Maure-de-Bretagne (35) : la Fondation Brigitte Bardot part en croisade contre un salon du chiot à l’hippodrome

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La Fondation Brigitte Bardot (FBB) a ouvert un nouveau front en Bretagne. Dans un courrier adressé au président de l’Hippodrome de Maure-de-Bretagne, en Ille-et-Vilaine, son représentant Daniel Raposo réclame l’annulation pure et simple du salon « expo/vente de chiots, chatons et NAC » prévu les 4 et 5 juillet 2026 sur le site, et demande à l’établissement de s’engager publiquement à ne plus jamais accueillir ce type d’événement. L’organisation s’appuie sur un précédent obtenu quelques jours plus tôt auprès d’un club de rugby du Pays basque.

Une offensive directement inspirée du cas biarrot

Le mode opératoire est désormais rodé. Mi-juin, la FBB avait visé le Biarritz Olympique, qui louait son stade Aguilera à un organisateur de salon du chiot pour le week-end des 20 et 21 juin. Dans un communiqué du 18 juin, le club basque expliquait ne pas pouvoir revenir sur un contrat de location signé plusieurs mois à l’avance et avait donc maintenu l’événement, tout en assurant avoir vérifié le respect des obligations légales. Mais le club ajoutait surtout, pour l’avenir, qu’il ne souhaitait plus accueillir ce type de salon, position présentée comme définitive.

C’est précisément ce ralliement que la Fondation cherche à reproduire à Maure-de-Bretagne, en invitant noir sur blanc le président de l’hippodrome à « prendre une décision forte » et à publier un communiqué calqué sur celui du club basque.

Ce que reproche la Fondation à ces salons

L’argumentaire de la FBB s’inscrit dans un combat plus ancien. L’organisation rappelle avoir obtenu, avec la loi du 30 novembre 2021, la fin de la vente d’animaux de compagnie en animalerie — une interdiction qui, selon elle, a néanmoins laissé subsister une faille pour les salons et foires. Deux propositions de loi visant à interdire ces salons ont depuis été déposées à l’Assemblée nationale, l’une portée par le député Ian Boucard en 2024, l’autre par Corinne Vignon en 2026.

Pour la Fondation, ces manifestations transforment l’animal en produit de consommation et encouragent les achats « coups de cœur ». Daniel Raposo dénonce des conditions qu’il dit avoir constatées sur de nombreux salons : animaux manipulés à longueur de journée, parfois en pleine canicule, certificats d’engagement et de connaissance antidatés par les exposants, facilités de paiement proposées, eau et nourriture absentes des enclos. La Fondation pointe aussi le calendrier, à la veille des départs en vacances, période traditionnellement associée aux abandons, alors que les refuges bretons regorgent déjà de chiens et de chats en quête d’adoption.

Une bataille loin d’être tranchée

Du côté des organisateurs, le discours est diamétralement opposé. Le salon de Maure-de-Bretagne est présenté comme l’œuvre d’un groupement d’éleveurs « passionnés, bienveillants et responsables », travaillant avec des élevages déclarés et conformes à la réglementation, sous la supervision d’un vétérinaire référent chargé de veiller au bien-être animal. Les professionnels du secteur rappellent que le certificat d’engagement et son délai de réflexion de sept jours sont obligatoires et encadrés par la loi.

À ce stade, l’Hippodrome de Maure-de-Bretagne n’a pas fait connaître publiquement sa position, et le salon demeure programmé. Reste à savoir si l’établissement breton suivra l’exemple biarrot ou maintiendra l’événement, dans un dossier où s’affrontent la pression croissante des organisations animalistes et la défense d’une filière d’élevage qui se dit, elle aussi, soucieuse du bien-être des animaux.

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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