Ayant achevé de repasser toute la lessive rapportée de mon périple dans les Balkans, je gagnai le bar des Brisants, à la pointe de Léchiagat, dans l’espoir d’y trouver quelque délassement. La mer était presque étale. Au-delà du port du Guilvinec, l’archipel des Étocs dessinait sur l’horizon sa modeste géographie de granit, battue depuis des siècles par les vents et les marées, sans réclamer ni subvention ni planification pluriannuelle.
Mon repos fut de courte durée. Une petite confrérie de dames d’âge mûr venait d’abandonner devant l’établissement des bicyclettes d’un jaune éclatant. Leurs cheveux, bleus pour les unes, verts pour les autres, les désignaient comme les vestales d’une religion contemporaine dont la liturgie consiste à se distinguer du commun jusque dans le choix de la teinture. Elles contemplaient les Étocs avec cette assurance particulière aux gens qui, n’ayant jamais commandé un bateau, cultivé un champ, construit un mur ni produit quoi que ce soit de leurs mains, se sentent néanmoins appelés à réorganiser l’existence matérielle de leurs contemporains.
L’une d’elles imagina tout haut que ces îlots recevraient admirablement les nouvelles générations d’éoliennes géantes. Ses compagnes opinèrent avec enthousiasme. Elles voyaient déjà les mâts s’élever au large, le port alimenté par un vent inépuisable, les automobiles roulant toutes à l’électricité vertueuse et les centrales nucléaires enfin fermées, comme autant de temples maudits d’une civilisation coupable.
À les entendre, des machines hautes de deux cents mètres ne défigureraient nullement le paysage. Elles l’embelliraient par la grâce de leur mission climatique. L’industrie est donc laide lorsqu’elle produit de l’acier, du ciment, des automobiles ou de l’électricité nucléaire ; elle devient poésie dès qu’elle dresse des aérogénérateurs subventionnés dans la mer.
Un ancien patron-pêcheur, assis non loin de là, finit par intervenir. J’étais trop éloigné pour entendre le détail de l’algarade, quoique le ton dispensât de sous-titres. L’homme ne goûtait guère l’idée de voir l’entrée du port hérissée d’immenses éoliennes. Il déclara même, suprême blasphème, qu’il préférerait encore une centrale nucléaire à Plogoff plutôt que ces épouvantails industriels semés jusqu’au large du Guilvinec.
La querelle fut vive et brève. Les dames repartirent sur leurs bicyclettes couleur de poussin, le marin quitta le bar, et les Étocs retrouvèrent leur antique indifférence aux sottises humaines.
Je revenais des Balkans, où l’écologisme politique n’a pas encore pris la forme de cette affection bourgeoise qui, chez nous, accable les pêcheurs, les paysans, les artisans et les habitants des campagnes au nom d’une nature abstraite. Là-bas, on sait encore que l’électricité doit être produite, que l’eau doit être captée, que les forêts doivent être entretenues et que les routes ne se construisent point avec de bons sentiments. Ici, une partie des classes tertiaires s’imagine que le monde matériel fonctionne par décret, entre deux colloques sur la sobriété heureuse.
La scène des Brisants résumait assez bien le malentendu français. Les écologistes prétendent défendre les paysages tout en acceptant de les couvrir de machines gigantesques. Ils dénoncent l’artificialisation du monde, puis transforment des côtes entières en zones industrielles. Ils veulent protéger les oiseaux, sauf lorsque ceux-ci rencontrent les pales de leurs moulins. Ils célèbrent la proximité, tout en soumettant les régions à des plans conçus dans les bureaux parisiens et bruxellois.
L’État entend aujourd’hui relancer le nucléaire après avoir méthodiquement affaibli la filière pendant plusieurs décennies. Cette ruine ne fut pas le résultat d’une mystérieuse fatalité administrative. Les écologistes y prirent une part décisive. Minoritaires dans les urnes, ils surent monnayer leur présence dans les coalitions de gauche et obtenir, en échange de quelques circonscriptions ou de leur soutien parlementaire, l’abandon de projets, la fermeture de réacteurs, l’interruption de programmes de recherche et le dépérissement de compétences industrielles patiemment acquises.
