Espagne. Le vieillissement de la population et son Grand Remplacement sont-ils une fatalité ?

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Face au vieillissement de sa population, l’Espagne a choisi de recourir à l’immigration. Dans 50 ans, plus d’un habitant sur trois dans le pays sera né à l’étranger. Mais ce « Grand Remplacement » déjà en cours peut encore être stoppé…

En Espagne, de grands changements sociétaux à venir

La tendance avait déjà été abordée lors de la présentation, en mai 2021, d’un document de 676 pages intitulé « Espagne 2050, fondements et propositions pour une stratégie nationale de long terme » par le gouvernement socialiste de Pedro Sánchez.

Cette incitation directe à l’arrivée d’immigrés extra-européens en Espagne semble parfaitement intégrée par l’INE (organisme national de statistique espagnol), qui vient de publier le 14 octobre dernier des projections démographiques pour les 50 prochaines années.

Ces travaux laissent entrevoir de grands changements dans la société espagnole au cours des prochaines décennies. Les chiffres de l’INE prévoient que l’Espagne gagnera plus de 4 millions (4 236 335) d’habitants d’ici à 2037, pour atteindre une population de 51 millions d’habitants. Cela représente une augmentation de 8,9 %.

La croissance démographique devrait ensuite ralentir légèrement et, en 2072, dans 50 ans, la population espagnole devrait atteindre 52,9 millions d’habitants, soit une augmentation de 5,45 millions de personnes par rapport aux chiffres de 2022.

Espagne

Pedro Sánchez. Source : Challenges.fr

La part des immigrés toujours plus forte

Les chiffres de l’INE font même apparaître des augmentations de population par région, les plus fortes augmentations relatives étant attendues dans les îles Baléares (25,0 %), à Murcie (16,0 %) et dans les îles Canaries (15,5 %). En revanche, les plus fortes baisses de population seront probablement observées dans les Asturies (-6,7 %), en Estrémadure (-4,8 %) et en Castille-et-León (-4,1 %).

Selon les prévisions, l’augmentation de la population à venir serait en grande partie due à l’immigration. Si les modèles de l’INE sont exacts, cela signifie que la population née en Espagne connaîtra un déclin constant et passera de 84,5 %, la proportion de la population actuelle, à 63,5 % d’ici 50 ans. En d’autres termes, en 2072, 36,5 % des personnes résidant en Espagne, soit un peu plus d’une personne sur trois, seront nées dans un autre pays. Des chiffres qui n’ont rien de surprenant lorsque l’on prend en compte les flux migratoires enregistrés en Espagne ces dernières années.

Selon les chiffres provisoires de l’immigration, l’Espagne a ainsi accueilli 530 401 migrants au cours de l’année 2021, alors que seuls 381 724 Espagnols ont émigré durant cette période. C’est cette tendance migratoire nette-positive, observée pour la première fois en 2016, qui serait donc le moteur de la croissance démographique de l’Espagne et qui devrait se maintenir sur le long terme.

Des taux de natalité dramatiquement bas

Par ailleurs, la proportion croissante d’immigrés d’origine extra-européenne dans la population espagnole s’explique en partie par la diminution du nombre de nouveau-nés en Espagne. Le taux de natalité dans le pays est en baisse depuis environ un siècle, à tel point que l’année dernière, le taux de natalité était de 7 naissances pour 1 000 personnes, et le nombre total de naissances a atteint le chiffre le plus bas de l’histoire en 2021 (avec 338 532 bébés nés). Cela représente une énorme baisse de 39 % par rapport à il y a dix ans.

Les chiffres du taux de fécondité ont également révélé qu’il n’y avait que 1,19 enfant par femme en âge de procréer en Espagne en 2022, soit beaucoup moins que le taux nécessaire pour que la population reste stable (2,1 enfants par femme).

Selon l’INE, entre 2022 et 2036, environ 5,5 millions d’enfants naîtront, soit 14,2 % de moins qu’au cours des 15 années précédentes. À partir de 2058, cependant, les naissances pourraient recommencer à augmenter. Une donnée à bien évidemment mettre en corrélation les précisions précédentes sur l’immigration…

Un vieillissement notable de la population en Espagne

D’autre part, avec la baisse des taux de natalité, les décès en Espagne devraient continuer à augmenter jusqu’à atteindre un pic en 2064. Selon les projections de l’INE, on estime qu’en 2036 et 2071, il y aura respectivement 494 371 et 652 920 décès, contre 449 270 en 2021.

La population espagnole est également appelée à vieillir, le pourcentage de la population âgée de plus de 65 ans devant atteindre un pic en 2050, lorsque près d’une personne sur trois aura 65 ans ou plus.

À l’heure où les retraites sont un sujet de discussion politique important en Espagne, d’ici 2035, dans 13 ans seulement, près d’un Espagnol sur quatre (26,0 %) devrait avoir 65 ans ou plus. Ce chiffre ne représente actuellement que 20,1 % de la population totale et pourrait atteindre 30,4 % en 2050.

De même, la population en âge de travailler est également appelée à diminuer. La population espagnole âgée de 20 à 64 ans, qui représente 60,7 % de la population totale en 2022, devrait tomber à 53,1 % en 2052, avec une très légère remontée (à 54,7 %) en 2072.

