Tro Bro Leon 2026 : l’enfer breton prêt à rugir, entre ribinou et ambitions françaises

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Le Tro Bro Leon revient le 10 mai 2026 avec ce qui fait sa singularité depuis plus de quarante ans : une course rude, imprévisible, profondément enracinée dans le Finistère. Pour cette 42e édition, l’épreuve reste fidèle à son ADN, mêlant chemins de terre, poussière et stratégie, sur un parcours de 202,1 kilomètres tracé autour de Lannilis.

Un parcours toujours plus exigeant, fidèle à l’esprit des ribinou

Comme le veut la tradition instaurée par son fondateur Jean-Paul Mellouët, le tracé est inédit. Et une fois encore, il promet de faire des dégâts. Les coureurs devront affronter 29 ribinou – ces chemins agricoles typiques du Léon – pour un total de 34 kilomètres hors bitume.

Parmi les nouveautés, le ribin de Messoudal’ch, à Porspoder, fera son apparition pour la première fois dans ce sens de course. Long de 1,6 km, il pourrait déjà commencer à étirer le peloton. Autre évolution notable : le ribin du Cosquer, à Saint-Pabu, proposé dans une version plus complète et plus exigeante, avec 800 mètres en faux plat montant.

Le point le plus redouté du parcours se situera à la pointe Saint-Mathieu, avec le ribin du Keryel, long de 2,3 km et classé parmi les plus difficiles. À cela s’ajoute un enchaînement stratégique dans le final : deux passages sur la ligne à Lannilis, avec une première boucle à 45 km de l’arrivée, puis une dernière à 12,8 km du but.

Le ribin de Kerdraon, classé quatre étoiles, pourrait bien servir de juge de paix. C’est souvent là que les favoris se découvrent, voire explosent. Et comme souvent sur le Tro Bro Leon, une attaque bien sentie dans ces chemins peut suffire à faire basculer la course.

Un plateau relevé avec des ambitions françaises affirmées

La liste des engagés commence à prendre forme et elle confirme l’attractivité grandissante de l’épreuve. Le tenant du titre Bastien Tronchon sera au départ avec une ambition claire : réussir un doublé, ce qui n’a plus été réalisé depuis plus de vingt ans.

Face à lui, plusieurs prétendants solides. Hugo Hofstetter, vainqueur en 2022, revient avec l’envie de renouer avec la victoire. Clément Venturini, deuxième en 2024, arrive en forme après un succès récent et semble prêt à franchir un cap. Même logique pour Pierre Gautherat, régulier sur l’épreuve et désormais habitué aux podiums.

Côté outsiders, Benoît Cosnefroy et Axel Zingle tenteront de faire mieux que lors de leurs précédentes participations. Tous deux ont les qualités pour briller sur ce type de terrain, à condition d’éviter les pièges.

La présence du champion du monde de gravel Florian Vermeersch confirme également l’évolution du Tro Bro Leon, devenu une référence pour les spécialistes des terrains mixtes. Son profil pourrait parfaitement s’adapter aux exigences bretonnes.

Enfin, le public local aura les yeux tournés vers Clément Alleno, champion de Bretagne de cyclo-cross, qui connaît parfaitement ces chemins et pourrait créer la surprise.

Une fête populaire et enracinée dans le territoire

Au-delà de la course professionnelle, le Tro Bro Leon reste une épreuve profondément ancrée dans son territoire. La veille, le 9 mai, les amateurs auront eux aussi droit à leur part d’aventure, avec plusieurs parcours adaptés à tous les niveaux, sur route comme en gravel.

Des tracés de 34 à 150 kilomètres en cyclisme, et jusqu’à 147 kilomètres en gravel, permettront de découvrir les ribinou dans des conditions proches de celles des professionnels. Une immersion totale dans ce que certains appellent, non sans raison, « l’Enfer de l’Ouest ».

L’arrivée d’un partenaire majeur comme le CIC vient par ailleurs renforcer la structure de l’épreuve, sans en altérer l’identité. Une course populaire, exigeante, qui a su préserver son caractère unique dans un calendrier de plus en plus standardisé.

Le 10 mai prochain, entre terre, pierre et vent d’Iroise, le Tro Bro Leon devrait une nouvelle fois rappeler pourquoi il est l’une des courses les plus atypiques – et les plus respectées – du cyclisme international.

Crédit photo : DR
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3 réponses à “Tro Bro Leon 2026 : l’enfer breton prêt à rugir, entre ribinou et ambitions françaises”

  1. philippe dit :

    Bonjour,
    Quel est le rapport en le chiffre 34 et le Finistère ?

  2. RAYMOND NEVEU dit :

    Très bonne question…il peut répondre (Francis Blanche et son pote !). 34 c’est kabbalistique car 3+4=7 chiffre sacré. Ribinoù ce sont des chemins en zone sudiste vers Quimper on dirait pinojenn (pinojennù)!
    Prends en de la graine Brulu c’est Yamamoto qui te recommande un complément d’instruction!

  3. RAYMOND NEVEU dit :

    Entre nous Brulu c’est purement amical! juste que parfois il y a des courants d’air même si on croise des variantes de mutations selon les pays…Francis Favereau a repéré certains coins. Francis a fait un super travail. Yamamoto alias… est un peu dur mais un prof à l’ancienne. Si Yamamoto cache son nom je n’ai pas à dire qui est Yamamoto…

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