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Le monde du nationalisme breton, qui n’a toujours pas terminé sa crise de tiers-mondisme depuis, environ, 60 ans est majoritairement de gauche. Mais pas de cette gauche bretonne ouvrière et ruraliste qui aurait pu avoir une place en Bretagne mais plutôt de cette gauche woke et islamogauchiste copiée sur les caprices actuels de la gauche parisienne qui pense arriver au pouvoir en additionnant les minorités religieuses, ethniques et sexuelles. En gros, le vote féministe et le vote banlieue, ainsi que le vote «bobo-LGBTQ+++…»
Et cette gauche dévoyée a trouvé un nouvel os à ronger en la personne de Ferhat Mehenni, président du MAK, Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie. Celui-ci devait avant d’annuler sa participation, être l’invité d’honneur du prochain salon du livre de Carhaix, les 25 et 26 octobre prochains.
Indépendantiste kabyle, Ferhat Mehenni combat le FLN et le nationalisme islamo-arabe algérien. Or, par un curieux retour de l’Histoire, Alger est redevenue pour toute une gauche française influencée LFI, une sorte de Mecque de la lutte finale et du Tiers-Mondisme triomphant. Qu’importe que le FLN soit au pouvoir sans interruption depuis 1962, qu’importe le fait que la jeunesse algérienne quitte le pays en masse en raison de son sous-développement chronique, les islamo-gauchistes français et breton pensent qu’ils pourraient se promener en bas-résille et barbe de trois jours dans Alger, au bras d’une femme voilée, un drapeau breton, CGT et/ou palestinien sous le bras. Le tout dans un improbable combo sorti tout droit des fantasmes d’une fac de sociologie quelconque.
Une certaine gauche, autrefois fascinée par Moscou, Pékin ou La Havane est aujourd’hui obnubilée par Alger. Il est donc interdit de critiquer Alger. Ferhat Mehenni critique Alger, il doit être « effacé ». Comme Boualem Sansal. Autre problème : Ferhat Mehenni est francophile, ne voue pas une haine viscérale à l’Occident, ne fait pas la promotion de l’islamisme et de l’immigration et, pire encore dans le contexte actuel, est plutôt ami d’Israël et entretient un dialogue avec nombres de personnalités françaises classées à droite.
En clair : Ferhat Mehenni ne correspond pas à l’idée que les gauchistes, dans un vieux réflexe colonial, se font du « bon maghrébin »
C’est ce CV politiquement incorrect qu’a rappelé insidieusement le Bourguignon Patrice Marquand dans un article publié dans l’hebdomadaire en langue bretonne YA. Dans cet article, l’auteur accumule tous les poncifs de l’islamo-gauchisme actuel.
Depuis, les appels au boycott du salon du livre de Carhaix commencent à naître dans le mouvement nationaliste breton et dans les cercles gauchistes du Poher, la région de Carhaix. La grande peur de ce petit monde étant d’être soupçonné de collusion avec l’extrême-droite par un comité vigilance anti-fasciste quelconque. Ca fait 80 ans que ça dure et l’Emsav n’en sort pas, et ce depuis l’épisode Breiz Atao qui a pris fin en 1945 !
Mais revenons aux Kabyles : il fut un temps où la Bretagne et « l’Emsav » (le mouvement nationaliste breton dans son ensemble) soutenait le combat des Kabyles contre l’islamisation et l’arabisation à marche forcée de l’Algérie et du Maghreb en général et saluait les convergences de vue et de culture entre le monde kabyle et les Bretons.
Mais ça c’était avant la vague woke, islamo-gauchiste et frifri Palestaïne. Avant le Grand Délire. Aujourd’hui, certains militants bretons de gauche appellent au boycott d’une personnalité aussi respectée et combattante que Ferhat Mehenni. Gant ar vezh !
Illustration : Agence de presse SIWELL
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.
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4 réponses à “Salon du livre de Carhaix : Les islamo-gauchistes se paient le militant Kabyle Ferhat Mehenni, président d’honneur”
Honte à cette gauche qui montre une fois de plus ses accointances avec le milieu islamiste prête à accepter le port du voile dans l’espace public, le halal à la cantine, plaidant pour débaptiser d’un autre côté les noms des congés scolaires, les noms de rues Trop « chouans », invibilisant les films trop » cathos » et j’en passe.
Une laïcité à échelle variable en sorte pour satisfaire un électorat » racise » qui se sert de cette gauche mais qui au fond la méprise.
Empêcher la venue de ce militant kabyle au salon du livre de Carhaix prouve bien que ces « nationalistes bretons » sont manipules et restent les idiots utiles de l’islam conquérant
Lamentable ! Il faut dire aussi que le MAK (et les Kurdes) ont en la personne de BHL un allié encombrant et que le régime algérien était dans certains milieux perçu comme anti-impérialiste bien avant le wokisme.
Je suis un des éditeurs qui tient un stand au salon du livre de Carhaix et je suis soulagé que Ferhat Mehenni ait jeté l’éponge. Je suis nationaliste breton et, en tant que tel je défends un droit sacré, celui de TOUS les peuples à disposer d’eux-mêmes. Les considérations géopolitiques ne m’intéressent pas. J’ai édité une Histoire de la Kabylie (l’auteur n’est pas « tendre » avec le pouvoir algérien), une Histoire du Kurdistan, de l’Ecosse, de la Corse, de la Catalogne etc. Toujours en tant que nationaliste, je suis francophobe or F. Mehenni est un ultra francophile et un soutien indéfectible d’Israël, il n’avait pas sa place à Carhaix. Inutile de répondre à mon commentaire, je n’ai que faire de la polémique. J’ai 74 ans, mes convictions sont bien ancrées et je ne risque pas de changer d’idées.