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Un Président à la veille de sa probable candidature à une réélection a besoin d’une équipe de snipers pour tirer sur ceux qui voudraient empêcher son entreprise. C’est le rôle de Franc-Tireur, un nouvel hebdomadaire dont le destin est de durer… jusqu’à l’été 2022, fin de la période électorale. Visite guidée du numéro 1.
T’as l’bonjour de Daniel
Daniel, c’est Daniel Kretinsky dont le holding médias CMI édite et finance le journal. Vendu 2 € en kiosque, la distribution coûtant environ 55% de cette somme, restent 90 centimes pour mettre en page, imprimer, payer les rédacteurs dont on peut imaginer qu’ils ne sont pas rémunérés au tarif pigiste. Autrement dit le journal perd tout ce qu’il veut… ce qui n’a aucune importance pour un produit destiné à durer quelques mois. D’autant que Daniel Křetínský – propriétaire de Marianne très hostile à Macron – fait ainsi une fleur au président sortant, un petit bouquet qui pourra être utile pour les affaires si Emmanuel Macron est réélu. S’il est battu, Marianne pourra être mis en avant, ce qui s’appelle ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier (de crabes).
T’as l’bonjour de l’ours
L’ours en argot journalistique, c’est le cartouche qui indique l’éditeur, la direction de la publication, rédaction en chef, rédacteurs etc. Valérie Salomon présidente de CMI (venue de Lagardère) est directrice de la publication, le revenant Christophe Barbier qui a failli enterrer L’Express est directeur de la rédaction, avec Éric Découty (ex Libération et Marianne) comme adjoint et le sémillant Raphaël Enthoven comme éditorialiste.
Parmi les rédacteurs l’approximative professionnelle Caroline Fourest (qui fait le grand écart avec Marianne), Jean-Claude Mailly, ex patron de FO qui ne signe qu’un court article pour défendre… les fonctionnaires, et même le roi du complot anti-complotiste Rudy Reischstadt. Hasard, Reichsdadt et Fourest sont membres de la commission Bronner contre les « fausses informations »…
Barbier et bla et bla et bla
Bla-bla-bla c’est l’éditorial de l’homme à l’écharpe rouge en fin de journal. Le titre en est bien vu, tellement l’hebdomadaire semble avoir du mal à remplir ses colonnes. Huit pages seulement avec un demi-format qui rappelle Le 1, des rubriques cinéma, théâtre ou livre dont les analyses tiennent en quelques lignes insipides, le journal essaie de tenir une ligne « centriste » tapant de bons coups sur Zemmour (ça ne mange pas de pain) et quelques coups sur le wokisme ou les islamo-gauchistes. Il s’agit simplement de servir le président en coupant les deux morceaux « extrêmes » de l’omelette électorale, en gardant les personnes âgées effrayées par le Covid, les CSP+, les bobos à trottinette et les ayants droit du monde libéral libertaire, sans oublier ses dividendes matériels justifiés moralement par de faux francs-tireurs mais de vrais flagorneurs.
Source OJIM
4 réponses à “Franc-Tireur : les talibans du Président”
Reste à savoir sur quels fonds, car ces francs tireurs vont » tirer »
La garde meurt, mais ne rend pas….
une nouvelle feuille de choux ou même le poisson ne voudrait pas être enveloppé dedans.
franc tireurs sur tous ceux qui osent critiquer macron;
franc tireurs et surtout partisans plutot que journalistes d’investigation et de vérification des infos qu’ils publient.
j’espère que breiz nous donnera le nombre d’abonnements et d’achat mais aussi le chiffre de la subvention gouvernementale prise sur nos impots