Janez Janša : « Nous ne sommes pas contre l’Union Européenne, mais en faveur d’États-membres souverains » [Interview]

Entretien avec Janez Janša, ancien Premier ministre patriote slovène et ex-président de l’UE.

Janez Janša a été, à plusieurs reprises, Premier ministre de la Slovénie. Il a été également président de l’Union Européenne, au cours du deuxième semestre 2021.

Dissident à la fin de l’époque du communisme, il a subi des persécutions. Il est ensuite devenu, à l’issue des premières élections libres, en 1990, ministre de la Défense et, à ce titre, a été commandant de l’armée slovène pendant la guerre d’indépendance de 1991. Il dirige le Parti démocratique slovène (SDS). Au début de la guerre en Ukraine, en mars 2022, Janez Janša, à l’époque Premier ministre, s’est rendu, avec ses homologues tchèques, Robert Fiala, et polonais, Mateusz Morawiecki – et aussi avec le vice-Premier ministre polonais et président du parti politique Droit et justice (PiS) Jarosław Kaczyński –, à Kiev, capitale de l’Ukraine, afin d’exprimer son soutien à ce pays. Lionel Baland a interrogé Janez Janša, lors du Forum économique de Karpacz en Pologne, pour Breizh-info.

Breizh-info : Lors des élections législatives du 24 avril 2022 en Slovénie, votre parti politique, le SDS, s’est maintenu en obtenant un peu moins d’un quart des voix, mais vous n’êtes plus Premier ministre. Quelle en est la raison ? 

Janez Janša : Ma formation politique, le Parti démocratique slovène, a réussi à obtenir des voix et des sièges au Parlement, mais un de nos partenaires au sein de la coalition gouvernementale a échoué et cela a entraîné la perte de notre majorité.

Breizh-info : Depuis l’avènement du gouvernement du Premier ministre écologiste-libéral Robert Golob, à la tête d’une coalition de centre-gauche, quels sont les changements et  problèmes créés par cette dernière ? 

Janez Janša : Nous devons attendre pour voir ce qui arrive car le principal parti, qui a gagné la majorité relative, de cette coalition qui a emporté les élections a été constitué trois mois avant le scrutin. Nous savons que d’anciens partis de gauche sont intégrés dans celle-ci et que ces gens prennent part au jeu politique sous un nouveau nom. Mais, ce Premier ministre provient de l’entreprise énergétique détenue par l’État GEN-I après qu’il a été impliqué en politique au sein d’un gouvernement de gauche, il y a 20 ans, mais pas en tant que ministre – en fait, comme secrétaire d’État –.

La question principale maintenant est « Qui dirige désormais le pays ? » et ce nouveau parti n’est pas capableau vu des responsabilités accordées par la Constitution, de le faire et certains groupes de lobbying sont très influents au sein de ce gouvernement. 

Breizh-info : Dès le début de la guerre en Ukraine, vous avez décidé de prendre la défense de ce pays. Pourquoi n’avez-vous pas choisi la neutralité ? 

Janez Janša : Je pense que dans cette tragédie, il est clair que la Russie est l’agresseur et que l’Ukraine a été attaquée. La Slovénie était dans la même situation, 30 ans auparavant, en juin 1991 que l’Ukraine en février 2022. Pour nous, cela ne constitue pas un dilemme mais une évidence. Un pays est envahi de manière brutale, menacé par la force : la Slovénie autrefois par l’armée yougoslave et l’Ukraine de nos jours par l’armée russe. La stratégie utilisée, dans les deux cas, est issue des mêmes manuels scolaires au sein des académies militaires. Donc, nous sommes vraiment du côté ukrainien.

Breizh-info : En Slovénie, les anciens communistes sont encore présents dans l’appareil d’État ? 

Janez Janša : Pour comprendre la situation que vous décrivez, vous devez savoir que les premières élections multipartites en Slovénie n’ont pas été totalement libres parce que les communistes ont réservé pour eux un tiers du Parlement. Au sein des trois chambres de l’époque du Parlement, nous avons eu, le tout ensemble, une étroite majorité et nous n’avons pas été en mesure de changer la Constitution. En conséquence, la transition en Slovénie a été une sorte de compromis et certaines réformes n’ont pas pu être introduites et n’ont jamais été réalisées. Les mêmes personnes qui nous ont envoyés en prison, il y a 35 ans, sont toujours en place au sein du système judiciaire slovène et sont désormais protégées par l’Union Européenne.

