Aberdeen. Le déclin du pétrole écossais

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06/01/2014 – 08H00 Aberdeen (Breizh-info.com) –Lundi 29 décembre 2014. Le baril de pétrole Brent (mer du Nord) est côté 59,08 dollars à l’Intercontinental Exchange de Londres. Or le niveau de rentabilité est de 60-70 dollars pour les vieux puits, installés au large d’Aberdeen, la capitale écossaise du pétrole.

Les hydrocarbures en mer du Nord sont parmi les premiers touchés par la chute du prix du baril, parce qu’ils sont parmi les plus chers du monde à exploiter. Après quarante ans de production; les deux tiers des réserves ont été tirées du sous-sol et celles  qui restent sont beaucoup moins contestables. Les coûts d’exploitation augmentent et les résultars d’exploration sont décevants.

En mer du Nord, beaucoup de petites entreprises ont pris le relais des géants pétroliers (Total, Statoil, BP) pour tirer sous-sol les dernières gouttes restant dans de vieux puits. Elles pompent beaucoup d’eau, qu’il faut filtrer, et utilisent de vieux équipements qui nécessitent plus de frais de maintenance. Chaque jour, elles récupèrent dix à quinze fois moins d’hydrocarbures que leurs prédécesseurs dans le même puits. Tant que le prix du baril tournait autour de cent ou cent dix dollars, tout allait bien. Mais l’équation est désormais radicalement différente.

Aujourd’hui, pessimistes et optimistes confrontent leurs points de vue . « On a vu ce qu’il s’est passé avec l’industrie du charbon. Le même sort peut atteindre l’industrie du gaz et du pétrole si ce n’est pas bien géré», affirme Jake Molloy, un syndicaliste d’Aberdeen. Alors que Malcolm Dickinson du cabinet d’études Wood Mackenzie estime de son côté : «parler de la fin de la mer du Nord est probablement très exagéré».

Les conséquences financières de la baisse de la production et de la chute des cours sont importantes pour le Royaume-Uni donc pour l’Écosse. Recettes fiscales provenant des hydrocarbures : 6,1 milliards de livres sterling en 2013, 4,7 en 2014. On attend seulement 2,9 en 2015 et 2,2 en 2016.

Moins de ressources financières pour l’Écosse, voilà qui ne peut que compliquer les choses pour les nationalistes qui gouvernent le pays. Le récent référendum aurait-il donné un autre résultat si l’industrie pétrolière s’était trouvée dans une phase de développement ? L’électeur est toujours sensible aux perspectives d’embauche et d’augmentation des salaires.

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine. 

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