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25/06/2015 – 08H00 Ligné (Breizh-info.com) – Les caméras municipales continuent à gagner du terrain en Loire-Atlantique. Ce sont ainsi Ligné et Saint-Michel-Chef-Chef qui se voient autorisées début mai 2015 à déployer la vidéo-surveillance. La première est une commune rurale (4713 hab.) des environs d’Ancenis dirigée par un maire UDI, la seconde est une commune périurbaine et balnéaire (4503 hab.) au sud de Saint-Nazaire dirigée par un maire divers droite.
L’arrêté CAB/BPS/15/225 autorise la commune de Ligné à déployer la vidéo-protection au sein de l’espace municipal « Le Préambule » et la place au-devant, ainsi que pour surveiller les voiries suivantes : place de la Peretterie, place Saint-Mathurin, rue de Vieillevigne, rue du Souvenir, chemin du Stade, avenue Jules Verne, rue des Acacias. Les parkings du Sacré-Coeur, du plan d’eau, de la maison des associations et de la gare scolaire seront aussi surveillés. Les enregistrements devront être détruits – sauf enquête de flagrant délit ou préliminaire, ou information judiciaire – dans un délai de 14 jours. Jusqu’alors seul l’espace le Préambule était vidéo-surveillé suite à un arrêté préfectoral du 28 décembre 2012.
A Saint-Michel-Chef-Chef la vidéo-surveillance est autorisée par l’arrêté CAB/BPS/15/224 aux emplacements suivants : rond-point de la mairie (intersection des rues des Renardières et du Chevecier), rond-point du Château d’Eau (intersection des rues de la Dalonnerie et et Chevrier), sur la ZAC de la Princetière entre les rues des Sabotiers et des Forgerons, 12 bd de l’Océan (intersection de l’avenue Chevrier et de l’avenue de la Plage), à l’intersection entre le Bd de l’Océan et la rue Chevrier, avenue Ernest Chevrier au niveau du square de Jade, au complexe sportif avenue de la Viauderie, au parking de la mairie 17 rue du Chevecier, place de l’église, parking de Gohaud, 40 avenue Ernest Chevrier (marché de Tharon-Plage), et au stade de Comberge (avenue des Sports). Les sept premières caméras seront installées en premier, les cinq suivantes feront l’objet d’une phase optionnelle. Tous ces emplacements sont jugés problématiques par la gendarmerie – qui conseille systématiquement les municipalités rurales qui veulent établir une vidéo-protection. Qdes dégradations ou des attroupements y ont été constaté et il y a eu plusieurs importantes dégradations sur des biens municipaux en 2012. La vidéo-protection est portée au budget 2015 pour un montant de 80,000 € TTC, mais l’Etat doit verser une subvention à hauteur de 40% du montant HT.
A Ligné, la mise en place de la vidéo-protection est motivée notamment par « les nuisances et dégradations régulièrement constatées, en particulier le week-end et généralement liées au regroupement de jeunes, notamment place de la Peretterie », comme le rappellent les débats du conseil municipal du 30 mai 2013. L’espace municipal a été dégradé à plusieurs reprises – notamment en février 2012 ; le même mois, le compteur électrique du terrain d’accueil des gens du voyage était volé. Le major Piton de la gendarmerie nationale présent lors de ce conseil a indiqué que les atteintes aux biens étaient en nette augmentation sur la commune : 47 en 2010, 53 en 2011, 71 en 2012 et 47 sur les cinq premiers mois de 2013. Les cambriolages sur les habitations sont stables sur la même période. Le marché d’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour la vidéo-protection a déjà été attribué en février 2015 à l’entreprise NAOMIS pour 9912 € HT ; le coût total de l’installation des caméras n’est en revanche pas encore connu, puisque les subventions attribuées par l’Etat ne sont pas encore définies.
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