L’annonce de l’abandon du chantier du nouveau musée de la préhistoire par le maire franchement élu de Carnac Alexandre Lanoë fait couler beaucoup d’encre. Après le président de Golfe du Morbihan Vannes agglomération et maire de Vannes David Robo qui a fait part de sa « vive inquiétude », c’est le préfet du Morbihan qui met les pieds dans le plat et « souhaite rappeler plusieurs points de vigilance qui doivent être pris en considération avant toute prise de décision. »
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4 réponses à “Abandon du musée de la préhistoire à Carnac : « il va falloir rembourser les aides ! » dit le préfet”
C’est vrai que pour les électeurs de Carnac, un choix entre « divers, divers et divers » en gros, la droite bourgeoise – ils ont élu le plus joli garçon, à défaut d’autre chose. De toute façon y a que des résidences secondaires à Carnac.
Nous avions un maire exceptionnel , d’ailleurs je connais plusieurs personnes qui ne sont pas allés voter pensant qu’il serait réélu facilement . L’annonce de l’arrêt du projet par le nouveau maire est maladroite sur la forme et surement bien plus problématique sur le fond.
A Carnac, la macronie contre la macronie, une question de rivalité de personnes ?
Le maire de Carnac, nouvellement élu, mayennais, ex-adjoint au maire de Laval, ex-conseiller départemental du 53 est un nouveau venu dans le landerneau politique local. Il a monté une liste constituée notamment de dissidents de l’équipe du maire sortant.
Est-ce bien le mayennais qui a monté cette liste dans un pays breton réputé rétif aux nouveaux arrivants ? Le véritable instigateur ne serait-il pas un éphémère vice-président d’Auray Quiberon Terre Atlantique (AQTA), la communauté de communes à laquelle appartient Carnac ?
C’est une hypothèse, peut-être aussi de la politique fiction, sauf que…
Fin juriste, entrepreneur dans l’immobilier, ce dernier a quitté subitement la vie politique carnacoise fin 2020 après avoir été pendant un mandat durant premier maire-adjoint (de 2014 à 2020) du maire sortant battu et c’est lui qui a mis le coup de grâce à la majorité sortante en publiant sur les réseaux deux jours avant le vote un entretien avec une administratrice du Musée du Louvre-Lens, entretien dans lequel celle-ci reprochait au projet du Musée de la Préhistoire carnacois son amateurisme.
Or, le début des travaux avait été prévu pour le lundi 16 mars 2026, le demain du premier tour des municipales. Le permis de construire avait été délivré début 2025 et l’autorisation était définitive, purgée des recours.
Les reproches énoncés au projet ne datent donc pas des municipales, mais ils n’ont émergé qu’à la veille de cet instant démocratique, ils se sont intensifiés pendant l’entre-deux-tours transformant le second tour en une consultation locale, pour ou contre le musée.
Pourtant, les défauts du projet sont connus :
– Pas de stationnement à proximité immédiate de l’équipement, pas même de places pour les handicapés ;
– Un sous-sol réserve pour entreposer les collections alors que la pluie en Bretagne n’est pas qu’une vue de l’esprit et le terrain se situe sur un point bas ;
– Pas de belvédère (une cerise sur le gâteau, il est vrai) ;
– Une salle d’exposition temporaire susceptible de ne pas répondre aux attentes d’une exploitation sur le long terme et donc d’en gréver son attractivité ;
– Un coût pesant sur les budgets de fonctionnement à venir de la commune ;
– Le fruit d’un caprice, illustration de l’égo surdimensionné de l’ancien maire qui s’est rêvé maire-bâtisseur ;
…
Pourquoi ces objections n’ont-elles jamais fait l’objet d’une mobilisation citoyenne et politique avant les élections municipales ? La macronie serait-elle perverse narcissique ?…
Il faut se pencher sur l’historique du dossier car l’ancien conseiller municipal délégué en charge du suivi du projet de Musée dans la majorité municipale sortante, aujourd’hui conseiller d’opposition, avait initialement remis en cause son emplacement.
Bizarrerie schizophrénique de la macronie locale qui laisse un sceptique porté un projet crucial pour l’avenir du territoire. Le vers est dans le fruit.
Le premier acte du nouveau maire, la première décision, visible sur le site de la mairie est de donner une délégation de signature au 4e adjoint au maire pour ce dossier épineux, le fameux ex-premier adjoint de l’ancien maire. Décision n°7 de l’année 2026 émaillée d’une sublime erreur matérielle, le maire n’ayant pas été élu en qualité d’adjoint au maire… lapsus révélateur d’un maire plus maire-adjoint avant de trouver une nouvelle ambition… ou de se faire chasser par un ambitieux en sommeil… peut-être déjà en embuscade. Encore de la politique fiction ! Dans tous les cas, le 4e adjoint va pouvoir déconstruire ce que son ex-mentor, son ex-colistier, son ex-tête de liste, peut-être aussi son ami de trente ans…, a construit.
Au final, la macronie, lorsqu’elle se décompose, agit comme un poison sur le bien commun en général et, s’agissant du Bien de l’UNESCO et des êtres humains en particulier, elle les manipule, les affiche et les jette du jour au lendemain…
« S’opposer au nouveau musée, ce n’est pas faire preuve de prudence budgétaire, c’est prendre le risque de voir le label UNESCO être dégradé ou perçu comme une coquille vide. Un site mondial sans un centre d’interprétation à la hauteur de ses collections serait une anomalie internationale. On ne gère pas un site de classe mondiale avec des infrastructures de village. L’arrêt du projet serait un signal désastreux envoyé à l’UNESCO, aux partenaires financiers et institutionnels », Cyrille Chaigneau, sur le site des Vaisseaux de pierres (https://lesvaisseauxdepierres-carnac.fr/lettre-ouverte-aux-carnacoises-aux-carnacois-et-a-ceux-qui-aspirent-a-diriger-notre-commune/)