Loi Macron. La concurrence dans les transports nuisible aux petites lignes ?

Publicité

02/09/2015 – 08H00 Rennes (Breizh-info.com) – Grâce à loi Macron, la compagnie Transdev a pu créer une ligne d’autocar Nantes-Paris. Départ à la gare routière de Nantes, arrivée à la gare routière internationale de Paris-Galliéni dans l’est de la capitale. Selon la date de réservation, les offres « jeunes » ou « familles », les tarifs vont de 8 à 29 euros.

Inconvénient : le trajet en car demande six heures de route, tandis que le TGV se contente d’un peu plus de deux heures pour Paris-Montparnasse. Avantage : le prix maximum du car est de 29 euros, alors qu’il faut débourser entre 36 et 106 euros en seconde classe pour le TGV.

Si l’article de la loi Macron a bien été validé par le Conseil constitutionnel, mercredi 5 août, le décret d’application n’est pas encore publié. Mais, pour devancer ses concurrents, Transdev joue avec la réglementation depuis le 10 juillet en organisant tous les jours des « services occasionnels » sur 17 lignes en France.

La libéralisation des transports routiers ne fait pas l’unanimité. Certains estiment en effet que les compagnies comme Transdev ne s’intéresseront qu’aux liaisons les plus rentables, abandonnant à la SNCF les lignes déficitaires. Pour eux c’est un mauvais coup porté aux trains TER et Intercités dont les lignes sont souvent déficitaires : aligner sur les mêmes trajets des concurrents routiers ne fera qu’aggraver leurs déficits puisque la clientèle se partagera. Ils estiment qu’ il eût été plus sage d’améliorer ce qui existe, en prix, en fréquence et en délai. Citant en exemple la liaison Rennes – Caen – Rouen, il s’interrogent aussi sur le devenir des lignes Quimper – Bordeaux et Nantes – Lyon.

Les régions ont énormément investi dans les TER et continueront à le faire, ce qui a permis le sauvetage de lignes régionales que la SNCF avait abandonnées petit à petit. On peut parler de réussite aussi bien en Bretagne (4) que dans les Pays de la Loire. A coup sûr, l’initiative de Macron risque de briser cet élan.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

Une réponse à “Loi Macron. La concurrence dans les transports nuisible aux petites lignes ?”

  1. Johndartois dit :

    comment aider les pauvres en leur facilitant l accès aux poubelles c’est socialiste

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Vie Pratique

Vacances d’été : les parents français délaissent les écrans pour occuper leurs enfants sur la route

Découvrir l'article

Politique, Tribune libre

Le vote souverainiste inquiète Emmanuel Macron.

Découvrir l'article

Sociétal

Affaire Lyhanna : 75 % des Français favorables à une cour disciplinaire pour sanctionner les magistrats

Découvrir l'article

A La Une, International

Hongrie : le centre et la gauche européenne célèbrent la chute d’Orbán sans savoir qu’ils applaudissent un nationaliste conservateur

Découvrir l'article

Politique

Sondage Ipsos BVA / La Tribune Dimanche — Avril 2026 : Macron en légère hausse, Philippe en embuscade pour 2027

Découvrir l'article

Culture, Culture & Patrimoine

L’ampleur des dégâts, Corse mafia et antimafia, Paix en Ukraine, Chaos, Quis Separabit ? : la sélection littéraire de la semaine

Découvrir l'article

Sociétal

EMFA, journalisme, label presse : vers une labellisation des médias en Europe sous l’égide de RSF et des GAFAM ?

Découvrir l'article

International

Ukraine : la guerre révèle une Europe spectatrice – et une puissance américaine qui dicte le tempo

Découvrir l'article

Politique

Débat Knafo-Loiseau : quand la parole souverainiste s’impose face au verbe bruxellois

Découvrir l'article

Immigration, Politique, Tribune libre

Ces trois -ON qui vont amener le RN au pouvoir : Immigration, Macron, Mélenchon [L’Agora]

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.