La Pat’ Patrouille : Le film mission Dino, Les Gendarmes, Des Fleurs pour Tokyo, Kyma l’onde mystérieuse, Girl, Les Silences de Riyad, Jour de chasse : voici la sélection cinéma hebdo.
Les Gendarmes
De François Prévôt-Leygonie et Stéphan Archinard. Comédie française, 1h27, tous publics.
C’est la sortie grand public de la semaine, et elle vient de la bande dessinée. Les Gendarmes, série humoristique signée Henri Jenfèvre, Olivier Sulpice et Christophe Cazenove, a compté 17 tomes publiés entre 1998 et 2021 chez Bamboo. C’est Sulpice lui-même, coauteur et éditeur, qui a démarché les deux réalisateurs en 2022 — ceux-là mêmes de Monsieur je-sais-tout. Le duo a relu l’intégralité de la série, chacun dressant de son côté la liste de ses gags préférés avant de confronter ses choix.
Le résultat : toute la brigade de gendarmerie de Charnay-lès-Mâcon, en Saône-et-Loire, se prépare à l’annuelle Grande Fête des Jardins. L’arrivée d’un jeune stagiaire désinvolte fraîchement débarqué de la capitale, et celle de deux voleurs de nains de jardin, vont bousculer une organisation jusque-là bien huilée. Anecdote savoureuse rapportée par les réalisateurs : l’idée leur est venue en découvrant que des trafiquants de drogue dissimulaient réellement leur marchandise à l’intérieur de statuettes de jardin.
Arnaud Ducret mène la troupe dans le rôle d’Henri Gorgeot, dit Dugorgeon, entouré de Fred Testot (René Leteix, dit Leteigneux), Alice David (Carla Spaletti), Marc Riso, Julien Arruti, Sofia Belabbes, Thomas Gioria et le vétéran Henri Guybet. Budget annoncé de 8 millions d’euros, musique d’Alexandre Azaria, distribution Studio TF1.
Comédie familiale sans prétention, pensée pour le mois d’août. On sait à quoi s’attendre, et c’est précisément ce qu’on vient chercher.
La Pat’ Patrouille : Le film mission Dino
De Cal Brunker. Animation, 1h28, dès 3 ans.
Troisième long métrage tiré de la franchise canadienne, sous son titre original PAW Patrol: The Dino Movie. Une mystérieuse tempête surprend le navire de la Pat’ Patrouille, qui s’échoue sur une île tropicale inexplorée — et peuplée de dinosaures. Les chiots y rencontrent Rex, installé là depuis des années et devenu expert en la matière. Mais leur ennemi de toujours, M. Hellinger, débarque à son tour avec un projet d’exploitation minière dont l’imprudence finit par réveiller un volcan endormi.
Voix originales de Rain Janjua, Carter Young et McKenna Grace. La valeur sûre pour occuper les 3-7 ans, avec l’avantage d’une durée raisonnable.
Des Fleurs pour Tokyo
De Yuiga Danzuka. Drame japonais, 1h55.
Le grand film de la semaine, et de loin. Présenté à la Quinzaine des cinéastes du Festival de Cannes 2025, ce premier long métrage a été tourné par un réalisateur qui n’avait que 25 ans — né à Tokyo en 1998, passé par l’université Keio puis la Film School of Tokyo.
Ren livre des orchidées papillon dans les rues de Shibuya. Son père Hajime, architecte paysagiste, passe sa vie à dessiner des foyers pour les autres et jamais pour les siens. Une livraison fortuite les remet face à face après 10 ans de rupture — Ren et sa sœur tenant leur père pour partiellement responsable du suicide de leur mère. Le titre original, Miharashi sedai, croise les notions de paysage et de génération ; le titre international, A Brand New Landscape, dit mieux le propos que sa traduction française.
