Vendredi 25 septembre, 10 h : au moment où Léon XIV posait le pied sur le sol français, les cloches de toutes les paroisses du pays se sont mises à sonner. Pendant 4 jours, jusqu’au lundi 28 septembre, le pape a parcouru la France en 5 étapes (l’Unesco, Paris, Saint-Denis, Lourdes et Metz), à l’invitation du président de la République, des évêques de France et du directeur général de l’Unesco. La devise du voyage, tirée de l’Évangile de saint Jean (6,51) : « Pour que le monde ait la vie ».
Léon XIV succède ainsi à Jean-Paul II, venu à plusieurs reprises entre 1980 et 2004, à Benoît XVI en 2008 et à François, en 2014, 2023 et 2024.
Paris, de l’Unesco à Notre-Dame
Après les cérémonies d’accueil, le pape a été reçu par le président de la République, puis au siège de l’Unesco, où il a prononcé un discours consacré à l’éducation. Son parcours dans la capitale est passé par le boulevard du Montparnasse et le boulevard Saint-Michel, au milieu d’une foule joyeuse.
À Notre-Dame de Paris, Léon XIV a célébré les vêpres avec les évêques, les prêtres, les diacres, les consacrés et les séminaristes, et a vénéré la Couronne d’épines.
80 000 jeunes au Stade de France
Le soir, il a rejoint 80 000 jeunes catholiques à Saint-Denis pour une veillée de prière, tous âgés de 17 à 35 ans. L’enceinte, qui compte 80 000 places, était pleine, et selon Vatican News le stade n’avait jamais accueilli pareille assemblée depuis son ouverture en 1998.
Imaginée par Jean-Baptiste Darantière et préparée en 3 mois, la soirée s’est ouverte, après un prologue artistique et musical, sur une fresque de 18 minutes consacrée aux saints de France : de Clovis à Charles de Foucauld, en passant par sainte Blandine, saint Martin ou saint Louis-Marie. Un texte lu par André Dussollier, des costumes, des décors, des chevaux. Martin, jeune Breton présent dans les tribunes, résume : « Une scénographie époustouflante qui retrace l’histoire de la fille aînée de l’Église. »
Après un temps d’échange avec les jeunes, la veillée a pris un tour plus spirituel. La Sainte Tunique d’Argenteuil, apportée spécialement pour l’occasion, a été proposée à la vénération des jeunes. Enseignement du pape, adoration, complies : la soirée s’est achevée sur un Salve Regina repris par tout le stade, en prière pour la paix.
Samedi à la Concorde
Le samedi 26 septembre, Léon XIV s’est rendu à la Maison Bakhita, centre d’accompagnement et d’intégration sociale, puis à l’Institut catholique de Paris, à la rencontre de l’Assemblée ecclésiale provinciale, de catéchumènes et de néophytes.
L’après-midi, il a célébré la messe place de la Concorde, sur le lieu même où Louis XVI fut guillotiné le 21 janvier 1793. Les fidèles occupaient les lieux depuis le matin. Le Vatican a avancé le chiffre de près de 700 000 personnes, massées jusqu’à l’avenue de la Grande-Armée ; d’autres décomptes parlent d’au moins 800 000 personnes entre la Concorde et les Champs-Élysées. Une grande chorale nationale réunissait des choristes de plusieurs chœurs diocésains, dont la Maîtrise de Sainte-Anne-d’Auray. « Beauté, simplicité, majesté, prière, mission, adoration », énumère Laure, mère de famille bretonne venue pour l’occasion.
À Paris, 15 000 bénévoles, autant de membres des forces de l’ordre et 2 500 pompiers étaient mobilisés. Un syndicat de police a salué une foule immense, calme et respectueuse, relevant : « Pas de vitrines brisées. Pas de CRS caillassés. »
Lourdes, à la grotte de Massabielle
Arrivé à Lourdes le samedi soir, le pape s’est rendu à la grotte des Apparitions. Il y a demandé à la Vierge de donner à la France des dirigeants « sages et généreux, prêts au sacrifice d’eux-mêmes », notamment pour que les plus pauvres soient soutenus.
Le dimanche 27 septembre, il a rencontré les évêques de la Conférence des évêques de France dans l’hémicycle Sainte-Bernadette, avant de présider la messe à 11 h sur la Prairie du sanctuaire, où il a rappelé l’appel de la Vierge à la pénitence. Anne, venue de Bretagne avec des amies, évoque « l’attente douce, humble et émouvante de nombreux parents avec leur bébé ».
Léon XIV a ensuite échangé avec les animateurs et les personnes accueillies par l’Accueil Notre-Dame, puis avec les carmélites du monastère de Lourdes, à qui il a affirmé qu’« aucune loi humaine ne doit vous faire perdre la certitude de votre dignité ». La journée s’est terminée par le chapelet et la procession aux flambeaux.
Metz, dernière étape
Lundi 28 septembre, le pape a quitté l’aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées pour Metz-Nancy-Lorraine. Au Centre des congrès Robert-Schuman s’est tenue une rencontre interreligieuse sur le thème « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité », avant une messe à la cathédrale Saint-Étienne. Accueilli sur place par les élèves d’une école hors contrat, Léon XIV a insisté dans son homélie sur la famille comme fondement de la société.
Emmanuel Macron a exprimé dans son discours sa gratitude pour la venue du pape. Le voyage s’est achevé par une cérémonie de congé à l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine.
Au fil des 4 jours, Léon XIV a rappelé le droit à la vie de la conception à la mort naturelle, parlé d’écologie intégrale, du dialogue avec les écoles catholiques, mis en garde contre les usages de l’intelligence artificielle et appelé à préserver la paix.
27 millions d’euros financés par les dons
Le budget du voyage est estimé à 27 millions d’euros, financé en majorité par la générosité des fidèles. Début septembre, la collecte avait déjà rassemblé près de 5,5 millions d’euros. « Un sans-faute ! », juge Thibaut, Francilien venu avec son épouse et leurs 6 enfants. Les dons restent ouverts sur le site pape-france.fr.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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