Cryptographie sur ADN : une avancée scientifique majeure testée en conditions réelles

Publicité

Une équipe de chercheurs franco-japonais vient de franchir une étape significative dans le domaine de la cybersécurité. En s’appuyant sur les propriétés de l’ADN, ils ont développé une méthode de chiffrement inédite permettant de sécuriser des communications sensibles, quelle que soit la distance entre les interlocuteurs. Cette innovation, encore en phase de validation scientifique, a été testée pour la première fois en conditions réelles lors d’un déplacement officiel au Japon.

Une réponse aux limites actuelles du chiffrement

Aujourd’hui, la majorité des systèmes de chiffrement repose sur des modèles dits « conditionnels ». Leur sécurité dépend en grande partie de la capacité des ordinateurs à résister à des tentatives de décryptage, ce qui les rend potentiellement vulnérables à long terme, notamment face aux progrès de la puissance de calcul.

Il existe bien des méthodes dites « inconditionnelles », comme le chiffrement à usage unique (One-Time Pad), théoriquement inviolable. Mais leur mise en œuvre pose un problème concret : il est extrêmement difficile de générer et de partager des clés parfaitement aléatoires, surtout à grande distance.

C’est précisément sur ce point que la nouvelle approche basée sur l’ADN entend apporter une solution.

L’ADN comme support de clés cryptographiques

Le principe repose sur l’utilisation de séquences d’ADN synthétiques. Composées de quatre bases chimiques (A, T, C et G), ces molécules peuvent être produites de manière aléatoire, puis dupliquées à l’identique.

Les chercheurs ont ainsi mis au point un système où deux correspondants disposent chacun d’une copie identique d’un ensemble d’ADN. Grâce à des technologies de séquençage, ces fragments sont ensuite traduits en clés numériques binaires, utilisées pour chiffrer et déchiffrer les messages.

Ce procédé permet de générer des clés longues, parfaitement aléatoires, et surtout identiques entre l’expéditeur et le destinataire, sans dépendre de la distance qui les sépare.

Une sécurité renforcée face aux interceptions

L’un des atouts majeurs de cette méthode réside dans sa robustesse face aux tentatives d’interception. Le système repose sur le fait que chaque séquence d’ADN n’existe qu’en deux exemplaires. Toute tentative de copie ou d’altération laisse des traces détectables.

Ainsi, si une clé est partiellement interceptée ou manipulée, elle devient inutilisable. Les correspondants peuvent alors immédiatement identifier une anomalie et abandonner son usage.

Cette approche permet d’atteindre un niveau de sécurité théorique jusqu’ici réservé à certaines technologies quantiques, tout en s’appuyant sur des procédés physico-chimiques maîtrisés.

Des perspectives stratégiques à long terme

Au-delà de la démonstration technologique, les applications potentielles sont nombreuses. Cette méthode pourrait être utilisée pour sécuriser des communications diplomatiques, militaires ou scientifiques particulièrement sensibles.

Elle ouvre également des perspectives dans des contextes extrêmes, comme les communications spatiales, où la distance rend les systèmes actuels plus complexes à mettre en œuvre.

Autre avantage notable : l’ADN offre une capacité de stockage exceptionnelle. Quelques milligrammes suffisent pour contenir des volumes de données colossaux, avec une stabilité pouvant atteindre plusieurs millénaires dans de bonnes conditions.

Une innovation encore en cours d’évaluation

Ces travaux, menés notamment par le CNRS en collaboration avec plusieurs institutions françaises (dont IMT Atlantique) et japonaises, font actuellement l’objet d’une prépublication et n’ont pas encore été validés par une revue scientifique à comité de lecture.

Ils s’inscrivent toutefois dans une dynamique plus large de recherche sur les nouvelles formes de cryptographie, à l’heure où les enjeux de souveraineté numérique et de protection des données deviennent centraux.

Si la technologie tient ses promesses, elle pourrait bien marquer une rupture dans la manière dont les communications sensibles sont sécurisées à l’échelle mondiale.

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

Les commentaires sont fermés.

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Sociétal

Surveillance des messageries : Chat Control passe au Parlement européen, un guide pour s’en protéger

Découvrir l'article

Economie

Cabinets comptables : 63 % des entreprises utilisent déjà l’IA pour les challenger

Découvrir l'article

Environnement

Avant de paver les côtes bretonnes d’éoliennes en mer : l’état des connaissances scientifiques reste troué

Découvrir l'article

BREST, Economie, QUIMPER

Le Centre de gestion du Finistère épinglé par la Chambre régionale des comptes : le Département répond

Découvrir l'article

Environnement

Mayotte : des chercheurs découvrent un site unique d’hydrates de CO2 au fond de l’océan Indien

Découvrir l'article

RENNES

Rennes : les données professionnelles de 5 500 agents de la métropole volées lors d’une cyberattaque

Découvrir l'article

Sociétal

La DGSE en campagne de recrutement : plus de 250 métiers ouverts, du cyber aux langues rares

Découvrir l'article

Informatique, Sociétal

IA : pourquoi Claude (Anthropic) s’impose face à ChatGPT (OpenAI) dans le monde professionnel

Découvrir l'article

Environnement, Santé

Prix de l’inventeur européen 2026 : le Breton Franck Zal en finale grâce à son ver marin qui révolutionne la greffe d’organes

Découvrir l'article

Sociétal

I-Média revient sur le piratage de l’Agence nationale des titres sécurisés et l’éviction d’Olivier Nora chez Grasset

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.