Breizh-info : La Hongrie et la Pologne ont des démêlés avec l’Union Européenne, par exemple avec le commissaire européen libéral belge francophone Didier Reynders. Avez-vous rencontré les mêmes problèmes lorsque vous étiez au pouvoir en Slovénie ? 

Janez Janša : Nous n’avons pas eu de tels problèmes parce que nous n’avons jamais été en mesure d’introduire des réformes comme celles mises en place par les gouvernements hongrois et polonais. Nous avons été stoppés avant même d’avoir essayé et nous avons été accusés d’être en train de faire ce que nous ne faisions pas, avant que nous en ayons la possibilité. Cela montre clairement une utilisation de doubles standards, parce que l’Union Européenne est l’union de 27 pays. Entre la législation européenne et les 27 constitutions des États nationaux, des conflits législatifs voient constamment le jour. Quand un litige survient, par exemple entre l’Allemagne et la Commission européenne, l’Union Européenne prétend qu’il ne s’agit pas d’une dispute idéologique, mais d’un problème de légalité. En revanche, avec les nouveaux membres, cela devient toujours des problèmes politiques et idéologiques, avec des résolutions du Parlement européen qui relèvent d’une bataille d’idées. Cela est une honte et détruit l’Union Européenne. L’utilisation de doubles standards est ce qui est le plus dangereux pour le futur de l’Union Européenne.

Breizh-info : Vous êtes amis des gouvernements polonais et hongrois ? 

Janez Janša : Lorsque nous sommes au pouvoir, nous maintenons de bonnes relations avec tous nos voisins, tant avec ceux d’Europe centrale que les autres. Ainsi, nous pouvons dire que nous sommes amis avec tout le monde. Mais il est vrai que, au niveau européen, j’ai toujours été contre l’utilisation de doubles standards, non seulement parce que cela est juste mais aussi parce que je suis convaincu que cela détruit fortement les fondements de la solidarité au sein de l’Union Européen, tout spécialement en cette époque de la guerre en Ukraine. La Russie est l’agresseur et nous avions vu les signes annonciateurs de cette attaque, mais si vous observez l’agenda européen des dix dernières années, vous allez trouver plus de résolutions, adoptées au sein du Parlement européen avec une majorité, prises directement contre la Pologne ou la Hongrie, que contre la Russie ou, par exemple, l’Iran. Cette situation est ridicule. Dans ce pays du Moyen-Orient, ils tuent les personnes LGBT chaque jour et ils torturent brutalement les dissidents politiques et les opposants, etc. D’accord, des résolutions voient le jour à l’encontre de cela, mais le principal combat a lieu contre nos frères, contre les États-membres. Nous sommes des gens qui avons d’autres opinions, mais au sein de l’Union Européenne. Nous ne sommes pas contre l’Union Européenne, mais en faveur d’États-membres souverains. Nous avons décidé de coordonner certaines décisions et de transférer une partie de notre souveraineté vers des institutions communes européennes. Cela entraîne des conflits avec notre législation et des batailles juridiques voient le jour. Cela arrive tout le temps. Les conflits qui se trouvent devant les institutions juridiques européennes et qui concernent des désaccords entre l’Union Européenne et la France sont plus nombreux que ceux avec la Pologne. Mais les premiers font l’objet de moins d’attention que les seconds, car ces derniers relèvent d’une bataille idéologique.

Breizh-info : Quelle est la position de votre parti, le SDS, à propos de l’immigration ? De temps à autres surgissent des problèmes avec des migrants clandestins qui se trouvent dans les Balkans, en Bosnie-Herzégovine, et tentent de pénétrer illégalement au sein de l’Union Européenne. 

Janez Janša : Notre position est très simple. Nous sommes favorables à l’immigration légale, celle dont nous avons besoin, et fortement opposés à celle qui est illicite. Celui qui est invité à venir doit respecter les conditions et les règles. Les migrants ne doivent pas franchir la frontière frauduleusement. Il n’y a pas de place en Europe pour ceux qui entrent illégalement !

