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La sécheresse touche l’ensemble de la Bretagne historique. Du Finistère à la Loire-Atlantique, les préfectures ont renforcé les restrictions tandis que les cours d’eau, les sols et les nappes souterraines continuent de baisser. Quelques orages ont apporté un répit, sans inverser une tendance préoccupante.
Dans le Morbihan, la majorité des zones de gestion est placée en alerte renforcée depuis le 20 juillet. Le bassin versant de l’Ellé est classé en crise, tandis que l’Oust aval, l’Aff et les îles restent en alerte. Le Finistère est intégralement en alerte renforcée. Dans les Côtes-d’Armor, le sud demeure à ce niveau et le reste du département est en alerte. En Loire-Atlantique, plusieurs bassins, dont la Vilaine, la Brière-Brivet et la Sèvre Nantaise, ont atteint le niveau de crise. En Ille-et-Vilaine, le département est en alerte, avec une situation plus tendue sur le secteur de la Chère.
Alerte sécheresse |
Renforcement des mesures de gestion de la sécheresseDepuis le début de l’année, le Morbihan connaît un déficit hydrique. Les épisodes successifs de canicule ont accéléré de manière significative cette situation, avec une baisse importante du débit mesuré… pic.twitter.com/2FElXnv1WV
— Préfet du Morbihan🇫🇷🇪🇺 (@Prefet56) July 20, 2026
Des sols exceptionnellement secs
Après un hiver très arrosé, le printemps puis le début de l’été ont été marqués par un déficit de précipitations, aggravé par plusieurs épisodes de chaleur et de canicule. Entre le 20 mai et le 19 juillet, Météo Bretagne relève seulement 29 millimètres à Saint-Brieuc, soit un déficit de 70 %, et 21 millimètres à Nantes, soit 79 % de moins que la normale.
Les sols sont sévèrement asséchés sur le territoire. Les anomalies d’humidité atteignent fréquemment de –40 à –60 %, et localement davantage. Selon l’analyse de Météo Bretagne du bulletin du BRGM au 15 juillet, les nappes restent proches des normales entre l’est de l’Ille-et-Vilaine et le pays nantais, mais sont déjà inférieures à la moyenne sur une large partie du nord et de l’ouest bretons.

Source : meteo.bzh
La réserve d’Arzal reste sous surveillance
À Férel, l’usine de Vilaine Atlantique, alimentée par la retenue d’Arzal, couvre trois départements et peut fournir de l’eau à jusqu’à un million d’habitants en été.
Selon Aldo Penasso, directeur adjoint d’Eaux & Vilaine, interrogé par L’Écho de la Presqu’île guérandaise et de Saint-Nazaire, les orages du 19 juillet ont de nouveau rempli la réserve, mais le débit de la Vilaine demeure faible, autour de 10 mètres cubes par seconde contre 60 en moyenne. Les éclusages, réduits début juillet pour limiter les entrées d’eau salée, sont revenus à la normale. La vigilance demeure à l’approche des grandes marées de la mi-août. La livraison de la nouvelle écluse anti-salinité est prévue à l’été 2027.
Particuliers, collectivités, agriculteurs et industriels sont soumis à des restrictions parfois sévères. La Bretagne ne peut plus se contenter d’attendre la pluie. Préserver l’eau potable, sécuriser l’approvisionnement et hiérarchiser les usages relèvent désormais d’une politique de responsabilité, loin d’une écologie de slogans.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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5 réponses à “Sécheresse en Bretagne : les restrictions se durcissent”
On nous demande d’économiser 3 chasses d’eau par jour. Ok pourquoi pas, mais à condition que ce n’est pas pour arroser le maïs.
S’il y a moins d’eau, aurons-nous moins d’algues vertes sur nos plages ? Je pose juste la question.
Pendant ce temps Johanna Rolland arrose son tas de sable de la place Graslin avec l’eau du robinet !!!
bonjour
restriction d eau pas pour tout le monde, puisque le camping de ty nadan sur la commune de locunolé accueil au moins 2000 personnes sur les bord de l elle et personne ne lève le petit doigt , aujourd hui
canoé dans la rivière sans eau
déplorable
Une des meilleures façon de garder l’eau est de replanter des arbres autour des champs, de refaire des talus et d’arrêter de drainer à outrance.
Boire le pastis tout sec en est une autre…