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Un ancien cadre de la police métropolitaine londonienne vient de publier un réquisitoire sans précédent contre Scotland Yard. Rick Prior dénonce une institution « capturée par le virus woke », qui aurait depuis plus d’une décennie cessé de traiter les citoyens de manière égale devant la loi. Une bombe lâchée dans le sillage du meurtre d’Henry Nowak — et qui confirme ce que beaucoup soupçonnaient.
« Égalité des résultats » contre égalité devant la loi
Rick Prior, ancien président de la Fédération de la police métropolitaine, a publié la préface d’un rapport de la Free Speech Union dans lequel il décrit une institution qui aurait, depuis plus de dix ans, substitué à l’égalité de traitement devant la loi un objectif d’égalité des résultats entre groupes ethniques. Une distinction fondamentale : là où l’égalité de traitement implique d’appliquer la même règle à tous, l’égalité des résultats impose d’ajuster les interventions policières en fonction de la composition ethnique des personnes concernées.
Ce glissement ne serait pas resté théorique. Prior cite plusieurs exemples concrets. En 2022, deux hauts responsables ont été reconnus coupables par un tribunal d’avoir discriminé un inspecteur blanc, écarté d’un processus de promotion au profit d’un candidat moins qualifié. Il décrit également une politique de rotation forcée des officiers d’élite des unités armées, destinée à « diversifier » ces unités — au prix, selon lui, d’une perte significative de compétences opérationnelles.
Plus préoccupant encore, Prior évoque l’existence de ce qu’une haute responsable de la Met aurait appelé une « matrice de disproportionnalité » : un système permettant d’évaluer quelles infractions « mineures », si elles sont poursuivies, risquent de mettre la police en conflit statistiquement disproportionné avec la communauté noire — autrement dit, un outil institutionnalisant le traitement différencié des citoyens selon leur origine. La direction de la Met a démenti l’existence d’un tel dispositif.
L’affaire Nowak comme révélateur
C’est dans ce contexte que Prior replace le meurtre d’Henry Nowak, 18 ans, poignardé à Southampton par Vickrum Digwa, qui avait préalablement accusé sa victime de propos racistes pour détourner l’attention des policiers. Les agents présents, conditionnés à traiter en priorité toute accusation à caractère racial, avaient menotté le jeune homme en train de mourir plutôt que de neutraliser son agresseur.
Prior formule la question qui résume l’ensemble de sa critique : pourquoi des policiers ont-ils passé des menottes aux mains livides et inertes d’un mourant, au lieu de lui porter secours ? Sa réponse : non pas la malveillance individuelle, mais une formation et une culture institutionnelle qui ont conditionné ces agents à traiter mécaniquement le signalement d’un incident racial, au détriment du simple réflexe de sauver une vie.
Il appelle l’instance indépendante de contrôle de la police à examiner en profondeur les circonstances de cette arrestation.
Un lanceur d’alerte écarté, puis reclassé
Le parcours de Prior au sein de la Met illustre les mécanismes d’autocensure à l’œuvre. Suspendu en 2024 après avoir exprimé publiquement ses préoccupations sur la peur des accusations de racisme au sein des forces, il a obtenu gain de cause devant la Haute Cour, qui a jugé son traitement illégal. On lui a alors confié la rédaction de nouvelles directives sur les politiques de formations à la diversité — une mission qu’il a prise au sérieux, proposant notamment que les officiers s’abstiennent de porter des symboles politiques en service.
Ses propositions n’ont jamais été adoptées. On lui a suggéré qu’il serait « mieux ailleurs ». Affecté à la direction de la culture, de la diversité et de l’inclusion — qui occupe selon lui l’intégralité du deuxième étage de New Scotland Yard — il n’y a pas duré une semaine. Son tort : avoir demandé poliment pourquoi une superviseure civile incluait ses pronoms préférés dans sa signature officielle de messagerie.
Prior remonte l’origine de cette dérive au rapport Macpherson de 1999, consécutif au meurtre de Stephen Lawrence, qui avait introduit la notion de « racisme institutionnel » au sein des forces de l’ordre britanniques. Il rejoint en cela d’anciennes figures du camp travailliste, dont l’ancien ministre de l’Intérieur Jack Straw, qui ont appelé à réévaluer l’héritage de ce rapport. La mort de George Floyd aux États-Unis en 2020 aurait représenté un point de bascule supplémentaire, transformant une idéologie en politique formelle au sein de la Met.
La direction de Scotland Yard a répondu que la force « exerce sans faveur ni peur et s’efforce de servir toutes les communautés de manière égale ». Comme Orwel écrivit que « Le mensonge c’est la vérité ». Plus personne n’y croit
Source : PIxabay (cc)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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