Breizh-info : Planifiez-vous un retour au pouvoir lors des prochaines élections législatives ? 

Janez Janša : Nous sommes le principal parti d’opposition. Nous avons en 2022 un scrutin présidentiel les 23 octobre et 13 novembre et des élections locales le 20 novembre. Notre candidat à la présidence de la République, Anže Logar, est bon et a été notre ministre des Affaires étrangères. Il est candidat indépendant et a le soutien du SDS. Il est très populaire. Il fait tout ce qu’il peut pour aider les Slovènes.

Breizh-info : Écrivez-vous un nouveau livre ? 

Janez Janša : Je suis toujours en train d’écrire quelque chose. J’ai rédigé de nombreux livres. Mais pour parler franchement, lors des périodes au cours desquelles vous êtes dans le gouvernement, vous n’avez pas le temps réellement pour cela.

Breizh-info : Vous avez plus de temps maintenant que vous êtes dans l’opposition ? 

Janez Janša : Oui, cela constitue un meilleur moment pour la vie personnelle et pour l’écriture, bien que, en ce moment, la situation est difficile car nous sommes face à des craintes pour l’hiver qui arrive en matière de coûts énergétiques et nous tentons d’aider le gouvernement à adopter de bonnes mesures en la matière. Dans cette situation, les conditions ne sont pas normales.

Breizh-info : Comment pouvez-vous aider l’Ukraine ? Êtes-vous favorable à l‘envoi d’armes ? 

Janez Janša : Pour le moment, l’Ukraine a besoin d’argent. Je suis, bien entendu, pour la fourniture de matériel militaire à l’Ukraine, car elle se bat pour l’Europe, aussi pour nous. Si la Russie prend l’Ukraine, elle cherchera sa cible suivante.

Breizh-info : Quelles sont les relations entre la Slovénie et la Serbie, ainsi que les autres anciennes entités de l’ex-Yougoslavie ? 

Janez Janša : La Slovénie est fortement en faveur de l’entrée de ces pays au sein de l’Union Européenne, mais maintenant nous voyons que nos collègues de l’Ouest de l’Europe sont contre l’élargissement, pour des raisons parfois compréhensibles, comme par exemple la crise au sein de l’Union Européenne.

La question n’est pas seulement celle de l’élargissement du marché ou des frontières externes, mais également de réaliser les préconditions nécessaires à la sécurité et à la prospérité de ce continent. Si nous regardons vers les décennies passées, nous voyons que si l’Union Européenne et l’OTAN ne s’élargissent pas, d’autres le font.

Si nous avions pris en 2013 l’Ukraine dans l’OTAN, il n’y aurait pas en ce moment une guerre en Ukraine et une crise de l’énergie. Bien sûr, nous devons mettre en place des garanties en matière de sécurité pour la Russie, comme ce pays le réclame, mais nous devons prendre l’Ukraine et la Géorgie au sein de l’OTAN si ces pays en font la demande.

Breizh-info : Des problèmes existent en ce moment en Bosnie-Herzégovine, en Macédoine et au Kosovo. 

Janez Janša : Si la Russie prend l’Ukraine, cela ouvre la possibilité d’une intervention russe dans les Balkans occidentaux. Cependant, si la Russie est stoppée en Ukraine, je suis convaincu que cela ne dégénérera pas dans les Balkans, car la situation peut être maintenue sous contrôle si une forte intervention étrangère n’a pas lieu. Mais, je pense que la Russie est capable d’agir et une défaite de celle-ci en Ukraine mettra fin à une telle possibilité.

Breizh-info : Voyez-vous des parallèles entre l’époque de la chute de la Yougoslavie, lorsque vous avez pris vos responsabilités à cette époque en tant que ministre, et la situation actuelle ? 

