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1 339 prisonniers politiques : c’est le décompte établi par l’ONG Prisoners Defenders à Cuba à la fin du mois d’août 2026 — un record depuis des décennies. En 12 mois, 281 personnes ont rejoint la liste, le chiffre le plus élevé en 3 ans. Derrière la statistique, le rapport mensuel de l’organisation documente une réalité très concrète : sur l’île castriste, réclamer de l’eau et de l’électricité, filmer des agents de l’État ou dénoncer des abus suffit à conduire derrière les barreaux — et le châtiment s’étend aux familles entières.
155 femmes, 38 mineurs au moment de l’arrestation
La liste comprend 155 femmes et 38 personnes arrêtées alors qu’elles étaient mineures, dont 14 toujours incarcérées. L’état sanitaire des détenus est alarmant : 463 souffrent de pathologies graves et 54 de troubles psychiques sévères, sans prise en charge adaptée. L’ONG dénonce passages à tabac, travail forcé, internements psychiatriques forcés et abandon médical.
Le rapport décrit une répression qui prend les liens familiaux pour instrument. Une mère et sa fille seront jugées pour avoir filmé et diffusé la remise d’une convocation par la Sécurité de l’État à leur domicile — jusqu’à 5 ans de prison encourus. Une autre mère a été libérée après paiement d’une amende et d’une caution, tandis que son fils de 23 ans, accusé d’un graffiti contre le régime, reste détenu faute de pouvoir réunir les 50 000 pesos de caution. Un ancien détenu, qui avait intégralement purgé sa peine, a été réincarcéré sans fondement juridique connu — au moment même où son père, lui-même prisonnier politique, obtenait une libération conditionnelle sous menaces.
La prison pour avoir réclamé l’eau et le courant
Les pénuries chroniques d’eau et d’électricité qui frappent l’île nourrissent désormais directement la répression. Doraykis Delgado González, mère de 2 enfants de 7 et 8 ans, est en détention provisoire pour avoir retransmis en direct une manifestation contre plus d’1 mois de coupures de courant à Alamar — les autorités refusent d’adapter sa détention à son hémophilie. Sady Reynaldo Companioni, mère d’une fillette de 6 ans, a été arrêtée pour avoir dénoncé plus de 2 semaines sans eau, alors que sa famille recueillait l’eau de pluie ; une responsable locale aurait ordonné au camion-citerne public de ne pas desservir son domicile, avant de la menacer de prison pour avoir rendu l’affaire publique. Libérée début septembre, elle doit pointer quotidiennement au commissariat.
À La Havane, un manifestant arrêté lors d’un rassemblement pacifique contre les coupures de courant affirme avoir été frappé — un agent appuyant son genou sur son cou pendant le transport — puis privé de nourriture et d’eau pendant 2 jours, avant que sa déposition, signée sous la promesse d’une simple amende, ne soit modifiée pour le présenter comme l’instigateur des troubles. 8 personnes ont par ailleurs été arrêtées après un simple concert de casseroles à Calabazar.
Anciens détenus harcelés, malades condamnés
Le rapport souligne que purger sa peine ne met pas fin à la persécution. Andy García Lorenzo, ancien prisonnier du 11 juillet 2021 libéré en 2025, a de nouveau été arrêté fin août pour avoir sorti son téléphone près d’une manifestation ; des agents l’avaient précédemment menacé de réclusion à perpétuité ou de peine de mort. Un ancien prisonnier politique a été interné de force en hôpital psychiatrique après avoir brandi une pancarte portant le mot « Trump » — et le pasteur qui a dénoncé son internement subit depuis surveillance et intimidations.
En détention, les protestations se paient cher : un détenu condamné à 15 ans pour les manifestations du 11 juillet 2021 — dont l’ONU a déclaré la détention arbitraire — a été menotté et frappé pour avoir refusé un travail forcé incompatible avec sa maladie ; un adolescent de 16 ans a été agressé après avoir protesté contre la qualité de la nourriture, puis placé avec des adultes dangereux ; un autre détenu a été transféré dans une section pour condamnés à perpétuité après une protestation pour obtenir de l’eau. Début septembre, un tribunal a par ailleurs condamné à 7 ans de prison pour « propagande contre l’ordre constitutionnel » un homme de 55 ans atteint d’un cancer maxillo-facial, qui n’a reçu que 4 des 35 séances de radiothérapie dont il a besoin — un retour en détention mettrait sa vie en péril.
Depuis juillet 2021 et le grand soulèvement populaire réprimé par le régime, Prisoners Defenders a comptabilisé 2 167 prisonniers politiques au total. Sur la liste actuelle, 217 manifestants ont été condamnés pour sédition, à 10 ans de prison en moyenne.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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6 réponses à “Cuba. 1 339 prisonniers politiques, un record : réclamer de l’eau et de l’électricité mène en prison”
Ne perdons pas de vue que Mélenchon est un ardent défenseur de Cuba et un soutient politique de ce régime comme le furent tous les bobos gauchos , Danielle Mitterrand en tête avec Sartre , Beauvoir etc…
Le but de ce type d’article a pour but de justifier à priori l’intervention américaine à Cuba.
Demat…Que c’est « beau » la répression communiste ! La France commence à « jouer » le même refrain : Tu oses critiquer…Procès, amendes salées, censures, prisons…Merci manu ! Devezh mat
C’est beau le communisme! C’est humain! Et il y en a qui voudrait imposer ça chez nous !
Reportage propagande comme dab.critiquer cuba .le régime est oui il ne son pas pour les américains.donc il font partie des méchants affaire à suivre
Dire qu’il y a des personne en France qui vont voté pour Méluche grand admirateur de ce régime totalitaire et de tant d’autres dictatures communistes.
Prions bien fort qu’il ce prenne une gamelle .