La liste des femmes victimes d’agressions à Nantes continue de s’allonger. Au point  que les services de police sont débordés. Sans compter les cambriolages et rodéos  qui défrayent l’actualité. Bienvenue dans la cité des ducs de Bretagne.

Un extra européen

Une serveuse âgée de 27 ans qui était en pause, près de la gare SNCF Nord, peu avant minuit le 12 décembre dernier, a été agressée avec une très grande violence par un voleur d’origine extra-européenne, recherché. L’agresseur l’a abordé couteau à la main pour lui arracher son téléphone, mais elle ne l’avait pas sur elle. Il lui a donné un coup de couteau au ventre.

Une énième agression qui n’étonne guère ce policier nantais chevronné : « il y a des serveuses qui se baladent avec des gazeuses, voire des armes de poing après avoir été agressées, ou tout simplement car elles ont peur en rentrant chez elles le soir, tard. Notamment entre Gare Maritime et gare Nord », épicentre de l’insécurité nocturne à Nantes-centre.

En ce moment, au commissariat de Nantes, les plaintes sont légion. « Il y a beaucoup d’agressions, de cambriolages – y compris en pleine journée – de vols avec violence, de vols par ruse aussi [lire nos conseils pour ces vols, aussi appelés vols à la fausse qualité] Pour les viols et agressions sexuelles sur la voie publique, c’est bien simple, y en a tellement qu’elles prennent rendez-vous pour déposer plainte, les services sont débordés ».

Et des cambriolages…

La rixe a laissé des traces… Photo : Breizh-info.com

Cette semaine, plusieurs cambriolages ont notamment été signalés entre 15 et 16h30 aux environs de la place Graslin, notamment rues de l’Héronnière, Dobrée et Gresset. Une violente rixe entre deux marginaux a aussi eu lieu ce 13 décembre vers 17h rue de la Barillerie : sur fond d’alcool, l’un d’eux a cassé le nez du second et a été interpellé. Sa victime a refusé de déposer plainte et même d’être prise en charge par les pompiers.

« Ça n’arrête pas entre marginaux, y a du sang partout par terre, ça donne une image déplorable du quartier et de nos commerces », confie un riverain excédé. « Il y a pourtant une police municipale et elle peut éviter la concentration de ces marginaux, comme cela se fait à Lyon, mais visiblement la mairie de Nantes se fiche complètement de l’image de la ville et de la sécurité des riverains. Ils se bourrent la gueule, se battent, prennent à partie les riverains et les passants, tout ça sur l’une des principales artères commerçantes de la ville.  La non-gestion de la ville par Johanna Rolland, y en a vraiment ras le bol ! ».

Interpellé pour des rodéos, il s’avère être un dealer

Ce 12 décembre, la BAC a aussi interpellé un auteur de rodéos multiples, à Bellevue, en quad ; convoqué le 3 décembre après avoir été formellement identifié par la vidéo-protection, il ne s’est pas présenté. La BAC est venue le tirer du lit, et a fait chez lui des découvertes stupéfiantes : 1.2 grammes d’herbe de cannabis (9 € à la revente), 140 sachets vides pour le conditionnement des stupéfiants et 470 € en billets. « La recette d’une soirée de vente et l’attirail du parfait dealer », résume un policier nantais.

À Machecoul aussi

La délinquance devient aussi difficile à endiguer à la campagne, aux limites de l’agglomération nantaise, en troisième couronne. A Machecoul, un homme de 18 ans mis en examen pour viol (!) et pourtant en liberté, sous bracelet électronique, a été signalé ce 12 décembre à la gare routière à 7h30 en train de manipuler ce qui ressemblait à une arme de poing – c’était en réalité une réplique airsoft. Retrouvé vers 17h30 dans Machecoul après une course-poursuite avec les gendarmes, il a été interpellé.

Louis Moulin

Photo d’illustration (couverture) : Flickr (cc)
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