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Orage et désespoirs, Gare aux Gourous, Natio du FLNC, Au nom du Japon, Charles de Gaulle...Voici la sélection littéraire de la semaine.

Orage et désespoirs
Que s’est-il passé le 26 juillet 2019 sur le Tour de France ? Une décision de l’organisateur d’annuler l’étape bouleverse la course…Dans ce livre Guillaume Di Grazia, journaliste à Europsport, mène l’enquête.
Le 26 juillet 2019, l’édition du Tour de France la plus haletante de ce siècle bascule. Pour la première fois dans l’histoire de la Grande Boucle, une étape est arrêtée et ne repartira pas. Au motif d’une météo apocalyptique, les organisateurs interrompent la course entre le col de l’Iseran et Tignes. Journée d’orage mais aussi de gestion de crise dans les voitures d’ASO l’organisateur du Tour de France et de désespoir pour les rêves de victoire tricolore. Thibaut Pinot, en larmes, abandonne le Tour tandis que Julian Alaphilippe cède son maillot jaune à Egan Bernal.
Fallait-il arrêter la course ? Était-ce la seule solution à la disposition des organisateurs ? La décision prise par ASO était-elle conforme au règlement ?
Guillaume di Grazia, qui suit le Tour de France pour Eurosport depuis plus de 20 ans, mène l’enquête. Agrémenté de témoignages de coureurs et patrons d’équipe (Julian Alaphilippe, Marc Madiot, Patrick Lefevere, William Bonnet, etc.) et des hommes en charge du plus grand évènement sportif annuel mondial (Christian Prudhomme, Thierry Gouvenou, etc.), ce livre revient en détails sur cette journée d’anthologie. Avec, en point de mire, cette question : Julian pouvait-il gagner le Tour ?
Un livre qui revient sur une grande édition 2019 du Tour à travers le cas Alaphilippe, champion parmi les champions, qui est passé à deux doigts d’un exploit retentissant l’an passé.
Orage et désespoirs – Guillaume di Grazia – Mareuil éditions – 19€

Gare aux gourous
Depuis l’avènement du New Age dans les années soixante et l’engouement pour le développement personnel, des charlatans ont pris possession de notre santé et de notre bien-être.De nos jours, quatre français sur dix et 60 % des malades du cancer ont recours aux médecines dites complémentaires, douces ou alternatives. Du jeûne hydrique au respirianisme, en passant par la macrobiotique, la naturopathie, la kinésiologie, l’anthroposophie, le reïki, la dianétique, l’Access bars ou encore la méditation curative, les offres se multiplient à profusion.À partir de témoignages et de documents inédits, Georges Fenech lève le voile sur les dangers de certaines pratiques.Il dénonce sans langue de bois l’infiltration des communautés pseudo-thérapeutiques à tous les niveaux de la société : écoles, universités, entreprises, églises, ministères et réseaux sociaux.Ce cri d’alarme est lancé avant que le piège ne se referme définitivement sur notre bien le plus précieux, la santé.
Un livre intéressant, qui nécessite toutefois de se confronter à ce qui se fait également de très bien en matière de modes de vie alternatifs. On ne peut pas mettre tout le monde dans le même panier. OUi il y a des gourous. Oui, la République et les institutions « officielles » ont aussi les leurs…
Georges Fenech, député honoraire, ancien juge d’instruction, a présidé la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES). Il est aujourd’hui membre du cabinet d’avocats 28 octobre et consultant sur CNEWS.
Gare aux gourous – Georges Fenech – éditions du rocher – 18€

Natio du FLNC au grand banditisme
Pour la première fois, un ancien » Natio « , membre d’un des commandos les plus actifs du FLNC de la fin des années 1970 à la fin des années 1990 revient sur son histoire. Jeune militant engagé dans la lutte nationaliste après les événements d’Aléria en 1976 et la naissance du FLNC, Michel Ucciani va peu à peu glisser vers la délinquance. Les attentats et l’action clandestine lui donnent le goût de l’action, le recours à l’impôt révolutionnaire et autres rackets en font un gangster et un braqueur de haut vol. Cette évolution de la lutte politique et des idéaux de la jeunesse au grand banditisme, pour la première fois racontée de l’intérieur, nous fait comprendre les dérives du nationalisme corse.
Un livre témoignage excellent, qui complétera parfaitement ceux de Pierre Poggioli (entre autres) pour mieux comprendre les enjeux, mais aussi les dérives parfois, d’une fraction du mouvement nationaliste corse armé.
Natio, du FLNC au grand banditisme – Michel Ucciani – La Manufacture de livres – 19,9€

Au nom du Japon
1945. La guerre est terminée, l’armistice est signé. Mais à ce moment précis, le jeune lieutenant Hiro Onoda, formé aux techniques de guérilla, est au coeur de la jungle, sur l’île de Lubang, dans les Philippines. Avec trois autres hommes, il s’est retrouvé isolé des troupes à l’issue des combats. Toute communication avec le reste du monde est coupée, les quatre Japonais sont cachés, prêts à se battre sans savoir que la paix est signée. Au fil des années, les compagnons d’Hiro Onoda disparaîtront et il demeurera, seul, guérillero isolé en territoire philippin, incapable d’accepter l’idée inconcevable que les Japonais se soient rendus. Pendant 29 ans, il survit dans la jungle. Pendant 29 ans, il attend les ordres et il garde sa position. Pendant 29 ans, il mène sa guerre, au nom du Japon.
Ce livre est un témoignage rare, et extraordinaire, d’un homme qui, au nom de la patrie en danger, a sacrifié aveuglément une partie de sa vie, dans des conditions dantesques. Un livre à faire lire à ceux pour qui les notions de « patrie » ou encore de défense de l’identité ne représente plus rien.
Au nom du Japon – Hiro Onoda – La Manufacture de livres – 20,9€

Charles de Gaulle
Personnage shakespearien jouant de ses colères ou de ses désespoirs avec un art consommé de la mise en scène, Charles de Gaulle reste, cinquante ans après sa mort, un personnage légendaire. Les pouvoirs établis, l’Église, ses propres partisans tombent sous le feu de son ironie meurtrière.
La mort du général de Gaulle, le 9 novembre 1970, a marqué non seulement la fin d’une époque, selon l’expression consacrée, mais une césure encore plus profonde. Après lui, on ne voyait plus alors sur la scène que des personnages de moindre stature et rien n’indiquait qu’il pût en être autrement dans un avenir prévisible. Cinquante ans plus tard, ce constat désenchanté se vérifie. C’est pourquoi sans doute la vie du Général, ses faits et gestes éveillent aujourd’hui une irrépressible nostalgie ; pourquoi également son œuvre fait l’objet d’une approbation presque unanime, sans qu’on sache toujours si les éloges s’adressent au style ou à une action conduite selon des principes définis de longue date. Le temps est donc venu d’une vision plus précise et plus équilibrée. Telle est l’ambition d’Éric Roussel. La relation de Gaulle – Pompidou est perçue également avec plus de netteté : des écrits jusque là inconnus montrent que dès 1965 les rapports entre le Général et le Premier Ministre ont commencé à s’altérer.
Ce livre, qui réunit les deux tomes de l’ouvrage d’Eric Roussel, est à compléter avec « De Gaulle, la grandeur et le néant », par Dominique Venner.
Charles de Gaulle – Eric Roussel – Tempus –
Crédit photo : DR
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