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Après un été éprouvant pour les exploitations, l’État débloque 15,9 millions d’euros pour l’agriculture de la Bretagne administrative. Cette enveloppe régionale, annoncée par la préfecture de Bretagne, s’inscrit dans le plan national de soutien d’environ 1,3 milliard d’euros présenté le 4 septembre par le ministre de l’Agriculture Annie Genevard. Une aide d’urgence bienvenue pour des éleveurs, maraîchers et producteurs de légumes confrontés à la sécheresse, aux canicules et à des trésoreries fragilisées.
15,9 millions pour relancer les exploitations
Les 15,9 millions attribués à la Bretagne administrative proviennent du fonds national de réarmement agricole de 235 millions d’euros, placé sous le pilotage des préfets. Selon Ouest-France, la région reçoit donc environ 6,8 % de cette enveloppe territorialisée.
L’argent doit cibler en priorité les exploitations les plus en difficulté et permettre notamment l’achat de fourrages, semences, plants et autres intrants nécessaires à la prochaine campagne. La répartition tient compte, précise la préfecture, du poids de l’élevage et des cultures légumières, mais aussi de la situation météorologique particulièrement dégradée de l’été. Dans les Côtes-d’Armor, l’enveloppe atteindra 4,4 millions d’euros, selon les services de l’État.
La préfecture annonce pour le 1er octobre une démarche numérique simplifiée, avec des justificatifs limités au strict nécessaire. En parallèle, les services fiscaux ont été sollicités afin d’appliquer des dégrèvements de taxe foncière sur les propriétés non bâties.
Après l’urgence, la bataille de l’eau
Au 20 août, la Chambre d’agriculture de Bretagne indiquait que les Côtes-d’Armor, le Finistère et l’Ille-et-Vilaine étaient placés en crise sécheresse, tout comme l’essentiel du Morbihan. Les restrictions avaient fortement resserré les possibilités d’irrigation : grandes cultures et prairies étaient soumises à des interdictions sévères, tandis que les cultures légumières bénéficiaient, selon les départements et les techniques employées, de plages horaires ou d’exceptions spécifiques.
À l’échelle nationale, le plan prévoit notamment 520 millions d’euros au titre de l’indemnisation de solidarité nationale, plus de 300 millions de dégrèvements fonciers et 235 millions pour redémarrer la production.
Ces aides permettront de passer un cap, mais elles ne sauraient tenir lieu de politique agricole durable. Face à la répétition des sécheresses, soutenir ceux qui nourrissent le pays suppose aussi de sécuriser l’accès à l’eau, de développer les capacités de stockage et d’alléger les contraintes administratives qui deviennent absurdes lorsque les récoltes sont déjà menacées. La souveraineté alimentaire ne se décrète pas après chaque crise : elle se prépare.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses à “Sécheresse : 15,9 millions d’euros d’aide pour les agriculteurs de Bretagne administrative”
Finalement les agriculteurs sont des fonctionnaires comme les autres.
Pollution et subventions sont les deux mamelles de l’agriculture.Plein d’autres professions ont souffert de la chaleur…L’Etat pour tout le monde alors…
Avant 1956 donc l’Europe pas de maïs buveur d’eau chez nous mais MIRACLE de l’Europe arrosage de primes et les ploucs adorent les primes sauf en zone de grandes cultures(Cher, Vienne) les exploitants sont intelligents et souvent habitent à Bourges, Lignières, Chateauroux…Avec le maïs il faut des tourteaux de soja donc intégration aux marchés mondialistes je sais que les méprisables petits péteux bourgeois ne comprennent pas ce que je dis!