Janez Janša : Quelques parallèles peuvent être établis, mais également des différences. Lorsque nous avons été attaqués par l’armée communiste yougoslave, le rapport de force était le même que maintenant en Ukraine. Les assaillants disposaient de nombreuses troupes et de beaucoup d’avions et de chars, mais l’esprit était de notre côté. C’est pour cela que nous avons gagné. La grande différence est que l’armée populaire yougoslave ne disposait pas d’armes nucléaires contrairement à l’armée russe actuellement, qui peut ainsi exercer de fortes pressions.

Pour le moment, la guerre est de type conventionnel. Nous devons attendre de l’armée ukrainienne qu’elle empêche Vladimir Poutine d’atteindre ses buts. Je le répète : si la Russie est défaite en Ukraine, nous serons en sécurité pour les prochaines décennies.

Breizh-info : Pensez-vous que la motivation qui était de votre côté était supérieure à celle de l’armée fédérale yougoslave. Cela a-t-il été l’élément déterminant dans la victoire lors de la guerre d’indépendance de la Slovénie ? 

Janez Janša : Divers éléments ont joué, mais celui que vous citez est le plus important de tous. Nous défendions notre sol, notre patrie, notre liberté, notre mode de vie, notre démocratie face à l’invasion. La motivation était de notre côté. Et maintenant, cela est le cas en Ukraine. D’un côté, plus d’armes, et de l’autre, plus de motivation. Nous n’avions pas sous-estimé l’armée yougoslave, qui elle nous a mésestimé. Elle avait déclaré que nous nous effondrerions dans les deux jours. Vladimir Poutine a commis la même erreur avec l’Ukraine.

Propos recueillis par Lionel Baland

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

12 réponses

  1. Pays belliciste anti slave anti orthodoxe qui déclencha la guerre civile en Yougoslavie
    Pro UE OTAN pro Ukrainiens russophobe.
    Et anti Russie
    Tout pour plaire ?

    1. Super! Pourvu qu’ils arrivent un jour à fusiller les cocos qui tapent l’incruste au parlement.
      Vive la Slovénie Catholique et anti soviétique !

      1. Je suis consterné que Breizinfo laisse ce troll s’exprimer impunément sans le bannir et le signaler aux pouvoirs publics.
        Vous le reconnaîtrez à son anti-communisme primaire et aux attaques odieuses qu’il se permet de lancer contre le Président Poutine, dont j’espère qu’il obtiendra enfin le Prix Nobel de la Paix, n’en déplaise aux laquais du petit pianiste de Kiev.

  2. https://www.nato.int/cps/fr/natohq/news_177137.htm?selectedLocale=fr

    Ce dirigeant slovéne a envoyé au Kosovo l’armée de la Slovénie en tant que troupes de l’OTAN. C’est dans ce genre d’actions, dont se vante l’OTAN, qu’on voit qu’il est un ennemi de la liberté.

    Au Kosovo, province serbe millénaire, au mille églises et monastères orthodoxes, la population serbe fut chassée par l’OTAN pour faire place aux assassins albanais islamistes au cours de l’éclatement de la Fédération yougoslave par l’OTAN et la destruction de la Serbie.

    Les églises ont été profanées et beaucoup détruites et les Serbes qui n’ont pas été tués ou n’ont pas fui, sont persécutés.
    Ce qui se passe au Kosowo eat un crime contre l’humanité.

  3. A propos de son soutien à l’Ukraine sur le fait que la Russie serait l’agresseur, Montesquieu écrivit justement que  » le véritable agresseur est celui qui rend inévitable la guerre. »

    Il existe un projet de destruction de la Russie par l’empire états-unien et l’Ukraine a été un moyen essentiel des EUA ( doctrine de Brezinski ) au service de cette stratégie.

    L’ attaque de la Russie a été une réaction, à cette agression : l’armée russe est entrée en Ukraine pour contrer cette menace. Il ne s’agit pas ici d’être pro-russe ou pro-empire US, il s’agit d’être honnête.

    Visiblement, cet homme est du côté de l’empire américain.

  4. l’ue laisse les fournisseurs d’électricité d’augmenter de 100 à 1000 % leurs tarifs, l’espagne et le portugal étant sortis de cet accord n’ont qu’une » faible » hausse merci l’ue (disent les firmes qui se gavent)

  5. Ce que dit ce nationaliste slovène, représentant des néo-conservateurs américains, n’a plus aucune importance depuis la guerre d’Ulraine.
    Il a servi pour détruire la Yougoslavie, maintenant l’empire n’a plus besoin de lui et il n’intérresse Washington que pour fournir des mercenaires en Ukraine.