Superphénix, Fessenheim, l’abandon progressif de toute ambition en matière de surgénération et les hésitations imposées à la construction de nouveaux réacteurs furent autant de gages offerts à une formation politique qui n’avait jamais reçu du peuple mandat pour désarmer énergétiquement le pays. La fermeture de Fessenheim eut même cette vertu pédagogique de montrer qu’un équipement industriel parfaitement réel pouvait être sacrifié à un accord électoral parfaitement dérisoire.
Le préjudice ne se mesure pas seulement en milliards d’euros. Une filière industrielle ne se range pas dans un tiroir pour être rouverte vingt ans plus tard. Elle repose sur des ingénieurs, des soudeurs, des chaudronniers, des bureaux d’études, des entreprises sous-traitantes et une expérience transmise de génération en génération. En affaiblissant le nucléaire, les écologistes ont rompu une chaîne technique, renchéri notre énergie, accru notre dépendance et contraint l’État à reconstruire dans l’urgence ce qu’il avait détruit par complaisance politicienne.
La France doit désormais financer la relance de l’atome tout en développant parallèlement des milliers d’éoliennes terrestres et maritimes afin de ne point froisser les anciennes puissances de veto écologistes. Six nouveaux réacteurs représenteraient environ 80 milliards d’euros. Les aides aux énergies renouvelables atteignent déjà plusieurs milliards chaque année, tandis que le soutien public aux futurs parcs éoliens en mer se comptera en dizaines de milliards. La France, qui ne sait plus équilibrer ses comptes, entretenir ses ponts ou faire fonctionner convenablement ses hôpitaux, se paie ainsi deux politiques énergétiques à la fois.
L’une est indispensable : la reconstruction d’une puissance nucléaire capable de garantir une électricité abondante, pilotable et décarbonée. L’autre sert surtout à acquitter la dîme idéologique due aux Verts, aux industriels de l’intermittence et aux collectivités qui ont pris goût aux rentes du vent. Le contribuable finance d’abord les moyens de produire lorsque le vent ne souffle pas, puis les machines qui ne produisent que lorsqu’il consent à souffler.
La politique énergétique française ressemble ainsi à un équipage qui réparerait son navire tout en perçant de nouveaux trous dans la coque pour ménager ceux qui détestent la navigation.
Ce dualisme n’est pas une doctrine. Il est un marchandage. On construit du nucléaire pour que le pays continue de fonctionner et de l’éolien pour que les écologistes continuent de se croire indispensables.
Il importe ici de distinguer l’écologie de l’écologisme. L’écologie est d’abord une science des milieux, des équilibres et des relations entre les êtres vivants. Elle peut aussi désigner le souci légitime de préserver les sols, les eaux, les forêts, la faune, les paysages et la santé des hommes. L’écologisme est autre chose. C’est une idéologie politique qui s’est emparée de ces préoccupations pour promouvoir une vision générale de la société.
Cette idéologie s’est développée à gauche, ou plus exactement dans les décombres du gauchisme des années 1960 et 1970. Lorsque le prolétariat occidental refusa obstinément de faire la révolution, une partie de l’extrême gauche se mit en quête de nouveaux sujets historiques. Elle trouva successivement les minorités, les immigrés, les femmes, les animaux et finalement la planète. La lutte des classes devint lutte contre le climat, contre la croissance, contre l’industrie, contre la consommation et, au bout du compte, contre l’homme lui-même, présenté comme un parasite pullulant sur une Terre innocente.
L’écologisme politique ne se contente donc pas d’aimer les arbres. Il transporte avec lui un vieux fonds de ressentiment contre la société technique, la prospérité, la propriété, la transmission et les libertés ordinaires. Il ne veut pas seulement protéger. Il veut interdire, taxer, rationner, surveiller et rééduquer.
