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Matthias Tavel (LFI), député de Saint-Nazaire, partait au combat la fleur au fusil. C’était avant le démarrage de l’examen du projet de loi portant sur la réforme des retraites : « On a une consigne très claire dans le groupe, c’est être là tout le temps. Au moins dans l’Assemblée parce qu’il y a des réunions de commissions. On doit pouvoir revenir dans l’hémicycle en quelques minutes pour voter. On se passe des alertes style « prochain gros enjeu dans dix-quinze minutes ». C’est la bataille centrale du quinquennat. Parce qu’il n’y a pas de majorité claire, notre présence peut faire la bascule à certains moments. On veut obliger les autres à être tous là pour avoir le nom de ceux qui voteront pour la retraite à 64 ans. Certains pourraient se cacher. J’appelle les électeurs à interpeller les députés macronistes de ce département. Que vont-ils faire, ceux qui viennent du Parti socialiste comme Mme Errante ou M. Belhamiti, ceux qui sont au MoDem comme Mme Josso? » (Ouest-France, Saint-Nazaire, lundi 6 février 2023).
On pourrait traduire autrement ces propos puisque les débats au Palais Bourbon sont achevés : « J’appelle les électeurs à interpeller les députés mélenchonistes de ce département qui ont empêché l’examen et le vote de l’article portant sur la retraite à 64 ans ». Le nom de ces « braves » : Matthias Tavel (Saint-Nazaire), Ségolène Amiot (Nantes-Saint-Herblain) et Andy Kerbrat (Nantes centre). Bien entendu, il n’est pas interdit d’ « interpeller » les autres députés LFI de Bretagne : Murielle Lepvraud (Guingamp), Frédéric Mathieu (Rennes-Bruz) et Mathilde Hignet (Redon). On pourrait également interroger le « chef » des insoumis brestois, Pierre-Yves Cadalen ; car lui aussi avait des idées sur la question : « La réforme des retraites relève d’une logique productiviste et accroit les inégalités, ce qui nous rend moins capables de faire face au problème écologique. Au contraire, aller dans le sens de la réduction du temps de travail dans la semaine, l’année et la vie permettrait de mettre en avant toutes les activités, en plus du travail, qui font également du bien à la société » (Le Télégramme, mercredi 1er février 2023).
Plutôt que des discours, il serait bon de commencer par le commencement : empêcher le Gouvernement de faire adopter les 64 ans ; ce qui sera difficile maintenant puisque, au Sénat, la droite – majoritaire – est favorable à cette disposition. Ensuite, lors de la réunion de la commission mixte paritaire (7 sénateurs et 7 députés), les macronistes et la droite seront majoritaires. Il n’y avait qu’à l’Assemblée nationale, en première lecture, que cet article 7 pouvait être rejeté. Mais Jean-Luc Mélenchon ne l’a pas voulu.
Bernard Morvan
Crédit photo : DR
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2 réponses à “Il faut « interpeller » Tavel et les autres”
être là !!! pour permettre l’adoption du texte en fait! bravo les maternelles, vous pouvez chanter vos louanges, être fiers de vos petites combines qui foirent
La tavelle a encore perdu une occasion de la mouler et de se la mettre dans le froc. Honte à lfi!