Belfast et Glasgow : la machine antiraciste s’est mobilisée samedi, la colère populaire reste sans réponse

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Samedi 13 juin, des milliers de personnes se sont rassemblées devant le City Hall de Belfast à l’appel de l’organisation United Against Racism. Les organisateurs ont revendiqué la plus grande manifestation antiraciste jamais organisée dans la capitale nord-irlandaise. Syndicats, partis politiques, associations de soutien aux migrants : le gratin de la gauche institutionnelle nord-irlandaise était au complet. La mairesse de Belfast Róis-Máire Donnelly (Sinn Féin), le travailliste Matthew O’Toole (SDLP), les élus de People Before Profit et des Verts se sont succédé au micro pour condamner les émeutes de la semaine et proclamer que Belfast était une ville « diverse et inclusive ».

Une manifestation antiimmigration concurrente, annoncée par des affiches générées par intelligence artificielle circulant sur les réseaux sociaux, a réuni une poignée de personnes. À Derry, un rassemblement similaire s’est tenu devant le Guildhall.

Les discours ont suivi un fil prévisible. La présidente d’United Against Racism Belfast a déclaré que « le monde entier regardait Belfast avec horreur ». Un représentant syndical a proclamé que les manifestants étaient « la majorité ». La sénatrice de People Before Profit a affirmé que « le racisme n’est pas une préoccupation légitime ». Le système, ses relais politiques, ses syndicats et ses ONG avaient répondu à l’appel avec une efficacité rodée.

Glasgow : des milliers d’antiracistes face à une poignée de contre-manifestants

La scène s’est répétée à Glasgow. Des milliers de manifestants ont envahi Buchanan Street, sur les marches du Royal Concert Hall, à l’appel de Stand Up to Racism Scotland. Drapeaux syndicaux, pancartes « Stop Racist Reform UK », « Women Against the Far Right » — le dispositif militant habituel était déployé. De l’autre côté d’un cordon policier renforcé de barrières métalliques, une petite troupe de contre-manifestants, visages dissimulés sous des cagoules, a tenté de faire entendre une autre voix avant d’être rapidement marginalisée et noyée sous les slogans.

Un homme de 53 ans a été arrêté pour avoir menacé un policier. Un agent a reçu un œuf. Quelques signalements pour « crimes de haine » (appellation fourre tout) sont en cours d’instruction. La police a salué une journée s’étant « déroulée sans incident majeur ».

Les organisateurs ont revendiqué la victoire. Les médias ont amplement relayé les images d’une foule imposante et colorée. Le récit officiel était bouclé.

La mécanique du deux poids deux mesures

Ce qui s’est passé samedi à Belfast et Glasgow illustre une mécanique désormais bien rodée. Dès que des troubles éclatent en lien avec l’immigration, le système — partis, syndicats, médias, associations subventionnées — se mobilise avec une rapidité et une efficacité remarquables pour occuper l’espace public et imposer son cadre de lecture : d’un côté les « pogroms racistes » ; de l’autre les « vrais » habitants, antiracistes et solidaires.

Ce que ce récit évacue soigneusement, c’est la question qui a déclenché trois années consécutives d’émeutes à Belfast : pourquoi la colère populaire face à une immigration mal gérée ne trouve-t-elle aucun autre canal d’expression que la rue ? Pourquoi les préoccupations concrètes des classes populaires — pression sur les services publics, sentiment d’insécurité, changement brutal du visage de leurs quartiers — sont-elles systématiquement renvoyées du côté du « fascisme » et de la « haine » par ceux-là mêmes qui les représentent censément ?

La réponse, ce samedi, était visible dans les discours : un conseiller de People Before Profit à Derry a déclaré que « le racisme n’est pas une préoccupation légitime ». Voilà résumée l’impasse dans laquelle la classe politique nord-irlandaise et britannique enferme ce débat depuis des années. Et voilà pourquoi, malgré les grandes manifestations, la colère ne disparaît pas — elle attend simplement la prochaine étincelle.

Photo : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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3 réponses à “Belfast et Glasgow : la machine antiraciste s’est mobilisée samedi, la colère populaire reste sans réponse”

  1. vert dit :

    Que ces membres de ces associations proimmgrationiste prennent les migrants chez elles

  2. Kernunos dit :

    Tout ces gens, gouvernement inclus, vivent de leur idéologie. Tant que cette caste tiendra les rênes du pouvoir tout sera fait pour nier et étouffer la parole du peuple. Pour s’en sortir, la seule solution est de leur reprendre le pouvoir pour instituer un régime qui serve le peuple et non ne l’exploite à ses fins.

  3. Mauricette dit :

    Ils sont donc cocus mais contents. ils le font entendre haut et fort. Ils ont le partage à coeur de leurs femmes, de leur filles, en soumis obéissants. Que peut-on attendre de ces peuples qui célèbrent leurs nouveaux maîtres en chantant ? Pareil en France. Ils auront donc ce qu’ils méritent : se convertir ou céder la place ! Envisager l’exil devient une éventualité qui s’affirme (récit romantique prémonitoire de deux adolescents « les corps indécents »). On peut imaginer la situation dans 5 ans, dans 10 ans, dans 20 ans…

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