Le vocabulaire change, la disposition d’esprit demeure. Hier, il fallait nationaliser les moyens de production. Aujourd’hui, il convient de réglementer les moyens d’existence. La chaudière, le véhicule, le logement, le repas, le voyage, le chauffage, la climatisation et jusqu’au nombre d’enfants deviennent des objets de délibération administrative. Le commissaire politique a troqué la casquette contre le gilet sans manches et le plan quinquennal contre le bilan carbone.
Cette écologie par la norme frappe d’abord ceux qui ne peuvent y échapper. Le cadre supérieur parisien prend le train à grande vitesse, télétravaille dans son appartement rénové et se donne une conscience en achetant des légumes biologiques. L’aide-soignante qui habite à quarante kilomètres de son emploi doit conserver sa voiture. L’artisan possède une camionnette. Le paysan travaille avec un tracteur. Le pêcheur brûle du gazole pour gagner sa vie. C’est à eux que l’on explique qu’ils vivent au-dessus de leurs moyens écologiques.
L’expression d’« écologie punitive » s’est imposée parce qu’elle décrit exactement l’expérience du pays réel : les coûts sont supportés par ceux qui travaillent, tandis que les vertus sont proclamées par ceux qui administrent.
La même responsabilité apparaît dans la guerre menée contre les réserves d’eau destinées à l’agriculture. Depuis des années, les mouvements écologistes s’opposent à des retenues permettant de recueillir, pendant les saisons humides, une partie de l’eau disponible afin de la rendre accessible au cœur de l’été. Ils ont forgé pour ces ouvrages le terme menaçant de « mégabassines », comme s’il s’agissait de piscines somptuaires creusées pour l’agrément de quelques hobereaux ruraux.
Ces réserves peuvent naturellement faire l’objet de discussions techniques. Leur implantation, leur alimentation, leurs dimensions et les règles de partage de l’eau doivent être examinées avec soin. Les ressources souterraines ne sont pas infinies et toute mauvaise installation peut aggraver un déséquilibre local. L’écologisme ne discute pourtant guère : il condamne en bloc.
Il préfère souvent voir des cultures dépérir, des exploitations disparaître et des denrées agricoles importées de pays moins regardants plutôt que d’admettre que l’eau puisse être aménagée, stockée et répartie par l’intelligence humaine. Il exige une agriculture française sans irrigation, puis tolère que les mêmes produits arrivent d’Espagne, du Maroc ou d’Amérique du Sud, après avoir consommé ailleurs une eau dont personne ne vérifie plus les conditions d’usage.
Là encore, la doctrine l’emporte sur le réel. Le paysan qui souhaite arroser ses récoltes devient un accapareur du bien commun. Le militant urbain qui vient détruire une canalisation ou affronter les gendarmes s’érige, lui, en gardien du vivant. Le résultat est pourtant fort simple : moins d’eau disponible en été, moins de production française, davantage d’importations et des campagnes toujours plus dépendantes de décisions prises loin d’elles.
Le même esprit se retrouve dans l’opposition aux organismes génétiquement modifiés, à certaines infrastructures, à la climatisation, à la gestion forestière et parfois même au débroussaillement. Le réel oppose cependant aux doctrines ses réponses brutales. Une forêt qui n’est plus entretenue brûle. Une eau qui n’est pas stockée manque en été. Une population vieillissante privée de climatisation meurt pendant les canicules. Une industrie sans énergie disparaît.
Les incendies récents ont ainsi révélé une étrange inversion. Les mêmes responsables qui avaient multiplié les obstacles à l’entretien des massifs, combattu les retenues d’eau et réduit toute catastrophe au changement climatique ont désigné leurs adversaires comme des « pyromanes ». Le feu réel devenait aussitôt une métaphore électorale. L’incendie n’était plus un sinistre à combattre par des hommes, des avions, des pistes, des citernes et une politique forestière ; il devenait une occasion de dénoncer le capitalisme, les riches, les automobilistes et la droite.
