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Tout ce qui concourt au rapprochement entre Nantes et Rennes est bon à prendre. L’aller-retour dans la journée (21 février) effectué par Johanna Rolland (tête de liste PS à Nantes) et Nathalie Appéré (tête de liste PS à Rennes) mérite donc d’être qualifié de bonne idée .
Sur les bords de la Vilaine le matin et de la Loire l’après-midi et, au milieu, un trajet d’une heure quarante en TER. « Un niveau de service qui n’est pas satisfaisant » souligne Nathalie Appéré (22 février 2014). Petite phrase qui aura fait plaisir à Patrick Massiot, président de la Région Bretagne, et à Jacques Auxiette, de la région Pays-de-la- Loire …
Car l’honnêteté intellectuelle oblige à reconnaître que les deux régions ont consenti des efforts financiers importants pour améliorer les liaisons ferroviaires entre Rennes et Nantes.
L’achat de nouvelles rames a permis d’augmenter la fréquence de ces liaisons. Certains TER joignent même directement Nantes et Rennes, en contournant Redon . Le matin, départ à Nantes à 7h24, arrivée à Rennes à 8h46, soit 1h22. Départ à Rennes à 7h03, arrivée à Nantes à 8h20, soit 1h17. L’après-midi, départ de Nantes à 15h53, arrivée Rennes à 17h17, soit 1h24. Départ de Rennes à 17h33, arrivée à Nantes à 19h, soit 1h27. Le soir, départ de Nantes à 19h25, arrivée à Rennes à 20h54, soit 1h29. Départ de Rennes à 19h27, arrivée à Nantes à 20h50, 1h23 .
On peut faire mieux, bien entendu. Il suffit d’acheter d’autres train à Alstom et à Bombardier. Les deux villes pourraient même apporter leur contribution – financière – à l’opération. Qu’en pensent Johanna Rolland et Nathalie Appéré de cette idée formidable ? La ville de Nantes achète le premier (baptisé « château des ducs de Bretagne ») et Rennes le second (baptisé « Parlement de Bretagne »).
La région pilote en la matière – et depuis longtemps – est la Lorraine. les deux grandes villes, Metz et Nancy, sont reliées par un train avec des liaisons fréquentes, presque comme le « métro » …
Un des moyens de ramener Nantes dans le giron de la Bretagne est évidemment l’établissement de liaisons ferroviaires cadencées entre les deux villes. Plus ces dernières apprendront à fonctionner ensemble, mieux ce sera.
4 réponses à “TER. On peut faire mieux entre Rennes et Nantes [billet d’humeur]”
100 km en 1h20, c’est pas terrible. Pour que les gens prennent le train de facon regulière (pour aller travailler), il faut passer un seuil psychologique en dessous d’1 heure, voire de 45 min. Un train classique roule à 180 km/hr, ce qui ferait un Nantes Rennes en 35 minutes. La on aurait une grande réunion de villes et un développement commun. C’est beaucoup plus urgent qu’un nouvel aéroport
@loulou. N’opposez pas la liaison ferroviaire Nantes-Rennes au nouvel aéroport. Au contraire, les deux projets sont liés. Plus vite on avancera dans la construction de NDDL, et plus on se rendra compte de l’évidence : le besoin rapide d’une liaison ferroviaire cadencée et rapide entre les deux métropoles régionales, via l’aéroport. Pas forcément un TGV du reste : les TER modernes sont parfaits pour ce genre de liaison. Par contre il ne faut plus passer par Redon, c’est une hérésie et une perte de temps. Si on vise les 40 à 45 min, à mon avis il ne faut qu’un arrêt (à NDDL) entre les deux villes. Et surtout une quinzaine de trains par jour, au minimum, avec des intervalles réguliers.
@Bertlondon
C’est tout à fait votre droit d’être pour l’aéroport. J’espère pour vous cependant que vous avez la cohérence d’être pour la disparition de la Bretagne dans le GO.
DATAR? Guichard? Histoire?
Faudrait peut-être savoir pourquoi NDDL a été choisi à une époque où on pouvait facilement geler des terrains autour de Château-Bougon. Ce qui aurait été beaucoup plus logique. Comme une ligne directe Nantes/Rennes. Mais la logique étant millénaire et ayant formé un territoire et une identité que certains veulent à tout prix éradiquer, l’illogisme est devenue maître, jusque dans le verbe (PDL où la Loire ne passe quasiment pas; « ligérien » pour des habitants vivant le long d’un estuaire etc.).
Le projet d’aéroport entre dans le processus de destruction de l’orientation millénaires nord/ouest de Nantes au profit d’une orientation sud/est.
Autour de l’aéroport, il n’y aura qu’un no man’s land sans habitants, structures sociales, cultures autres que des parkings et fast-food.
Quand l’immobilier sud-Loire va encore se développer, permettant l’installation de travailleurs nantais au plus proche de la Vendée (il y en a déjà qui font le trajet quotidien depuis la Vendée), le 44 et le 85 fusionneront définitivement de fait. Réduisant ainsi encore plus l’identité bretonne.
Et après les routes de Vannes, de Rennes et de Paris, millénaires, il y aura une route de la Roche-sur-Yon.
D’une pierre deux coups, les Vendéens se soumettront encore plus à l’influence de la ville qui a vue le massacre de leurs ancêtres. La victoire jacobine se veut autant physique que mentale et symbolique, comme toute idéologie totalitaire.
Il va sans dire que pour le dogme jacobin le passage par Redon est tout sauf une hérésie. Il entre dans le processus symétrique de destruction. Planifié dans sa période moderne par la droite avec Guichard, relayé par ses héritiers Fillon et Ayrault.
Simplement aujourd’hui, en constatant que le travail de sape est assez conséquent et que l’opposition Nantes/Rennes née et entretenue depuis la France n’a plus lieu d’être, on finit par mettre sur la place publique une réflexion que n’importe quel péquin qui a pris cette ligne de train sur les 40 dernières années était capable de faire. Se faisait, plutôt. Et on donne l’impression de découvrir l’eau chaude.
Un peu comme croire qu’en 2014, il faut construire un aéroport international pour en fermer un autre.
Illogique. Ubuesque. Malheureusement réel.
Par le train via redon, Rennes-Nantes c’est 152km et pas 100, voilà ce qui explique la durée. Si les deux régions s’étaient entendues on pouvait faire des trains directs via l’itinéraire court par Chateaubriant (110km) qui aurait même pu être confié à un exploitant privé bien moins cher que la sncf (et je sais de quoi je parle au sujet du coût des cheminots).
Mais comme Nantes a choisi un train tram pour Chateaubriant, la liaison rapide avec Rennes n’est pas possible (vitesse faible d’un train-tram : 100km/h maxi, électrification et signalisation simplifiées différentes d’un grand train).