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Il fallait les voir depuis des jours envahir les rues de Boston — kilts, cornemuses, bières à la main, chants dans la nuit du Massachusetts. Quarante mille d’entre eux avaient pris d’assaut le Gillette Stadium de Foxborough pour voir l’Écosse affronter Haïti. Ils n’auront pas été déçus : l’Écosse s’est imposée 1-0 et décroche sa première victoire en phase finale de Coupe du monde depuis 1990 — trente-six ans de disette pour une équipe qui n’avait plus participé à la compétition depuis 1998.
Le but de la délivrance porte la signature de John McGinn, le milieu d’Aston Villa, dont la frappe déviée a trompé le gardien haïtien à la 28e minute. Mais la victoire fut loin d’être tranquille. Les Haïtiens ont produit un football courageux, vif, souvent plus séduisant que celui de leurs adversaires, particulièrement en première période où ils ont dominé la construction et les transitions rapides. C’est essentiellement leur manque de précision dans les derniers mètres qui les a perdus : une tête de Frantzdy Pierrot passée à côté à la 85e minute restera le symbole d’une équipe méritante, qui est rentrée au vestiaire sans rien.
Côté écossais, le jeune Ben Gannon-Doak, ailier de 20 ans peu utilisé à Bournemouth cette saison, a été l’homme des meilleures séquences offensives. Scott McTominay a frappé le poteau en première période. En seconde, l’Écosse a davantage subi qu’elle n’a dominé, et la Tartan Army a commencé à s’impatienter. Jusqu’au coup de sifflet final, célébré dans une communion bruyante au son de Yes Sir, I Can Boogie, le tube de Baccara qu’ont adopté les supporters écossais comme hymne depuis les qualifications. Une victoire laborieuse, mais une victoire quand même — et pour l’Écosse, c’est déjà presque un miracle.
Brésil-Maroc : le choc tant attendu tient ses promesses
Au MetLife Stadium de New York, le premier grand frisson de ce Mondial a eu lieu entre le Brésil et le Maroc. Les deux favoris du groupe C se sont neutralisés 1-1, dans un match d’une intensité rare où les Lions de l’Atlas ont souvent eu le dessus sur une Seleção décevante, incapable pendant de longues minutes d’enchaîner trois passes.
Le Maroc a ouvert le score par Ismael Saibari, superbement lancé en profondeur par Brahim Diaz pour piquer le ballon au-dessus du gardien brésilien. Le jeune Ayyoub Bouaddi, Lillois de 18 ans que le Maroc a soufflé à la France pour ce tournoi, a impressionné par sa maturité au milieu. La réduction du score est venue de Vinicius Junior, dans sa position favorite, rentrant dans l’axe pour déclencher une frappe imparable. C’est le seul moment où le Brésil a vraiment existé offensivement.
En fin de match, Alisson a sauvé ses couleurs sur deux tentatives marocaines successives. Le Maroc aurait pu et peut-être dû l’emporter. Le Brésil s’en sort avec un point et quelques questions sérieuses sur sa forme réelle, en l’absence de Neymar, forfait pour cette rencontre.
Qatar-Suisse : coup de théâtre dans le temps additionnel
À Santa Clara, la Suisse pensait tenir sa victoire jusqu’à la 90e+5 minute. C’était sans compter sur le capitaine qatarien Boualem Khoukhi, auteur d’un but égalisateur in extremis pour arracher le nul 1-1. La Nati avait ouvert le score sur penalty dès la 17e minute par Breel Embolo, et avait gaspillé de nombreuses occasions de se mettre définitivement à l’abri. Le gardien qatarien Mahmud Abunada a réalisé cinq arrêts décisifs pour maintenir son équipe dans la partie. Résultat : dans le groupe B, les quatre équipes — Suisse, Qatar, Canada et Bosnie-Herzégovine — se retrouvent à égalité après la première journée.
A l’heure où nous écrivons ces lignes, l’Australie mène 2-0 contre la Turquie à la surprise générale.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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