Délit d’opinion : Aurore Bergé présente son projet de loi liberticide et Orwellien le 1er juillet

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Le gouvernement remet le couvert. Après le retrait en avril dernier de la très décriée proposition de loi Yadan — qui avait suscité une levée de boucliers y compris dans les rangs des professionnels du droit — la ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a annoncé le 6 juin la présentation d’un nouveau texte en Conseil des ministres le 1er juillet. Dix articles. Un objectif affiché : élargir, durcir, judiciariser davantage ce que ses promoteurs appellent la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, et que ses détracteurs qualifient sans ambages de répression de la pensée.

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Un arsenal répressif étendu

Le texte, déjà transmis au Conseil d’État, recycle plusieurs mesures du projet Yadan que le gouvernement avait pourtant enterré sous la pression. Il prévoit notamment d’élargir le champ du délit de négationnisme, déjà passablement extensible dans ses contours actuels. La ministre a résumé la philosophie du texte d’une formule : désormais, assure-t-elle, « plus personne ne pourra nier un crime contre l’humanité ». Une affirmation qui soulève une question simple : qui définit ce qui constitue un crime contre l’humanité, et selon quel consensus ?

Le projet ouvre également aux associations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme — SOS Racisme, LICRA, LDH et consorts — la possibilité élargie de se constituer partie civile dans les procédures judiciaires. Autrement dit, des structures militantes et idéologiquement orientées se verront dotées d’un levier juridique supplémentaire pour poursuivre des particuliers ou des élus au nom d’infractions d’opinion. Un mécanisme qui, de facto, transforme ces associations en acteurs judiciaires de plein exercice, avec tout ce que cela implique en termes de pression sur la liberté d’expression.

L’inéligibilité comme outil politique

La mesure la plus lourde de conséquences reste l’instauration d’une peine d’inéligibilité pour les personnes condamnées pour racisme, antisémitisme, négationnisme ou apologie de crimes contre l’humanité. Emmanuel Macron avait lui-même porté cette idée. Elle figure désormais dans le texte de Bergé.

Le principe est simple dans sa formulation, redoutable dans ses effets potentiels : un juge pourra mettre fin à la carrière politique d’un élu sur la base d’une condamnation pour délit d’opinion. Le cas du député ex-RN de l’Yonne David Grenon, condamné à une amende avec sursis pour des propos jugés racistes, est d’ores et déjà cité en exemple par les promoteurs du texte. Celui d’Éric Zemmour, condamné à plusieurs reprises pour injure à caractère raciste, l’est tout autant. Dans les deux cas, la peine d’inéligibilité aurait pu s’appliquer. Ce que le gouvernement présente comme un impératif d’exemplarité républicaine ressemble davantage, vu sous un autre angle, à la création d’un instrument juridique permettant à une justice politisée d’éliminer des adversaires électoraux gênants.

Garde à vue, censure en ligne, plaintes administratives

Le texte va plus loin encore. Il permettrait aux magistrats de recourir plus facilement à des mandats de dépôt ou d’arrêt contre ce qu’il désigne comme des « multirécidivistes de la haine » — une catégorie dont les contours restent, là encore, définis par la même logique subjective. Il prévoit par ailleurs un renforcement de la censure sur les plateformes numériques et les réseaux sociaux, et ouvre la possibilité à l’administration de se substituer à ses agents pour déposer des plaintes en leur nom.

L’ensemble dessine un dispositif cohérent dans sa logique : étendre le champ pénal du délit d’opinion, multiplier les acteurs habilités à engager des poursuites, faciliter les mesures privatives de liberté, et amplifier la censure en ligne. Le tout dans un pays dont les tribunaux correctionnels croulent déjà sous les affaires en attente, et où des procédures pour pédocriminalité restent enterrées faute de moyens.

