Législatives 2024. Comment la droite peut gagner ?

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Dans une ambiance politique tendue et marquée par des violences, les résultats du premier tour des élections législatives françaises reflètent un paysage électoral fragmenté entre trois grands blocs. Avec un taux de participation exceptionnel d’environ 68%, la coalition de la droite nationale réuni 33% des voix, la coalition de gauche 28% et le centre 20%.

Les trois blocs.

La coalition de la droite nationale :

Dans un contexte de tensions sociales et de violences, la droite, avec 33% des voix, est perçue par une large part de l’électorat comme le garant de l’ordre et de la stabilité. Le RN est le mouvement capitalisant la confiance. Parmi les thèmes de prédilection des Français, nous retrouvons : pouvoir d’achat, sécurité, immigration. Ce sont également les thèmes du RN. En plus de cela, le RN se présente sous le visage de la nouveauté et du « on a jamais essayé ». De plus, Bardella et Le Pen sont les personnages les plus appréciés dans l’ensemble de la classe politique française.

Cette perception a séduit les abstentionnistes du premier tour, qui, en quête de sécurité et de prévisibilité, pourraient se mobiliser en faveur de la droite au second tour. En outre, avec des projections allant de 240 à 297 sièges, la droite se positionne à la porte d’une majorité absolue, ce qui lui permettrait d’imposer un programme politique fort et cohérent sans nécessité de compromis majeurs.

La coalition de la gauche antinationale.

À 29%, la gauche est dans une position stratégique pour contester la domination de la droite. La coalition comporte des partis extrémistes et violents. À l’image de LFI ou du NPA. Nombreux de leurs candidats ont été condamné. Par exemple, pour des violences faites aux femmes ou bien l’incitation à la haine et apologie du terrorisme, entre autres.

La clé pour la gauche réside dans sa capacité à mobiliser non seulement son électorat traditionnel, par son opposition à « l’extrême droite », mais aussi à capter les voix centristes, encouragées par l’appel du centre à faire barrage à la droite. Cette coalition potentielle gauche-centre pourrait renverser la donne, surtout dans les circonscriptions où les résultats sont serrés.

La coalition du centre impuissant.

Avec 20% des voix, le centre se trouve dans une position pivot. Son appel, à soutenir la gauche, par le désistement dans les triangulaires (ou quadrangulaire), dans certaines circonscriptions est une manœuvre stratégique qui pourrait définir l’issue de l’élection. Le centre, en tant que modérateur politique, pourrait soit renforcer la gauche en lui offrant des alliances décisives, soit jouer le rôle de force d’équilibre, limitant la capacité de la droite à gouverner sans opposition significative. Le centre sera directement responsable de la majorité relative de la droite, et donc de l’instabilité gouvernementale.

Comment la droite peut gagner ?

Mobilisation des Abstentionnistes

La droite pourrait, encore, bénéficier d’un afflux d’électeurs abstentionnistes au second tour, ceux-ci étant potentiellement motivés par la promesse de stabilité et d’ordre. En effet, les tensions et les violences pourraient jouer en faveur de la droite, en amplifiant le désir d’ordre parmi les électeurs. Cependant, cela peut renforcer la mobilisation anti « extrême droite » de la gauche.

Élargissement de la base électorale

Pour obtenir la plus grande majorité possible, il est nécessaire de réussir à faire venir les électeurs de LR. Ceux qui ne sont suivis Ciotti avant le premier tour. De plus, il faut également réussir à faire venir les électeurs centristes vers le RN en cas de duel Gauche-Droite. Cela est possible. Évidemment, non par un vote d’adhésion, mais plutôt par un vote de barrage anti-gauche. La droite doit représenter l’ordre, la stabilité et la responsabilité face à une gauche violente et extrémiste. Il faut rassurer les électeurs par une image positive et rassurante. En fait, une image présidentiable. C’est ce qu’incarne déjà le duo Bardella-Le Pen, il faut aller plus loin et continuer sur cette voie.

Il faut ostraciser le NFP. Ce sont des personnalités condamnés pour des violences, pour incitation à la haine, incitation au meurtre. Les critiques qu’ils font contre « l’extrême droite » sont en réalité chez eux. Il faut critiquer les désistements des centristes, et des LR, au bénéfice de la NFP car le vrai danger c’est le NFP. C’est eux, la coalition violente, antisémite, anticapitaliste et extrémiste. Il faut donc construire un narratif de diabolisation du NFP, il faut un cordon sanitaire anti gauchiste.

Les élections législatives de cette année sont un tournant décisif pour la France. La droite apparaît comme un pôle d’attraction pour les électeurs en quête de stabilité, mais la gauche, avec l’appui potentiel du centre, peut encore changer la donne. La clé du second tour résidera dans la capacité des partis à mobiliser leurs bases et à convaincre les indécis, dans un contexte où chaque vote compte plus que jamais. La France se trouve à un carrefour politique, et les résultats du second tour détermineront non seulement la composition de l’Assemblée nationale mais aussi l’orientation future du pays.

Aujourd’hui, le risque de blocage institutionnel est réel. La majorité absolue n’est possible qu’en cas de coalition politique. Le bloc de gauche et le bloc centriste s’allient pour attaquer le bloc de droite. En 2022, il y avait déjà eu une majorité relative mais les oppositions ne s’étaient jamais alliées. Dans le contexte actuel, un gouvernement minoritaire est à la portée d’une motion de censure des députés. Ce qui explique le refus de Jordan Bardella de devenir premier ministre en cas de majorité relative. Nous pouvons nous attendre à une succession de gouvernements éphémères. C’est une situation courante dans les régimes parlementaires, comme en Italie. En revanche, la France y est peu habitué, et face à une ambiance tendue par des conflits ethniques et sociaux, cela laisse profiler une instabilité politique.

Reste une question, la majorité absolue du RN serait t elle une bonne chose pour 2027 ? En effet, une mauvaise cohabitation pourrait décevoir les électeurs, notamment les abstentionnistes qui se sont déplacés et ainsi être négatif pour le RN.

Matisse Royer (twitter)

Illustrations  : DR
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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4 réponses à “Législatives 2024. Comment la droite peut gagner ?”

  1. gautier dit :

    Si des bénis oui oui qui se plaignent de tous les excès de la vie aujourd’hui, finissent par écouter notre président véreux leur faire peur des pires malheurs s’il ne l’écoute pas !!! le pire !! ça marche ! les L.R devraient allez se pendre !!

  2. Brounahans l'Alsaco dit :

    Dans l’article on parle de « l’orientation future du pays » Parce qu’il y en a encore qui croient que cette orientation est définie par quelqu’un d’autre que l’oligarchie mondialisée ? Là on patauge dans le rêve, et à haute dose.

  3. Maury dit :

    Comment la droite peut ELLE gagner ?

  4. felger dit :

    la double nationalité est une déviation de l’esprit humain ,nous n avons qu’une seule mére et les meres porteuses sont une horreur scientifique

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