Marine Tondelier a poussé la comédie jusqu’à réclamer une nouvelle nuit du 4 août pour abolir les « privilèges climatiques ». Aux privilèges de naissance succéderaient les jets privés, les yachts, les actions de TotalEnergies et les plateaux de télévision climatisés. La Révolution française elle-même est désormais sommée de fournir des accessoires à la communication écologiste.
Il existe assurément des fortunes arrogantes, des entreprises habiles à contourner l’impôt et des comportements somptuaires qui prêtent le flanc à la critique. Seulement l’objectif n’est plus ici d’établir une politique fiscale précise. Il s’agit de désigner des coupables et de fabriquer une morale de guerre. Les uns brûleraient la planète ; les autres incarneraient les victimes vertueuses. Cette dramaturgie permet ensuite de justifier l’impôt climatique, l’interdiction climatique, la surveillance climatique et, pourquoi pas, la censure climatique.
La présidente des Écologistes a d’ailleurs envisagé les moyens de fermer le réseau X. La tentation n’a rien d’accidentel. L’écologisme politique entretient depuis longtemps un rapport ombrageux à la liberté. Il supporte mal que les hommes puissent choisir des modes de vie, des opinions ou des sources d’information contraires à ses prescriptions. L’urgence planétaire dispense commodément du débat. Puisque le monde brûle, toute objection devient complicité avec l’incendiaire.
Une autre mutation s’est produite à mesure que l’écologie politique se fondait dans les combats féministes et intersectionnels. Elle est devenue une sorte de gynocratie militante, non parce que les femmes y seraient simplement nombreuses, ce qui ne constituerait en soi ni un défaut ni même un sujet, mais parce qu’elle a adopté une lecture sexuée de la catastrophe écologique.
L’ennemi n’est plus seulement l’industrie, la croissance ou la technique. C’est l’homme en général, et le sexe mâle en particulier.
Dans cette mythologie, la planète serait victime d’un principe masculin associé à la conquête, à la domination, à la puissance, au risque et à la démesure. Le mâle européen, blanc de surcroît, concentrerait en lui l’hubris qui creuse les montagnes, maîtrise les fleuves, fend l’atome, construit des villes, lance des fusées et consume le monde. À cette virilité prométhéenne, l’écoféminisme oppose une féminité supposée pacifique, circulaire, frugale, maternelle et accordée aux rythmes de la Terre.
Cette opposition doit davantage au catéchisme qu’à l’histoire. Les femmes consomment, voyagent, administrent, entreprennent et participent à la société technique autant que les hommes. Les civilisations ne furent jamais bâties par un sexe contre l’autre, mais par leur coopération, leurs rivalités et la continuité des générations. La fable demeure néanmoins politiquement utile : elle permet d’ajouter à la culpabilité écologique une culpabilité masculine, puis de présenter toute volonté de puissance, toute conquête scientifique et toute maîtrise de la nature comme les symptômes d’une pathologie virile.
On comprend dès lors pourquoi l’écologie politique combat moins les pollutions concrètes qu’un certain type humain. Elle se défie du bâtisseur, du marin, de l’ingénieur, du paysan qui transforme son sol, de l’ouvrier qui produit, du père qui transmet et de l’explorateur qui repousse les frontières. Elle leur préfère l’homme blanc repentant, sobre, surveillé, débarrassé de son désir de conquête et prié de s’excuser de peser sur le monde. Quant aux hommes d’autres couleurs de peau, ils peuvent agir comme bon leur semble.
L’écologisme devient ainsi anti-prométhéen jusque dans son anthropologie. Il ne reproche pas seulement à l’homme de mal employer sa puissance. Il lui reproche de vouloir être puissant. C’est en cela qu’il est profondément réactionnaire : sous les dehors de la nouveauté, il rêve d’une humanité diminuée, immobile et réconciliée avec la nature au prix de l’abandon de ses facultés créatrices.