Ce qui fait dire à Jean-Yves Le Gallou la chose suivante : « La priorité des Français c’est la lutte contre les violences réelles, les crimes physiques: vols, pillages, viols d’enfants. Mais la priorité des pouvoirs politiques, policiers et judiciaires ce sont les crimes contre la pensée. Les moyens de la justice sont détournés de leurs finalités »

Aurore Bergé ne s’en cache pas. Le texte, dit-elle, enverra « un signal républicain et de concorde absolument essentiel, à un an de l’élection présidentielle ». La France ancienne terre des libertés aura noté.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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8 réponses à “Délit d’opinion : Aurore Bergé présente son projet de loi liberticide et Orwellien le 1er juillet”

  1. guillemot dit :

    L ‘état ne désarme pas et remet le couvert sur les lois liberticides. Après deux quinquennats de macronisme qui ont démembré , désarticulé et mis notre notre pays en mode survie, il faut bien un responsable et ce sera le peuple indigène qui ne veut pas mourir.

  2. Poulbot dit :

    Si cette loi passe , cela en est fini de la liberté d’expression en France ; il suffira qu’une personne vous entende une discussion ou vous critiquez un fait historique, sociétal, politique pour voir les associations « bien pensante » porté plainte contre votre personne et finir en garde a vue puis au tribunal pour une condamnation vous conduisant en prison pour quelques mois, vous ruinez par des dédommagements financier important et pour finir jeté opprobre sur vous et votre famille.
    La Gôche commence a LFI et fini aux LR , les camps de rééducations ne sont pas loin.
    Macron prépare l’élection de Mélanchon au poste suprême.

  3. pschitt dit :

    Le test est intéressant. Bien entendu, la gauche votera ce texte qui est dans son intérêt électoral en plus de satisfaire ses obsessions. Mais il sera intéressant de voir quels parlementaires dits du centre ou de la droite choisissent le politiquement correct plutôt que la défense de la liberté.

  4. Pénalty dit :

    Continuez ainsi mesdames du gouvernement avec vos lois liberticides…lorsque la nouvelle France aura pris le pouvoir, vous disparaîtrez des écrans et de la vie publique. Il n’y a plus aucune femme dans certains cafés de banlieue et vous, femmes politiques privilégiées pour le moment vous rentrerez dans vos cuisines préparer un repas bio ou vegan à moins que vous appeliez Deliveroo ou Uber Eats !

  5. jacques allemmoz dit :

    déjà nous avons commencé à marcher sur la tête nous arrivons à un pouvoir qui vas devenir pire de tous les pouvoir toujours critiqué par les pays soit disant démocraties celui de Poutine celui des Ayatollah celui de la Coré du Nord celui de Cuba nous en arrivons à l’élection présidentiel avec leur vote pour celui qui va amener le pays à ces façon de commander les mélenchonistes

  6. Marcel dit :

    La dictature en marche.

  7. Ronan dit :

    Demat justement, Florian PHILIPPOT a dit ceci sur X : « Ce texte n’aura évidemment AUCUN rapport avec ses objectifs officiels, il s’agira bien sûr d’une nouvelle loi de CENSURE pour cadenasser les vrais opposants juste avant la présidentielle, empêcher les vrais débats, protéger la macronie et ses complices et criminaliser encore + les réseaux sociaux !
    Main dans la main avec Bruxelles et son DSA !

    ➡️ Les députés dits d’opposition doivent évidemment voter CONTRE ! »
    NB : DSA pour Digital Services Act du 19 octobre 2022 est, avec le règlement sur les marchés numériques (DMA), un des grands chantiers numériques de l’Union européenne (UERSS) ; je ne sais pas ce que vont faire nos députés d’opposition mais gardons espoir. Sunday Bloody Sunday du groupe U2 est la chanson proposée ce lundi pour nos amis irlandais. Kenavo

  8. Lanig dit :

    C’est malheureux mais dans ce cas, il faut alors des personnes de droite/extrême droite dans ses assos (Licra, SOS racisme), pour également repérer tout le racisme anti blanc.

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