L’Institut Iliade pour la Longue Mémoire Européenne vient de remporter une nouvelle bataille judiciaire. L’enquête ouverte après un signalement au parquet de Paris, visant l’association pour « incitation à la haine et à la discrimination », s’est soldée par un classement sans suite. Une décision que l’Institut affirme n’avoir découverte que tardivement, et par ses propres moyens.
Une plainte née d’un dîner de gala
L’affaire remonte à l’organisation d’un dîner de gala destiné à lever des fonds pour l’ouverture du « Cercle Europa », présenté par l’association comme un futur lieu de conférences et de rencontres au service de la civilisation européenne. À la suite de cet événement, le préfet de police de Paris — aujourd’hui ministre de l’Intérieur — Laurent Nuñez, le sénateur communiste Ian Brossat et plusieurs associations dites « antiracistes » subventionnées avaient procédé à un signalement au parquet pour incitation à la haine et à la discrimination.
Dans le cadre de la procédure, le président de l’Institut, l’historien Philippe Conrad, avait été entendu en audition libre par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.
Une décision connue tardivement
Selon l’association, le classement sans suite a été prononcé le 27 avril 2026, mais elle n’en aurait été informée que bien plus tard, et seulement parce que son avocat avait sollicité le parquet du tribunal judiciaire de Paris. L’Institut dénonce une procédure qu’il qualifie de liberticide, estimant qu’elle participe de l’encombrement d’une justice de plus en plus accaparée par la poursuite de ce qu’il décrit comme des délits d’opinion, au détriment du traitement de la délinquance réelle.
L’Institut présente cette issue comme le fruit de sa stratégie de « contre-attaque judiciaire systématique », face à ce qu’il considère comme une volonté du « bloc central » de réprimer la parole dissidente, avec selon lui la complicité d’une partie des médias.
Un précédent face au même ministre
Ce n’est pas la première fois que l’association croise le fer avec Laurent Nuñez. En 2023, alors préfet de police, ce dernier avait interdit le colloque d’hommage que l’Institut entendait rendre à l’historien Dominique Venner. L’interdiction avait été invalidée par le tribunal administratif de Paris, qui avait jugé la mesure prise sans nécessité ni proportionnalité, en l’absence de menace caractérisée pour l’ordre public. Mais pour les assoiffés aux relents liberticides, l’important c’est d’asphyxier financièrement ceux qui organisent ces rassemblement, en les obligeant à des frais de Justice dingues.
Fondé il y a treize ans, l’Institut Iliade se donne pour mission de « former, créer et rassembler » autour de la défense de l’identité et de la civilisation européennes. Son activité s’articule autour de cycles de formation, d’un colloque annuel — le dernier était consacré aux libertés —, d’un pôle d’études et d’une production éditoriale traduite, indique-t-il, en sept langues européennes.
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