Publié au Journal officiel le 2 juillet 2026, le fonds de dotation Neptune a été officiellement présenté par l’Ifremer le 25 septembre. L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, dont le siège est à Plouzané, près de Brest, entend y attirer des financements privés et philanthropiques pour accélérer l’exploration et l’observation de l’océan, en particulier des grands fonds.
Né de la conférence de Nice
Le fonds doit servir d’outil juridique et financier à Mission Neptune, une initiative internationale lancée en juin 2025 à Nice, lors de la 3e Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC3). Elle associe institutions scientifiques, fondations, mécènes et partenaires privés autour d’un objectif affiché : développer la connaissance de l’océan pour éclairer les décisions publiques.
Les financements doivent soutenir 4 types d’actions : des expéditions internationales d’exploration et d’observation labellisées Mission Neptune, dont les données seront partagées avec l’ensemble de la communauté scientifique ; des programmes destinés aux jeunes chercheurs, sous forme de bourses « Neptune Fellows » et de chaires ; des technologies, infrastructures et coopérations internationales sur l’océan profond ; enfin des forums, des actions de médiation scientifique et des initiatives réunissant scientifiques, décideurs, entreprises et citoyens.
Chabaud veut faire de la France un « pilier »
Pour Catherine Chabaud, ministre chargée de la Mer et de la Pêche, l’initiative place la France en tête de la coopération scientifique océanique mondiale. Rappelant que l’humanité connaît mieux la Lune que les abysses, elle estime que le fonds permet de fédérer les outils existants et d’unir les forces scientifiques françaises et étrangères.
Le PDG de l’Ifremer, François Houllier, qui copréside le fonds, voit dans cet instrument de financement pérenne le moyen d’amplifier la mobilisation internationale. « La connaissance est le socle d’une action publique efficace », fait-il valoir.
Mission Neptune s’inscrit dans le déploiement d’OceanEye, prévu par le Pacte européen pour l’Océan, en partenariat avec le Système mondial d’observation de l’océan (GOOS), rattaché à la Commission océanographique intergouvernementale de l’Unesco, et avec le jumeau numérique de l’océan développé par Mercator Ocean International.
Un conseil scientifique international
Le fonds est administré par un conseil d’administration réunissant ses membres fondateurs. Il s’appuie sur les recommandations d’un conseil scientifique international, tandis qu’un secrétariat général assure la mise en œuvre des programmes et partenariats.
Aux côtés de l’Ifremer, les partenaires fondateurs sont l’Institut océanographique de Monaco, Focused on Nature, la fondation australienne Minderoo, OceanX, l’université émirienne de Khorfakkan et la fondation Voice of the Ocean. L’État français, l’Union européenne et la COI-Unesco figurent parmi les partenaires institutionnels. Le CNRS, l’IRD, la Fondation Tara Océan, la Woods Hole Oceanographic Institution, la Scripps Institution of Oceanography, le Monterey Bay Aquarium Research Institute ou encore la fondation de James Cameron, Avatar Alliance, sont associés comme partenaires scientifiques.
Moins de 0,001 % des océans observés
Le délégué général de Mission Neptune, Ashok Adicéam, souligne que le fonds donne un cadre durable aux expéditions, aux programmes de recherche, aux jeunes chercheurs et à la diffusion des connaissances. Le Neptune Forum, organisé à Paris en juin, a constitué la 1re étape de cette mobilisation, entièrement financée par le mécénat.
Le réalisateur James Cameron et la biologiste marine Sylvia Earle, marraine de l’initiative, affirment que moins de 0,001 % des océans a été observé à ce jour. Ils appellent les États et l’ensemble des acteurs à s’engager dans l’exploration des eaux profondes.`
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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