEU, un projet collaboratif pour traquer les “fake news” diffusées dans le cadre des élections. Google Trends a créé une rubrique spéciale récapitulant les recherches internet les plus populaires relatives aux élections.
Labelliser pour mieux contrôler
Pour en revenir à YouTube, ce sont donc des labels dits de “transparence” qui vont très prochainement être lancés. Ces labels seront lancés dans un premier temps, en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Pologne. On peut donc aussi imaginer, qu’ils perdureront même après, les élections européennes.
Mais l’idée de ces labels n’est pas simplement de pouvoir identifier telles sources parmi tant d’autres, il s’agit aussi de les mettre en avant par rapport aux autres, de “renforcer la visibilité de sources faisant autorité”.
En somme, les sources d’information liées à l’État ou à des « sources autorisées » seront mises en avant sur la plateforme, au nom de la lutte pour une information de qualité. Internet, dernier refuge de la pluralité de l’information, va se retrouver sous une emprise encore plus grande soit de l’État, soit de sources émanant des médias officiels même sur internet, dernier refuge de la pluralité de l’information…
Texte repris du site de l’OJIM
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