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2013-2023. Dix ans déjà que Dominique Venner s’est donné la mort : geste fondateur, geste d’éveilleur, geste d’éclaireur. À travers son sacrifice, il a voulu briser cette « dormition de l’Europe », selon ses mots. Et en appeler à un sursaut spirituel, culturel, poétique, politique de l’Europe. Que nous dit son geste ? Que tout n’est pas fini, que tout peut recommencer. Nul déclin n’est irréversible, toute décadence est provisoire. C’est le serment qui nous lie à Dominique Venner. Retrouvons-nous le dimanche 21 mai, à 15 heures, au Pavillon Wagram, à Paris, pour en renouveler le pacte.
Depuis le 21 mai 2013, la détonation de la mort de Dominique Venner n’en finit pas de résonner en nous, comme si, à travers sa corne de chasse, il battait le rappel à tous les instants. Debout les hommes ! Grâce à lui, c’est l’olifant de Roland qui, depuis le défilé de Roncevaux, retentit jusqu’à nous, pareil à un appel venu du fond des âges qui fait écho à la clameur de Léonidas aux Thermopyles, de Charles Martel à Poitiers, de l’Europe coalisée lors des sièges de Vienne, l’Europe qui ne consent pas à sa disparition.
Sa mort volontaire fut un acte politique, une « provocation à l’espérance et à l’émeute ». Il l’a conçue comme un ferment de révolte et de renouveau qu’il a déposé en chacun de nous. Ce ferment a la propriété de s’actualiser en permanence. C’est une exhortation au combat, une source d’inspiration permanente, une invitation à se dépasser, un modèle de discipline et d’énergie.
Une flamme, un flambeau, une étincelle
Dix ans déjà : 2013-2023. Ce 21 mai n’est pourtant pas une date anniversaire, ni non plus un jour de deuil, mais un augure favorable, comme disaient les Anciens, promesse d’un nouveau cycle. L’heure des bilans n’est pas venue pour nous. Il y a tant à faire. Plutôt que de célébrer un nom, fût-il parmi les plus grands, il faut faire vibrer en nous son enseignement. C’est le paradoxe de cette mort. Il y a en elle quelque chose d’impérieux qui nous somme d’être encore plus exigeants avec nous-mêmes. En émane une énergie paradoxale, une force de propagation contagieuse, comme un invincible pouvoir de radiation. Elle doit être pour nous semblable à un mythe mobilisateur, à une bannière, à un signe de reconnaissance, à un mot de passe, qui s’adressent aux Européens de sang. Dominique Venner a trempé le sien pour retremper nos cœurs. En mourant, il a allumé une flamme en chacun de nous, il nous a transmis le flambeau, il a déposé une étincelle. Il ne nous laisse pas seulement un héritage, mais une détermination sans faille, de solides convictions et un plan de bataille. Former, diffuser nos idées, les faire rayonner. Face au fatalisme, une leçon de volontarisme. Face au dépérissement, une leçon de vitalité. Face à l’avachissement, une leçon de tenue. Face à l’enlaidissement, une leçon de beauté.
Jamais les choix n’ont été si clairs, les dangers si menaçants, les réponses aussi urgentes. L’Europe fait face au plus grand défi de son histoire, celui de sa survie en tant qu’unité de civilisation. Dans la tempête qui vient, Dominique Venner est un phare, une vigie, une sentinelle. Son geste nous place en face de nos responsabilités d’Européens. Ou nous renaissons, ou nous sombrons dans les eaux de l’oubli. Quels engagements sommes-nous disposés à prendre ? Quels efforts à accomplir ? Quelle part de nous-mêmes à offrir ? Quels chantiers de fondation ou de restauration à enclencher ? Sa mort nous oblige et nous lie comme un serment.
Tout reste à faire
En dix ans, beaucoup de choses ont été faites, d’efforts déployés, d’entreprises lancées. Mais parallèlement la gangrène du nihilisme, de la haine de soi, de la déchéance spirituelle s’est accélérée. Qu’avons-nous fait ? Beaucoup ! Que reste-t-il à faire ? Tout ! Prendre des initiatives au lieu d’endurer celle de nos adversaires. Lancer des mots d’ordre au lieu de les subir. Ouvrir des fronts au lieu de combler des brèches. Oui, tout reste encore à faire.
Que nous a toujours enseigné Dominique Venner ? Ceci : c’est l’action et la volonté des hommes qui commandent l’histoire, nul fatalisme ici. L’histoire est toujours ouverte, la messe n’est jamais complètement dite, les dés jamais complètement jetés. Tout bien pesé, il n’y a pas de loi de la décrépitude, l’imprévu est la règle. « L’histoire n’évolue pas comme le cours d’un fleuve, mais comme le mouvement invisible d’une marée scandée de ressacs. Nous voyons les ressacs, pas la marée. » Guettons la marée ! Hâtons-en la venue ! Faisons en sorte que l’imprévu dans l’histoire, ce soit nous qui le fassions advenir !
Dominique Venner, « La flamme se maintient » : dimanche 21 mai 2023, 15 h, Pavillon Wagram, 47 avenue de Wagram, 75017 Paris.
Pour s’inscrire :
https://institut-iliade.com/dominique-venner-la-flamme-se-maintient/
Crédit photo : DR
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