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20/11/2013 – 08H00 Nantes (Breizh-info.com) – Lundi matin, lors d’une descente opérée simultanément dans trois campements de Roms situés dans l’agglomération nantaise, les gendarmes ont saisis 400 kilos de câbles, des outils et 600 litres de gasoil qui avaient été volés. Une énième affaire qui intervient alors que l’assemblée des évêques de France vient de prendre une position remarquée sur la situation des Roms en France.
Une cinquantaine de gendarmes avait été mobilisée lundi pour intervenir dans les campements de Roms situés pour deux d’entre eux à Couëron et le troisième à Carquefou. Objectif : récupérer des biens manifestement mal acquis. Les enquêteurs ont ainsi pu saisir la bagatelle de 400 kilos de câbles téléphoniques ou électriques en cuivre, des outils provenant de divers cambriolages et plusieurs dizaines de bidons contenant du gasoil.
Une perquisition effectuée un peu plus tard dans un campement situé à Thouaré-sur-Loire permettra de récupérer une caravane volée et des objets provenant de cambriolages. Quatre hommes ont été interpellés et placés en garde à vue pour recel.
Lors de la dernière assemblée de l’épiscopat français qui s’est tenue à Lourdes le 5 novembre dernier, son président, Mgr Georges Pontier, a tenu à rappeler que l’épiscopat est «particulièrement attentif au sort qui est fait aux populations d’origine bulgare ou roumaine venues vivre en notre pays». Après avoir déclaré qu’il ne voyait pas d’ « urgence » à détruire les campements qu’ils occupent [illégalement, ndlr], l’archevêque de Marseille s’est inquiété de la «violence qu’ils [les Roms] subissent». S’il reconnait «la complexité de la question» c’est pour affirmer aussitôt ne pas vouloir se ranger derrière ce «refus de solidarité et de fraternité» qui ne «grandit pas» notre société, travaillée à ses yeux par «des surenchères politiciennes locales ou nationales» quand ce n’est pas «par des propos haineux, prononcés sans aucune retenue».
Le président de la conférence des évêques de France a conclu : «Quand on ne veut pas se faire frère des plus démunis, on les stigmatise puis on les éloigne et enfin on les ignore. L’aveuglement est grave. C’est une injure aux plus démunis.» (Le Figaro, 05/11/13). Une réflexion sur le septième commandement (« Tu ne commettras pas de vol ») – et les désagréments que sa non observation entraîne pour les victimes – n’était pas, semble-t-il, à l’ordre du jour de cette assemblée.
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