Le film met en parallèle deux temporalités : celle, longue et immobile, d’une famille qui se délite, et celle d’une capitale en réaménagement permanent. La critique française a convoqué Ozu et Kore-eda, ce qui est beaucoup pour un premier film, mais donne la mesure de l’accueil. Avec Kodai Kurosaki, Ken’ichi Endô, Haruka Igawa et Mai Kiryu. Distribution Nour Films.
Rythme lent et contemplatif, à réserver à ceux qui acceptent de s’y abandonner.
Kyma, l’onde mystérieuse
De Romain Daudet-Jahan. Fantastique français.
Tony, adolescent solitaire passionné par les animaux, voit son existence bouleversée lorsqu’il rencontre dans son village une créature mystérieuse : la Kyma, onde sonore vivante capable de briser la matière. Il l’apprivoise, sans mesurer le danger qu’elle représente.
Le fantastique français de petit budget reste une denrée rare, et une proposition de cinéma de genre ancrée en milieu rural mérite qu’on lui laisse sa chance. Avec Jules Lefebvre, Lucy Loste Berset et Mamadou Haïdara. À noter que les bases de données hésitent entre les étiquettes « aventure fantastique » et « horreur » : mieux vaut se renseigner avant d’y emmener des enfants.
Girl
De Shu Qi. Drame taïwanais.
Événement discret : c’est le premier long métrage comme réalisatrice de l’actrice taïwanaise Shu Qi, l’un des visages les plus connus du cinéma asiatique des 30 dernières années.
Taïwan, 1988. Hsiao-lee, adolescente timide, peine à trouver sa place au sein d’une famille dysfonctionnelle. Sa rencontre avec Li-li, jeune fille vive et insouciante, lui offre une échappatoire — jusqu’à ce que le passé douloureux de sa mère refasse surface et rouvre d’anciennes blessures. Avec Roy Chiu, Esther Liu et Yu-Fei Lai.
Les Silences de Riyad
De Haifaa Al Mansour. Policier saoudien.
Haifaa Al Mansour est la réalisatrice de Wadjda, premier long métrage jamais tourné intégralement en Arabie saoudite et premier signé par une femme dans ce pays. Elle revient ici au polar.
Dans le désert saoudien, le corps d’une adolescente est découvert sans qu’elle puisse être identifiée. Personne ne signale sa disparition, et l’affaire est rapidement classée. Avec Mila Al Zahrani, Aziz Gharbawi et Shafi Al Harthy.
Un point de départ qui en dit long : ce n’est pas le meurtre qui constitue le sujet, mais l’indifférence qui l’entoure.
Jour de chasse
D’Annick Blanc. Thriller québécois, 1h19.
Nina, jeune femme au caractère imprévisible, est recueillie par une bande de chasseurs dans un chalet isolé du Grand Nord. Au sein de cette microsociété exclusivement masculine, cinglante et attachante à la fois, elle finit par se sentir membre de la meute. L’équilibre se rompt lorsqu’un mystérieux étranger rejoint le groupe à son tour.
Premier long métrage d’Annick Blanc, qui revendique l’influence de Pierre Perrault, de John Boorman et de Michael Haneke — dont elle dit avoir cherché à retrouver la froideur devant l’horreur humaine, celle qui tient aux choix que l’on fait ou que l’on refuse de faire. Le film mêle mystère, tension, humour noir et une touche d’horreur, et propose une variation contemporaine sur le thème de la chasse, cher au cinéma québécois depuis Le Temps d’une chasse et La Bête lumineuse.
Présenté au festival SXSW d’Austin en mars 2024 et sorti au Québec en août de la même année, il arrive enfin dans les salles françaises. Avec Nahéma Ricci, Bruno Marcil, Frédéric Millaire-Zouvi, Marc Beaupré, Alexandre Landry et Maxime Genois. Tourné dans les Laurentides.
C’est court, c’est tendu, et c’est la meilleure surprise possible pour qui cherche autre chose qu’une comédie estivale.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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