Le parc animalier La Halte du Volcan, à Pléchâtel (Ille-et-Vilaine), à une quarantaine de kilomètres au sud de Rennes, traverse une zone de fortes turbulences. Placé en redressement judiciaire selon l’association de défense des animaux PAZ, l’établissement — qui associe un restaurant traditionnel et un parc où sont détenus environ 150 animaux (daims, cerfs muntjacs, alpagas, mouflons de Corse, perroquets Gris du Gabon…) — fait l’objet depuis des mois d’une offensive de l’association, qui réclame sa fermeture. Dans un communiqué du 17 septembre, PAZ annonce avoir écrit à la gérante pour lui proposer de prendre en charge l’ensemble des animaux et de les placer en refuges, avec le concours de l’association Free Life, spécialisée dans le placement d’animaux sauvages captifs.
Une mise en demeure préfectorale depuis janvier
Selon le communiqué, le préfet d’Ille-et-Vilaine a mis en demeure la société La Halte du Volcan, le 16 janvier 2026, de se mettre en conformité sous 6 mois, à la suite d’un contrôle de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) fin 2025. Les manquements relevés seraient nombreux : absence de personne titulaire du certificat de capacité pour les espèces sauvages présentes, animaux non identifiés, registre non tenu à jour, absence de mandat sanitaire pour les soins vétérinaires, clôtures d’enclos inadaptées. À l’expiration du délai, fin juillet 2026, l’établissement ne se serait toujours pas mis en conformité, affirme PAZ, qui a effectué son propre signalement à la DDPP le 4 août.
Les accusations d’un ancien salarié
L’association s’appuie également sur le témoignage d’une personne ayant travaillé au parc, qui lui aurait rapporté, photos à l’appui, une série de faits graves : de la nourriture périmée distribuée aux animaux, dont certains seraient morts après avoir été rendus malades, sans que le vétérinaire soit appelé ; du lierre, toxique, donné aux cerfs muntjacs, dont 15 seraient morts ; des chevreaux nés à l’hiver 2026 et morts de froid faute d’intervention ; un traitement vétérinaire prescrit pour une ânesse jamais retiré par la gérante. Ces accusations, qui reposent à ce stade sur une source unique, n’ont fait l’objet d’aucune décision de justice.
Sur cette base, PAZ a demandé à plusieurs reprises au préfet la fermeture du parc, le placement des animaux dans des refuges adaptés et l’interdiction pour la gérante de détenir des animaux. L’association, qui dit vouloir se porter partie civile, a également lancé une pétition en ligne.
Un placement en refuges proposé, une manifestation en suspens
Le redressement judiciaire a changé la donne aux yeux de l’association, qui s’inquiète du sort des pensionnaires d’un établissement en difficulté financière : les animaux représentent un coût, et PAZ dit s’interroger sur leur alimentation et leur suivi vétérinaire. D’où la proposition adressée le 17 septembre à la gérante, via le formulaire du site du parc : une prise en charge complète des animaux, Free Life ayant déjà écrit à la direction cet été dans le même sens.
Fondée en 2017, PAZ milite pour la « sortie de la captivité animale » — zoos, cirques, aquariums — et a participé aux travaux ayant conduit à l’interdiction progressive des animaux sauvages dans les cirques. Son groupe local breton avait prévu une manifestation à l’entrée du parc le 11 octobre 2026 ; l’association indique qu’elle décidera de son maintien en fonction de l’évolution de la situation
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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