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Protégé à l’échelle européenne depuis l’entrée en vigueur de la directive Oiseaux de 1979, le grand cormoran est devenu un sujet de crispation majeur pour les pêcheurs et les pisciculteurs. Neuf États membres demandent désormais à Bruxelles une réponse coordonnée face aux concentrations d’oiseaux et à leur pression sur les stocks de poissons. Une remise en cause salutaire d’une protection trop longtemps appliquée sans considération suffisante pour les réalités du terrain.
À l’initiative de la République tchèque, la Croatie, l’Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie et la Suède ont présenté, le 26 mai, une note au Conseil de l’Union européenne. Ils y réclament un plan européen de gestion permettant de maintenir la population de grands cormorans à un « niveau acceptable sur le plan écologique et économique ». Cette formule est la traduction fidèle de la note officielle remise aux États membres.
Selon les estimations avancées dans ce document, l’Europe compterait environ deux millions de cormorans. Un adulte consommerait près de 180 kilos de poissons par an. Ces chiffres doivent rester présentés comme des estimations. Ils illustrent néanmoins l’ampleur d’un phénomène que les pêcheurs de plusieurs pays disent constater directement sur les zones d’hivernage.
Une espèce sauvée, puis laissée sans gestion commune
Le retour du cormoran constitue d’abord un succès de conservation. Au début des années 1960, seuls 3 500 à 4 300 couples reproducteurs subsistaient dans les cinq principaux pays européens de reproduction. Les effectifs ont ensuite fortement augmenté sous l’effet de la protection, avant de se stabiliser globalement à partir du milieu des années 2000 selon les derniers comptages paneuropéens coordonnés.
Les défenseurs de l’oiseau rappellent que la dégradation des rivières, la disparition des refuges naturels et la surpêche fragilisent également les poissons. Le cormoran n’est donc pas l’unique responsable. Ce constat ne justifie toutefois ni l’immobilisme ni le refus de mesures ciblées lorsque des dommages sérieux sont constatés.
En France, des décisions encore peu appliquées
L’arrêté national du 24 février 2025 permet aux préfets d’accorder, sous conditions, des dérogations pour effaroucher ou détruire des grands cormorans afin de protéger les piscicultures ou certaines populations de poissons menacées. Il ne s’agit donc pas d’une autorisation générale de tir.
Mais, à la fin juin 2026, seule une dizaine d’arrêtés locaux avaient suivi, selon la Fédération nationale de la pêche en France. Le ministre chargé de la Transition écologique s’est engagé à relancer les administrations départementales concernées.
Le dossier résume une faiblesse européenne devenue habituelle : protéger d’abord, puis hésiter à gérer. Une écologie responsable ne consiste pas à sacraliser une espèce au mépris des équilibres locaux. Elle suppose d’observer, d’évaluer et, lorsque les dégâts sont établis, de réguler.
Crédit photo : Wikimedia commons (Alexis Milano/CC) (photo d’illustration)
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4 réponses à “Cormorans : neuf pays européens réclament une réponse face aux dégâts sur les stocks de poissons”
Tout comme le rat, le ragondin , il faut considérer le cormoran comme un nuisible et réguler plus sérieusement sa population .
Bonjour, le Cormoran est un oiseau magnifique, joueur, blagueur et dont le vol ne cesse d’émerveiller l’aéronaute que j’ai été. Passer du temps à l’observer pendant ses phases se pêche montre qu’il est loin de se gaver! Il ressort souvent bredouille comme nous, car il est bon de se rappeler qu’il ressort de l’eau pour avaler sa prise. L’Homme devrait une fois de plus balayer devant sa porte. Un certain général avait dit : »je vois beaucoup de chercheurs qui cherchent mais peu qui trouvent ». No coment ». Belle journée à tous les Cormorans de Gaïa.
Nous avions une pisciculture entre Vannes et St Nollf elle a dû fermer à cause des volatiles pillards qui montaient la garde autour de la pisciculture, comme les goélands ils doivent chassés ces cormorans.
Tout ce qui se nourrit de poissons enrage les pecheurs qui doivent etre les seuls a jouir des produits de la mer.
Ils ne veulent pas de concurrence, ni des pecheur à la ligne, ou sous marin contre lesquels ils ont fait voter des lois. Et maintenant ce sont les oiseaux le problème.
Le véritable problême ce sont eux et leur mauvaise foi incapable de remettre en question l’impact lié a leur activité.