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23/03/2015 – 07H00 ‑ Paris (Breizh-info.com) ‑ L’évolution du trafic des aéroports bretons a été relativement médiocre en 2014, selon les statistiques annuelles publiées cette semaine par l’Union des aéroports français (UAF). Les comparaisons sont cependant peu significatives pour les petits aéroports puisque la création ou la suppression d’une ligne peut faire varier leur score énormément.
Nantes-Atlantique, de loin le principal aéroport breton, se distingue une fois de plus en dépassant pour la première fois les 4 millions de passagers (+ 5,8 %). Brest recule légèrement, repassant sous le million de passagers, tandis que Rennes-Saint-Jacques fait mieux que résister en franchissant les 500.000 passagers (+4,4 %).
| Nombre de passagers en 2014 | Variation par rapport à 2013, en % | |
| Brest Bretagne | 998.393 | – 0,5 |
| Dinard-Pleurtuit-Saint-Malo | 114.016 | – 12,8 |
| Lannion-Côte de granit | 31.334 | – 10,6 |
| Lorient- Bretagne sud | 123.274 | – 25,8 |
| Nantes Atlantique | 4.157.284 | + 5,8 |
| Ouessant | 3.273 | + 12,7 |
| Quimper Cornouaille | 99.673 | -12,1 |
| Rennes Saint-Jacques | 501.218 | + 4,4 |
| Saint-Brieuc Armor | 4.331 | + 47,7 |
| Saint-Nazaire-Montoir | 22.459 | – 9,4 |
| Vannes-Golfe du Morbihan | 952 | -20,9 |
Le score de Nantes Atlantique peut être analysé de deux manières. Bouteille à moitié pleine : sa progression de 5,8 % par rapport à 2013 est l’une des plus élevées des aéroports français de province. Bouteille à moitié vide : cette progression ralentit d’année en année, elle avait été de 12,2 % en 2012 et de 8,2 % en 2013. Elle est à peine supérieure à la moyenne européenne (+ 5,4 %). Et elle est entièrement due à la progression du trafic à bas coûts, plus volatil, qui représente à présent près de 44 % du total.
Au niveau national, si le nombre de passagers augmente de 2 %, le nombre de mouvements d’avions, lui, est en baisse. « Cette tendance, déjà observée depuis 2009 résulte notamment d’un meilleur emport moyen, qui atteint un nouveau record de 99 passagers par vol, conséquence de l’utilisation de plus gros modules et des efforts effectués par les compagnies aériennes pour un meilleur taux de remplissage », analyse l’UAF. Le nombre de mouvements a cependant augmenté de 2,2 % à Nantes Atlantique – ce qui ne fait qu’effacer la baisse de 1,9 % enregistrée en 2013.
L’emport moyen est passé de 83,7 à 86,5 passagers par vol à Nantes Atlantique. Il reste ainsi inférieur de 12,6 % à la moyenne nationale (99 passagers). Là encore, on peut voir la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide. Ce retard par rapport à la moyenne peut signifier que Nantes Atlantique dispose d’une marge de progression du nombre de passagers à nombre de mouvements d’appareils égal. Mais il peut aussi vouloir dire que certains vols insuffisamment remplis risquent d’être supprimés à plus ou moins bref délai, car on sait que les compagnies low-cost ne font pas de sentiment. Ces hypothèses (augmentation du nombre de passagers sans augmentation du nombre de mouvements et/ou baisse du nombre de liaisons) sont toutes deux négatives pour l’économie du projet de Notre-Dame-des-Landes.
Crédit photo : Breizh-info, DR
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