Pour résumer, avec le vieillissement de la population et la diminution de la proportion de personnes actives, le taux de population dépendante augmentera au point que le nombre d’Espagnols de moins de 16 ans et de plus de 64 ans dépassera la population en âge de travailler. Cette tendance, préoccupante tant pour le marché de l’emploi que pour le secteur de l’aide sociale en Espagne, devrait atteindre son apogée vers 2050, lorsque trois personnes sur quatre (76,8 %) devraient être dépendantes, tandis que seulement une sur quatre seront âgées entre 16 et 64 ans.

Si ce constat (entre autres) a conduit le gouvernement espagnol à faire la promotion de l’immigration, il n’y a cependant pas de fatalité face au vieillissement de la population et à la diminution du nombre d’actifs en Espagne. Mais, compte tenu de l’importance prise par les thématiques féministes dans le pays, une grande politique nataliste ne semble pas encore à l’ordre du jour.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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9 réponses à “Espagne. Le vieillissement de la population et son Grand Remplacement sont-ils une fatalité ?”

  1. Dominique dit :

    Pas qu’en Espagne, dans tius les pays occidentaux et principalement en France ou la révolution a réussi à détruire la religion chrétienne.
    Hier sur fouance incukture où la radio gouvernementale de l’anti-France déverse quotidiennement la haine de la vie, j’entendis une zemission pu des folles et des fous français pronaient le « désir de non-enfant ».
    C’est un triomphe supplémentaire pour Jean-Jacques Rousseau : n’osant pas tuer ses enfants il s’en débarassa en les abandonnant.

    Cette politique de mort est répandue par des criminels dans les pays occidentaux, jusqu’à y être institutionalisée.
    Après l’avortement, l’euthanasie par arrêt de l’alimentation, l’assistance au suicide, l’injection de produits chimiques ARN ( qui ne sint pas des vaccins) , le réchaufisme anthropologique, la transition d’énergie, la transition de peuple, la transition de genre, la castration des petits garçons, l’ablation des seins des petites filles, l’enseignement de la masturbation etc. des criminels élèvent en Occident l’extinction des êtres humains au niveau d’une nouvelle philosophie.
    La mort est leur métier.

    • crs dit :

      J’ai souvenance du gaspadin russe qui a affirmé que la religion chrétienne orthodoxe a plus en commun avec l’islam qu’avec la religion orthodoxe catholique. Et quand on connaît l’éterndue des efforts russes depuis 1917 au moins à détruire systématiquement l’Occident, on ne peut qu’être d’accord avec lui.
      Enfin, le déni et le mensonge y sont aussi à leur paroxysme, car dès la « glorieuse révolution », le clergé orthodoxe fut littéralement exterminé. C’était un devoir patriotique que de tuer des prêtres.
      Tiens… même chose en 1789. Et même chose en terre dislam. Etrange, non ?

  2. Dominique dit :

    Heureusement, des résistants s’opposent partout à la culture de mort. Ce militant pro-vie fait le point :
    https://www.lesalonbeige.fr/l-avortement-un-combat-mondial/

  3. Hadrien Lemur dit :

    Les socialistes espagnols, comme tout bon socialiste ont une politique mortifère et purement comptable sur la démographie. La solution pour eux est de faire venir des immigrés, mais pas des européens non non, ils compte sur des africains pour repeupler. Le problème c’est qu’ils n’ont pas compris que pour une poignée d’individus capables de travailler et de prospérer, une grande majorité d’entre eux va se retrouver aux crochets des actifs espagnols (tout comme en France) et augmenter leur déficit tout en colorant en noir le pays de Cervantes et d’Isabelle la Catholique. Il y a pourtant d’autres solutions bien plus positives et nettement moins onéreuse comme d’inciter les couples a mettre en route des bébés avec des aides conséquentes, par exemple des exonérations d’impôts, des primes pour les mamans etc.. plutôt que de gaspiller les fonds publics et faire de l’Espagne un pays du tiers-monde, un de plus.

    • crs dit :

      En 1938, les brigades internationales furent écrasées par ceux que l’on appelle encore aujourd’hui « rebelles nationalistes ». Pour les cocos, ceux qui ne veulent pas d’eux sont des rebelles. L’inversion à son plus beau niveau.
      Qui va les écraser maintenant ?

  4. domper dit :

    posez-vous la question : pourquoi peu d’enfants ( comme chez nous ) chez les habitants historiques ?
    tout simplement parce que on a peur de ne pas avoir les moyens financiers d’élever nos enfants selon nos valeurs ( habitation, études supérieures, vacances, voyages d’étude à l’étranger etc…) d’autres populations qui arrivent n’ont pas la même culture concernant la responsabilité parentale et font des enfants sans se poser trop de questions vu les aides que les pays européens peuvent leur apporter avec toute la panoplie du social à tout va (logement, allocations familiales, école et santé gratuites plus plus… ) Jusqu’ où pourra aller l’Etat providence dans l’endettement ?

  5. patphil dit :

    vit on mieux en inde ou en chine surpeuplées ? ce qu’ils veulent c’est que l’on consomme plus, mais ça ils ne sont pas près de le dire

  6. Travis dit :

    L’importation de population active pour garantir les retraites est fallacieux: D’une part, nous savons qu’une forte proportion de migrants ne travaillera pas et au contraire représentera une charge supplémentaire. D’autre part, c’est la production de biens qui importe, non le nombre de travailleurs. Les caisses de retraite devraient être alimentées non par des cotisations, mais par des prélèvements effectués sur les richesses produites.

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