Les écologistes ressemblent, dans leur furie doctrinale, aux iconoclastes des anciennes querelles religieuses. Ceux-ci détruisaient les images parce qu’elles offensaient leur conception du sacré. Nos nouveaux sectaires veulent abolir les paysages hérités, les techniques qu’ils jugent impures, les habitudes populaires et les paroles dissidentes. Ils ne sont pas toujours violents par les gestes, encore que certains de leurs compagnons goûtent fort le sabotage, les occupations et les affrontements. Leur violence principale réside dans la pensée et dans les lois qu’ils rêvent de faire voter.
Ils ne brisent pas nécessairement les statues à coups de marteau. Ils les interdisent par circulaire. Ils ne brûlent pas les livres. Ils ferment les réseaux où ces livres pourraient être défendus. Ils ne saccagent pas toujours les maisons. Ils rendent leur chauffage, leur construction ou leur transmission financièrement impossibles. Leur violence est propre, administrative, bardée de formulaires et de bonnes intentions.
L’écologisme a ainsi conquis une influence sans rapport avec son poids électoral. Dominique Reynié a raison de distinguer l’écologie, préoccupation légitime pour le vivant, de l’écologisme, idéologie mobilisée pour conquérir le pouvoir. Cette idéologie gouverne moins par le suffrage que par l’administration, la réglementation, les agences, les normes européennes, les médias et les appareils culturels.
Il serait pourtant faux de croire que tout souci écologique appartient à ces gens-là. Dans une autre vie, j’ai contribué au programme d’une liste régionale de centre gauche à sensibilité environnementale. J’y avais proposé la création d’un responsable régional du vivant, chargé de considérer ensemble le monde agricole, le milieu maritime et la vie sauvage. L’idée me paraissait juste. Elle me le paraît encore.
Cette contribution est aujourd’hui introuvable. Quelque historien facétieux découvrira peut-être un jour que Balbino Katz, honni de certaines chapelles progressistes, avait jadis rédigé et fait adopter une politique publique du vivant à des écologistes modérés. L’histoire cultive ce genre de malices.
Aimer la nature n’oblige nullement à rejoindre le parti des Verts. On peut vouloir des rivières propres, des mers poissonneuses, des campagnes cultivées, des forêts entretenues et des paysages préservés sans rêver d’une société de pénurie surveillée par des commissaires au carbone. On peut défendre les bêtes sans détester les hommes. On peut protéger une lande bretonne sans condamner l’industrie européenne. On peut refuser que les Étocs soient dominés par des machines gigantesques tout en souhaitant construire des réacteurs nucléaires.
Guillaume Faye avait employé le mot d’« archéofuturisme » pour désigner la rencontre de l’héritage et de la puissance technique. Le terme conserve ici quelque pertinence. Il ne s’agit ni de retourner à la chandelle ni de livrer le monde aux ingénieurs sans frein. Il s’agit de mettre la technique au service de la continuité des peuples, de leurs paysages et de leur liberté.
La nature n’est pas un musée immobile. Elle est un ordre vivant que l’homme habite, transforme et transmet. Le paysan qui taille une haie, le forestier qui coupe un arbre, le marin qui prélève du poisson, l’ingénieur qui construit un barrage ou un réacteur ne sont pas nécessairement ses ennemis. Ils peuvent en être les gardiens, précisément parce qu’ils connaissent sa force, ses saisons, ses dangers et ses limites.
Protégeons donc la nature. Défendons nos côtes, nos eaux, nos terres et les espèces qui les peuplent. Refusons toutefois la vision luddiste, réactionnaire et anti-prométhéenne de ceux qui confondent la sauvegarde du vivant avec l’abolition de la puissance humaine.
Le soir tombait sur les Étocs lorsque je quittai les Brisants. Aucun aérogénérateur ne découpait encore l’horizon. Les rochers demeuraient à leur place, battus par une mer qui n’avait attendu ni les écologistes ni leurs subventions pour renouveler chaque jour son énergie.
Balbino Katz — chroniqueur des vents et des marées —
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