    La guerre Russo / EUA a déclenché les velléités d’indépendance de l’Arabie face au dollar ( Ryad ne veut pas que les EUA plafonnent le prix de son pétrole ) et Pékin propose son Yuan à Ryad pour payer le pétrole saoudien. C’est MBS et Xi qu’il faudra interviewer.

    https://www.chroniquesdugrandjeu.com/2022/10/le-grand-decouplement-du-monde-suite.html

  6. Lorsque Janez Jansa dit soutenir que  » l’Ukraine se bat pour l’Europe  » il pense en réalité que les EUA ont fait de cette région depuis 1945 ( à l’époque l’Ukraine n’existe pas en tant que pays ) un instrument pour mener leur guerre contre la Russie.
    Étant un nationaliste slovène anti serbe et anti russe, il sait parfaitement que les EUA ont choisi de s’appuyer sur les nationalistes ukrainiens qui prirent la relève des Bandéristes ( partisans du nazi ukrainien Stephan Bandera ) lesquels exterminèrent 150 / 200 mille juifs et des russes durant la 2ème guerre mondiale dans les tertitoires occupés par l’Allemagne après l’opération Barbarossa.

    Oliver Stone, cinéaste americain, a réalisé un film après le coup d’état du Maidan organisé à Kiev qui leur permit de prendre le pouvoir. Ce fut l’aboutissement d’une longue conspiration américaine, avec manipulations de l’opinion publique ukrainienne ( et internationale comme d’habitude de la part de Washington ) et le moment du putsch venu, les assassinats de manifestants par des tireurs d’élites, et à Odessa celui de manifestants russophones brûlés vifs dans la Maison des Syndicats.
    Oliver Stone a enquêté après le renversement du régime qui avait été élu par les Ukrainiens.

    Aujourd’hui la guerre est la continuation de la politique américaine. Les habitants de cette région devenue un pays sont déchirés pour très longtemps, puisque les bataillons néo-nazis Azov, Secteur Droit etc. exécutent en ce moment des ukrainiens russophones ( dans la région de Kharkov etc. ) Comme beaucoup de populations de l’Europe de l’ouest et de la Russie risquent d’être séparées pendant longtemps par cette agression de longue date par les dirigeants des EUA.

    Janez Jansa sait parfaitement tout cela. Il est complice des crimes accomplis en Ukraine par l’Empire, tant sur les slaves ukrainophones devenus des pro occidentaux que sur les slaves russophones devenus des pro russes. A l’époque, la Slovénie joua contre la Fédération de Yougoslavie ( dont la Slovenie faisait partie ) le rôle de l’Ukraine contre la Russie.

    Oliver Stone finit son enquête en montrant les risques de guerre nucléaire à cette époque. Il est certain qu’ils reviennent à la surface, avec les appels de son ami Zélenski à bombarder la Russie  » préventivement avec des bombes nucléaires « , menaces claires de Washington à Moscou. Gardons l’espérance et oeuvrons pour la paix.

    Je donne le lien du film de O. Stone. A mon avis il est très intéressant pour comprendre l’histoire de l’Ukraine de 1945 à 2015.

    https://m.youtube.com/watch?v=evbCiW6vzu8

  7. Alors que ce politicien slovène, comme les dirigeants des pays soumis aux EUA, veut nous entrainer dans la guerre totale contre la Russie ( afin qu’elle soit vaincue, dit-il ), le président de ce pays qui résiste à l’empire américain s’adresse à ses concitoyens comme un sénateur grec parlait avec ses pairs avant la guerre.

    Visiblement, les Russes sont déterminés à ne pas subir le sort des pays occidentaux, et ils gardent leur lucidité face à leur destinée.
    Aux EUA ce discours du 30 sep. est commenté par des opposants au Nouvel ordre mondial, alors que chez nous aucune lecture critique n’est faite de ce discours : sommes nous morts intellectuellement ?

Les commentaires sont fermés.

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